• Les vieux métiers de la mer : haleurs, vireurs, ramendeurs…

     

     

     

    Les vieux métiers de la mer : haleurs, vireurs, ramendeurs…

     

     

    Les vieux métiers de la mer : les haleurs, vireurs au cabestan, ramendeurs ou ramasseurs de galets, des métiers de la mer aujourd’hui disparus…

     

    vieux métiers de la merHommes et femmes virent au cabestan pour remonter le bateau, chacun s’attelle aux barres soit en poussant soit en tirant.

     

    A l’approche de l’accostage, des haleux se tenaient prêts à lancer la  » touline  » et à  » abraquer  » le mou de l’aussière du bateau sur la poupée du cabestan. C’étaient en général de vieux marins pêcheurs dont la poigne n’était plus assez vigoureuse pour manier les avirons et remorquer les bateaux ne pouvant plus manœuvrer seuls dans le port.

    Lorsqu’un navire pénétrait dans les limites d’une station de pilotage et qu’il jaugeait plus de quatre-vingts tonneaux, le commandant de bord devait demander un pilote en hissant le pavillon blanc encadré de bleu.

     

    vieux métiers de la mer

     

    Au début du XXe siècle, dans les villes portuaires des côtes normandes, pour haler les bateaux, on faisait appel aux haleurs et haleuses qui attendaient sur les quais. Du navire, on leur lançait les aussières, ces gros cordages résistants de 100 à 200 mètres de long. Hommes et femmes de petite condition s’attelaient et tiraient le bâtiment de la jetée jusqu’au bassin. A Étretat, il existait des cabestans à bras. Sur ces treuils à arbre vertical, s’enroulait un câble permettant de remonter les bateaux sur la plage. Ceux qui les animaient à la force de leurs bras étaient appelés des vireurs au cabestan. Terrible travail épuisant : il fallait la force d’animaux de trait pour accomplir ces tâches des plus humiliantes.

     

     

    Réparer les filets de pêche :

    d’une quarantaine de mètres de long et d’environ cinq mètres de haut, ils étaient à la fois fragiles et indispensables. Pour les épargner, à peine rentrés de la pêche, ils étaient sortis, rincés, séchés, étendus et ramendés. Très souvent, les ramendeurs étaient des ramendeuses. En effet, ce travail revenait en priorité aux femmes de la famille, les hommes s’occupant du bateau et de la marchandise.

     

    vieux métiers de la merArmé d’une navette et d’un bon couteau le ramendeur reforme une à une les mailles du filet déchirées par la rocaille.

     

    vieux métiers de la mer

     

     

    Dans le pays de Caux, chaque petite valleuse, vallée sèche qui mène à la mer, était assaillie dès le matin par des ramasseurs qui, le dos cassé en deux, triaient les galets. Plus il était rond et petit, plus le galet avait de valeur. Pour les dénicher, les ramasseurs n’hésitaient pas à escalader les falaises, un panier rempli de lourds cailloux sur le dos. Seulement dans certaines valleuses accessibles, des mules aidaient au transport. Sur le dos de chacune, on chargeait jusqu’à 6 sacs de 50 kg de galets.

     

    vieux métiers de la merLes galets (99% de silice) étaient utilisés dans de nombreuses applications. Aujourd’hui le ramassage est strictement interdit.

     

    Une fois par semaine, ces galets ramassés étaient collectés puis envoyés au Havre d’où ils étaient expédiés par bateaux vers les États-Unis ou le Japon. On estime aujourd’hui qu’environ 60 tonnes de galets quittaient ainsi chaque semaine les côtes de la Manche. A partir de 1985, s’étant rendu compte de la valeur naturelle du galet et de la barrière qu’il constitue contre l’érosion et les tempêtes, ce ramassage a été interdit.

     

    vieux métiers de la mer

     

    Aminoteur de sel, aminoteur du grenier à sel :

    probablement l’employé du grenier à sel chargé de mesurer le sel à l’aide d’un minot, mesure de capacité. Un minot de sel pesait entre 96 et 100 livres environ.

     

    Calfat ou calfateur :

    pour calfater, le calfat doit remplir les joints des planches qui recouvrent la carcasse d’un vaisseau, ou ses ponts ou ses gaillards, avec des cordons d’étoupe qu’on y chasse avec force, et qu’on place successivement les uns sur les autres pour occuper parfaitement le vide qu’ils présentent, et fermer tout accès à l’eau extérieure. Lorsque les bordages sont épais ou lorsque les coutures sont profondes, on commence par y loger successivement cinq à six cordons d’étoupe, successivement en les y enfonçant à coup de maillet et avec des instruments convenables. Ensuite on repousse plus fortement cet ensemble de cordons, en frappant à coup de masse sur un instrument propre à les resserrer et à les rapprocher le plus étroitement possible du fond de chaque couture.

     

    Chasse-marée :

    « Marchand ou Voiturier qui apporte en diligence le poisson de mer dans les villes ». L’expression en diligence, dans cette définition, signifie diligemment ou rapidement, et non pas en utilisant une diligence, voiture à chevaux réservée en principe au transport de voyageurs. En fait, le chasse-marée dieppois transportait le poisson dans des charrettes de Dieppe à Paris ; de nombreux relais tout au long de la route lui permettaient de faire le trajet rapidement de nuit et de livrer le poisson, le matin, dans un parfait état de fraîcheur. Généralement, le chasse-marée assurait la livraison de diverses marchandises de Paris à Dieppe, ou à différentes agglomérations situées sur le parcours du retour, ce qui rendait ce voyage plus fructueux.

     

    Faiseur d’ains,

    ou de haims, ou faiseur d’hameçons : les ains, ou haims, sont des hameçons en cauchois. Le faiseur de haims était l’artisan qui fabriquait les divers hameçons utilisés pour la pêche en mer.

     

     

    Lebosco

     

     

    3 commentaires ont été rédigés, ajoutez le votre.

    1. Laurent
      Publié dans 24/01/2018 le 13:57

      Remarque: il n’y a pas que dans le pays de Caux que les hameçons s’appellent des ains. Dans le Cotentin, on dit que l’on va tendre des ains pout dire que l’on va tendre des hameçons sur la plage.

    2. MANCEL
      Publié dans 15/01/2018 le 21:33

      bonsoir LE BOSCO,
      merci pour tout votre savoir et votre grande CULTURE.c’est toujours agréable de lire vos histoires sur la mer ou sur d’autres sujets.on ne s’en lasse pas.
      bonne soirée
      gérard.

    3. Rowland Neal
      Publié dans 13/01/2018 le 11:48

      Bonjour Monsieur Bosco,

      J,aime beaucoups vos articles concernant La Mer. Tres interessant. J,habite sur Aurigy et visit Dielette

      souvent. En retard je vous souhaite une tres Bonne Annee 2018.

      Cordialement,

      Rowland

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.