• L’huître triploïde ne remplacera pas l’huître naturelle

     

     

     

    L’huître triploïde ne remplacera pas l’huître naturelle

     

     

    Qu’est-ce qu’une huître triploïde ?

     

    C’est une nouvelle variété d’huitre dénommée huître des quatre saisons, appelée à être consommée à longueur d’année, a été mise au point par les chercheurs de l’Ifremer. Obtenue en rajoutant un chromosome sur chacune des dix paires que comptent les cellules des huîtres naturelles (dites diploïdes). Il ne s’agit pas pour autant d’un O.G.M au sens strict.

    Cette modification engendre des changements biologiques profonds sur le coquillage. Les triploïdes ne sont pas issues de la reproduction en mer, le produit est élaboré en laboratoire par les écloseries. Durant les premières semaines de production, elles recevront antibiotiques et agents actifs pour contrer la prolifération de bactéries et virus inévitable dans les élevages à grandes concentration. A une certaine taille, ce produit sera vendu à l’ostréiculteur.

    Le but recherché avec cette manipulation est de rendre l’animal stérile : en effet les huîtres diploïdes utilisent deux tiers de leurs ressources en sucres pour la production de gamètes (c’est pourquoi elles sont « laiteuses » en été). Ainsi modifiées, elles consacrent la plus grande part de leur énergie à s’engraisser, sont donc commercialisables plus rapidement et peuvent être consommées toute l’année du fait de l’absence de laitance.

     

    Une biotechnologie brevetée par l’IFREMER (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) permet d’obtenir, grâce à différents croisements et chocs chimiques, une huître dont le nombre de chromosomes est artificiellement modifié. Cette anomalie provoque la stérilité de l’animal, qui ne sera pas laiteux l’été.

    L’absence de reproduction permet de plus à l’huître triploïde de concentrer ses forces dans l’effort de croissance. Une huître triploïde arrive à maturité après 2 ans, contre 3 à 4 ans pour une huître naturelle. Si elle reste méconnue du grand public, faute à une absence d’étiquetage, l’huître triploïde représente au moins 50% des ventes d’huîtres dans l’hexagone.

    Son élevage et sa commercialisation sont largement répandus en Europe. Censée faire la prospérité des ostréiculteurs, elle risque aujourd’hui de provoquer la disparition de leur moyen de subsistance.

    Son utilisation provoque de vifs débats dans la profession, sans toutefois donner lieu à une réelle concertation nationale.

     

    Découvrez l’huître triploïde, authentiquement artificielle. Le documentaire qui met en cause les huîtres modifiées, cette biotechnologie qui bouleverse l’ostréiculture (et vos plateaux de fruits de mer).

    La Laverie Production on Vimeo

    Avec l’aimable autorisation de Grégoire de Bentzmann de « La Laverie Production »

     


     

    Huîtres

    Pourquoi une huitre naturelle ?

    Huitre Oléron / Cancale

     

    Huîtres

     

    Notre entreprise familiale cultive les huîtres de cancale depuis 4 générations et nous attachons une grande importance à perpétuer la méthode traditionnelle de notre culture tout en mécanisant bien sûr pour faciliter ce travail très physique.

    L’arrivée sur le marché de l’huître « triploïde » et des problèmes de mortalité chez les huîtres n’a fait que conforter nos idées sur l’importance de la naissance en mer.  La méthode traditionnelle « captage d’huîtres naturelle » nous permet de nous démarquer vers la qualité et le savoir-faire.

    Nos parcs à huîtres nous permettent de vendre exclusivement notre production d’huîtres et nous n’achetons aucune huître auprès des écloseries.

    Notre entreprise familiale a trouvé son équivalent auprès de l’entreprise Caillon-Gater partenaire depuis quelques années déjà, partageant ainsi une culture de l’huître dans la tradition, le respect de l’environnement et l’amour du métier. La famille Caillon-Gater ostréicultrice à Fouras entretient toute l’année nos parcs de captage afin que les conditions soient les plus favorables à la dépose des larves d’huîtres sur nos collecteurs. Leur connaissance du milieu, leur bienveillance sur nos parcs et bien entendu une relation sincère et amicale entre nous, ne font qu’augmenter la qualité de notre captage d’huitres.

