• Tacs et quotas 2018, c’est tombé, le bar joue l’anguille

     

     

     

    Tacs et quotas 2018, c’est tombé, le bar joue l’anguille

     

     

    Tacs et quotas 2018, c'est tombé, le bar joue l’anguille

     

     

    Le texte en anglais, suivi de la traduction en français :

     

     

    EU ministers agree on fishing catch limits in the Atlantic and North Sea for 2018

    13/12/2017

    Earlier this morning, EU ministers reached an agreement on fishing opportunities for 2018 in the Atlantic, North Sea and Black Sea following negotiations at the Agriculture and Fisheries Council on 11 – 12 December.

    The negotiations were based on the Commission’s proposal for Total Allowable Catches (TAC), presented by Commissioner Karmenu Vella.

    This morning’s agreement will bring 53 catch limits (TACs) to Maximum Sustainable Yield (MSY) levels in 2018, 9 more than in 2017. In 2009, only 5 stocks had catches set at MSY.

    Commissioner Vella welcomed the outcome: « We are now more than half-way to the 2020 deadline to ensure that all stocks are fished sustainable. With today’s agreement two-thirds of fish in the Atlantic and the North Sea will be subject to sustainable catch limits next year. I would like to pay particular tribute to our fishermen, who year by year undertake considerable efforts. Each year we move closer to our objective of sustainable fisheries and this will bring substantial long term reward. »

    As the size of some key fish stocks is increasing, so is the profitability of the fishing sector. Today’s agreement on fishing opportunities is worth over €5 billion, benefiting more than 50,000 fishermen.

    For the first time at EU level, it was agreed to close eel fisheries for three months during their migration period. Moreover, Member States committed to additional actions to protect the eels throughout its lifecycle and in all sea basins. These measures are crucial, both for the recovery of the stock and to safeguard the communities who depend on this fishery.

    For sea bass, an improved package was agreed which should allow the stock to start recovering following years of decline. The package recognises the responsibility of commercial and recreational fishermen alike.

    Sustainable fisheries are at the core of the EU’s Common Fisheries Policy. It sets a legal obligation to ensure that by 2020 at the latest, all stocks are fished sustainably (MSY).  Maximum Sustainable Yield (MSY) levels allow the fishing industry to take the highest amount of fish from the sea while keeping fish stocks healthy.

    The European Union is pursuing sustainable fisheries not only in home waters, but worldwide though bilateral partnership agreements and its work in international and regional fisheries management organisations. Sustainable fisheries were also among the key topics at the EU-hosted Our Ocean conference, 5-6 October 2017 in Malta, which generated important private sector engagements to advance sustainable seafood consumption.

     

    Les ministres de l’UE s’accordent sur les limites de captures dans l’Atlantique et la mer du Nord pour 2018

    13/12/2017

     

    Plus tôt ce matin, les ministres de l’UE sont parvenus à un accord sur les possibilités de pêche pour 2018 dans l’Atlantique, la mer du Nord et la mer Noire à la suite des négociations du Conseil « Agriculture et pêche » des 11 et 12 décembre.

     

    Les négociations se fondaient sur la proposition de la Commission relative aux totaux admissibles des captures (TAC), présentée par le commissaire Karmenu Vella.

     

    L’accord de ce matin portera les limites de capture à 53 (TAC) aux niveaux de rendement maximal durable (RMD) en 2018, soit 9 de plus qu’en 2017. En 2009, seuls 5 stocks ont fait l’objet de captures fixées à MSY.

     

    Le commissaire Vella s’est félicité du résultat : « Nous sommes maintenant à mi-parcours de l’échéance de 2020 pour garantir que tous les stocks soient pêchés de manière durable. Avec l’accord d’aujourd’hui, les deux tiers des poissons de l’Atlantique et de la mer du Nord seront soumis à des limites de capture durables l’année prochaine. Je voudrais rendre un hommage particulier à nos pêcheurs qui, année après année, font des efforts considérables. Chaque année, nous nous rapprochons de notre objectif d’une pêche durable, ce qui se traduira par des récompenses substantielles à long terme. »

    La rentabilité du secteur de la pêche augmente au fur et à mesure que la taille de certains stocks clés augmente. L’accord d’aujourd’hui sur les possibilités de pêche s’élève à plus de 5 milliards d’euros, ce qui profite à plus de 50 000 pêcheurs.

    Pour la première fois au niveau de l’UE, il a été convenu de fermer les pêcheries d’anguilles pendant trois mois durant leur période de migration. En outre, les États membres se sont engagés à prendre des mesures supplémentaires pour protéger les anguilles tout au long de leur cycle de vie et dans tous les bassins maritimes. Ces mesures sont cruciales, tant pour le rétablissement du stock que pour la sauvegarde des communautés qui dépendent de cette pêche.

     

    En ce qui concerne le bar commun, un paquet amélioré a été convenu, qui devrait permettre au stock de commencer à se reconstituer après des années de déclin. Le paquet reconnaît la responsabilité des pêcheurs commerciaux et récréatifs.

    La pêche durable est au cœur de la politique commune de la pêche de l’UE. Elle impose une obligation juridique de veiller à ce que, d’ici 2020 au plus tard, tous les stocks soient pêchés de manière durable (MSY).  Les niveaux de rendement maximal durable (RMD) permettent à l’industrie de la pêche de prélever la plus grande quantité de poisson de la mer tout en maintenant les stocks de poissons en bonne santé.

    L’Union européenne poursuit des pêcheries durables non seulement dans ses eaux territoriales, mais aussi dans le monde entier, grâce à des accords de partenariat bilatéraux et à son travail au sein d’organisations internationales et régionales de gestion de la pêche. La pêche durable figurait également parmi les thèmes clés de la conférence Our Ocean organisée par l’UE, les 5 et 6 octobre 2017 à Malte, qui a suscité des engagements importants de la part du secteur privé pour promouvoir une consommation durable des produits de la mer.

    Communiqué de presse du Commissaire à l’Environnement, aux Affaires Maritimes et à la Pêche, Karmenu VELLA

    Council agreement on 2018 fishing quotas in the Atlantic and North Sea

    Tableaux des quotas

     

    bar 2018


    Réactions de la presse :

    Le Marin

     

    Cliquez sur l’article pour zoomer

     

    Le communiqué de presse du ministère de l’agriculture et de la pêche

     

     


     

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE du 13 décembre 2017

    de la Plateforme Petite Pêche

     

    Résultats du Conseil des ministres :  les ligneurs toujours inquiets pour leur avenir

     

    Le Conseil des ministres des pêches de l’Union Européenne s’est tenu les 11 et 12 décembre 2017 à Bruxelles afin de décider des possibilités de pêche pour les flottilles de l’Union. Parmi l’ensemble des décisions prises, les ligneurs de bar attendaient avec anxiété celle sur la gestion du bar au nord du 48ème parallèle :

    Pour la pêche récréative, seul le pêcher-relâcher est autorisé en zone nord (0 bar pour les plaisanciers) et zone sud 3 bars jours. C’est ce qui était prévu par la commission.

    pour la pêche professionnelle : poursuite du moratoire de la pêche du bar avec des débarquements autorisés par dérogation EN DEHORS DES MOIS DE FEVRIER ET MARS :

    – Chalutiers de fond et senneurs : respectivement 100 et 180 kg par mois et 1% du poids des captures journalières

    – Métiers de l’hameçon : 5 tonnes par an et par bateau

    – Filets fixes : 1.2 tonnes par an et par bateau

     

    Une réglementation aux effets incertains

     

    Comme nous l’avons indiqué, la fixation d’un plafond de capture annuel à 5 tonnes par ligneur menace directement de faillite les bateaux avec deux marins à bord, dépendant quasi-exclusivement du bar. Nous espérons que ces entreprises ne seront pas laissées sans aide de la part de la France. Nous nous réjouissons toutefois que l’Union Européenne tienne compte de la forte dépendance économique au bar du métier de la ligne et de son faible impact sur la ressource et sur l’environnement conformément à la Politique Commune des Pêches.

     

    Nous nous réjouissons également d’avoir été entendus sur la nécessité d’appliquer un moratoire TOTAL durant les mois de février et mars, empêchant ainsi tout débarquement durant la période de reproduction.