    Avec leur aimable autorisation.

    Nous revendiquons l’ostréiculture traditionnelle afin que la qualité des huitres reste intacte pour nos futures générations.

     

    Huîtres

    Conservons le plaisir de manger vrai et nature !

     

     


     

     

    Notre engagement pour une huître naturelle

    Thalassa Tradition s’engage à ne commercialiser aucune huître Triploïde et s’évertue à vous proposer des huîtres issues du captage naturel et non des écloseries.

     

     

    Vous pensiez que toutes les huîtres étaient naturelles et nées en mer ?

     

    Hélas, depuis les années 90, c’est de moins en moins le cas. Aujourd’hui, les huîtres reproduites en milieu fermé et modifiées, « les huîtres triploïdes », sont de plus en plus répandues dans l’ostréiculture française. Ce produit échappant à toute législation obligeant sa traçabilité, il est difficile de savoir exactement ce qu’il représente sur le marché. Mais vraisemblablement, il représenterait 50% des huîtres produites en France. Les triploïdes ne se limitent pas aux étales des supermarchés, nous déplorons que les plus grands noms de l’ostréiculture en produisent massivement en omettant toujours de le préciser à leurs clients et consommateurs.

     

    Notre histoire et Nos Parcs

     

    Derrière nos coquillages se cachent deux entreprises familiales, « Thalassa Tradition » qui expédie et « Ostrea parc » qui produit les huîtres. Nous avançons main dans la main depuis maintenant quelques décennies. Pendant que Louis, Adrien et l’équipe de Thalassa Tradition s’affairent à commercialiser les précieux coquillages, Didier, Amaury, Basile et les Gars d’Ostrea Parc investissent toutes leurs forces et leur énergie en mer, sur les parcs de production et de captage.

    Charente-Maritime, Port-des-Barques, c’est l’été, la saison des amours pour les huîtres naturelles. C’est ici que commence l’histoire de nos Fines de mer.

    L’équipe d’Ostrea pose les collecteurs à marée basse, quelques heures plus tard immergés. Le moment est déjà venu pour les collecteurs d’accueillir les petites larves d’huîtres. Celles-ci, issues de la reproduction des gisements naturels, nagent dans l’eau pour trouver un support. Une fois fixées, elles grandiront pendant quelques mois, jusqu’à atteindre la taille de l’ongle de votre petit doigt. Elles seront alors détachées de leur support pour être remontées sur nos plages Normandes où elles profiteront des conditions idéales pour s’épanouir.

     

    Une huître naturelle a besoin de 3 ans et demi en mer avant d’atteindre une taille où elle pourra être dégustée, 3 ans et demi à être battue par les tempêtes, balayée par les deux marées quotidiennes et travaillée en toutes saisons et par tout temps par notre équipe.

    Secouer, dédoubler, détroquer, calibrer, trier sont les tâches que les gars accomplissent chaque jour et qui transformeront un simple don de la nature en un coquillage unique.

    Car, bien qu’aujourd’hui une huître naturelle et née en mer soit déjà exceptionnelle, notre équipe apporte de plus son savoir-faire en alliant tradition et modernité, pour vous donner à déguster une huître remarquable et simplement authentique.

     

    Huîtres

     

     

    Vous aurez compris que bon nombre d’ostréiculteurs se sont tournés vers l’huître triploïde (par cupidité ?), et que ceux-ci se sont tirés une balle dans le pied !

     

    Conservons le plaisir de manger vrai et nature !

     

     

    Lebosco

     

     

     

    2 commentaires ont été rédigés, ajoutez le votre.

    1. Publié dans 01/03/2018 le 12:52

      Bravo pour votre démarche.
      Sur le site https://www.fruitsdelamer.com/ nous prônons l’huître naturelle.
      A ce sujet, auriez-vous connaissance d’un annuaire/listing recensant les producteurs d’huîtres naturelles ?
      Merci d’avance.

    2. Pat
      Publié dans 22/02/2018 le 13:20

      Bravo pour cet article que je vais diffuser le plus largement possible…
      Bien le bonjour « d’un gars du Bélon (29) »

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