     

    Tacs et quotas 2018, c'est tombé, le bar joue l’anguille

     

    Les mesures prises sur la plaisance nous semblent appropriées compte tenu de la situation du stock et de l’impact de cette activité sur la ressource. Dans la mesure où les autorisations de débarquements autorisées pour les arts trainants se limitent aux prises réellement inévitables et accessoires, elles sont justifiées. Cependant, étant donné la situation dramatique du stock, nous craignons que la moindre autorisation de prise accessoire ne produise un effet d’aubaine. Nous avons eu vent tout au long de l’année de très nombreux actes de fraudes, notamment des débarquements non déclarés, ainsi que des transbordements entre navires. Si de tels actes continuent d’être commis en 2018, alors nous pouvons craindre le pire pour 2019. De même, la fixation d’une limite annuelle d’1.2 tonnes pour le filet fixe est une mesure potentiellement risquée si cela se traduit par une incitation à cibler spécifiquement le bar et in fine, par un accroissement des débarquements.

     

    Par ailleurs, nous sommes particulièrement inquiets quant à la question de la mise en œuvre du Brexit pour 2019. La question du bar doit absolument être discutée, et aboutir avant la sortie effective du Royaume –Uni, faute de quoi il est absolument certain que les ligneurs, et le bar, seront pris en otage par les pêcheurs anglais. Nous avons pu avoir un aperçu des dégâts que cela peut engendrer avec le comportement dévastateur des coquillards anglais en Baie de Seine.

     

    Enfin, nous rappelons que le problème de la délimitation des stocks est crucial et nous regrettons qu’il ne soit toujours pas abordé. Dans le golfe de Gascogne, l’application à minima, comme en zone Nord, de la même période de repos biologique en février et mars est une mesure de gestion indispensable afin d’éviter la reproduction du scénario catastrophe de la zone Nord.

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE Plateforme Petite Pêche

     

    bar 2018

     

    Et l’article de la Presse de la Manche du 12/12/2017

     

     

    Lebosco

     

     

     

     

     

    5 commentaires ont été rédigés, ajoutez le votre.

    1. Didier
      Publié dans 26/01/2018 le 06:33

      Faudra dire aux bars de ne pas franchir le 48ieme parallèle.

    2. P.Y.Baraer
      Publié dans 14/12/2017 le 22:39

      Un de mes meilleurs amis a été obligé d’abandonner l’an passé son activité de pêcheur-ligneur artisanal (qu’il exerçait souvent dans des coins très dangereux et au péril de sa vie!) à cause de ces quotas et de la limitation de taille qui n’est imposée qu’aux plaisanciers et aux pêcheurs artisans, car ce n’était plus possible d’en tirer un salaire décent, alors que c’est la seule pêche un tant soit peu sélective… Son bateau est toujours en vente, mais il ne trouve pas preneur… Désormais, il exerce son métier sur un chalutier qui ravage les fonds au large de la Vendée, mais sans pour autant assurer un revenu décent aux matelots! Toujours à cause de ces fichus quotas totalement injustes, car attribués à la tête du client (et/ou en fonction de ses appuis politiques et syndicaux, surtout!). Et pendant ce temps, les bolincheurs font encore, et en toute impunité, de véritables massacres en piégeant les bars par bancs entiers en pleine période de reproduction: quand ils sont trop petits, c’est simple, ils les rejettent à l’eau! Mais morts!!! Cherchez l’erreur…

    3. gilbert pichon
      Publié dans 14/12/2017 le 22:36

      Aucun bars dans le nord et trois par jour dans le sud.Du grand n’importe quoi .J’aurais cru a un poisson d’avril !!Maleureusement ce n’est pas le cas.pourquoi tant de différence dans un si petit territoire .Encore une fois ces ministres qui dictent leur lois sont loin de la réalité.

    4. Ploumanach
      Publié dans 14/12/2017 le 22:34

      A quoi servent nos représentants ?
      Quelle est l’utilité de la fédération des plaisanciers, la FNPP, qui n’obtient aucun droit pour ses adhérents en Bretagne nord ? Quelle efficacité !!!!
      Et le ministre qui croit que cette interdiction sera applicable ? Aucun poisson ? Mais c’est d’une part inapplicable et d’autre part c’est évidement encourager la fraude !!!!
      Quel pêcheur va accepter de rejeter tous ses poissons, pris à la ligne, au filet ou en palangre ?
      On est très loin de la réalité du terrain. Mais si les fonctionnaires sont contents……

      • Bounite
        Publié dans 19/12/2017 le 19:50

        Allons voir dans les bennes de déchets des criées.
        On balance !!!!!!!!!!!!!!!!
        et Bruxelle compense.