• Rien ne va plus dans la gestion des petits ports du Cotentin

     

     

     

    Rien ne va plus dans la gestion des petits ports du Cotentin

     

     

    petits ports

     

    Tour d’horizon de la presse départementale

     

    Manche Libre

     

    Ports patrimoniaux du Cotentin : l’inquiétude des usagers

    Les associations d’usagers des ports patrimoniaux du Cotentin s’inquiètent du changement de gestion auquel ils seront soumis à partir du 1er janvier 2018.

    Sept ports patrimoniaux du Cotentin ont constitué un collectif pour protester contre le changement de gestion qui sera effectif au 1er janvier 2018. Ils redoutent une perte de proximité et des redevances majorés. Ils interpellent le Conseil Départemental.

    Que ce soit dans la Hague ou le Val-de-Saire, le Cotentin regorge de petits ports (port Racine, le Becquet, Port Levy ou encore Port Pignot). Tous ont leurs particularités auxquels leurs usagers sont très attachés. Entretenus depuis plus de 30 ans par le Conseil départemental, ces ports étaient jusqu’à présent gérés par des associations d’usagers. Un mode de fonctionnement qui va changer au 1er janvier 2018 et qui inquiète les associations.

    Le Conseil Départemental envisage en effet de confier la gestion de ces ports à une Société Publique Locale (SPL). Une décision qui rend le collectif des usagers des ports patrimoniaux un peu amer. « On pensait qu’il y aurait une concertation et là on a l’impression d’être mis devant le fait accompli », déplore Jack Letellier, représentant du collectif et président de l’association des usagers de Port Pignot à Fermanville (Manche).

     

    Hausse de la redevance

    Les associations fonctionnaient jusqu’à présent avec les cotisations des usagers. Désormais, c’est une redevance annuelle qui devra être versée à la SPL. « On craint que cette redevance soit égalisée entre tous les ports. Pour le moment, certains ports demandent une cotisation de 25€, d’autres de 150€… Nous ne sommes pas contre une égalisation des tarifs mais nous réclamons juste que celle-ci soit proportionnelle aux services dont bénéficient les usagers ».

    En effet, avec la SPL, les sept ports patrimoniaux : Goury, Port-Racine, Omonville-La-Rogue, Le Becquet, Port-Levy, Port-Pignot et Roubari, se retrouveront avec des ports plus importants comme ceux de Barfleur, Saint-Vaast et Portbail. « Ils ont accès à l’électricité, des élévateurs ou des sanitaires. Ce qui n’est pas le cas des petits ports ».

     

    Quel avenir pour les associations ?

    Autre inquiétude : le rôle des associations. « Les mouillages ou encore les listes d’attentes étaient gérées par les associations. On réglait les contentieux qu’il pouvait y avoir. Désormais ce sera la SPL qui en aura la charge. C’est une perte de proximité », détaille Jack Letellier.

    L’avenir des associations semble donc bien compromis. « Si les usagers payent une redevance à la SPL, il sera compliqué de les faire cotiser aux associations. Si ces dernières ne gèrent plus les mouillages, elles n’ont plus de raison d’exister. Ce sont pourtant elles qui gèrent ces ports depuis des décennies ».

    Des réclamations que le collectif espère bien faire entendre lors du prochain conseil portuaire qui se tiendra du 21 au 23 novembre. Pour sa part, le Conseil Départemental souhaite rassurer : « Il est vrai que les missions des associations vont évoluer. Il n’est cependant pas question de les délaisser. Elles auront toujours un rôle à jouer ».

    Article de Célia Caradec

     


     

    Ouest france

     

     petits ports

     

    Le conseil départemental délègue les concessions des ports

     

    Le Conseil départemental veut confier les concessions des petits ports (ports patrimoniaux) de la Manche à la SPL d’exploitation portuaire de la Manche. En conséquence, le tarif passera à 20 € par mois.

    « Tout en conservant les partenariats existants entre le Département et les collectivités, associations ou organismes consulaires, le Département a décidé, au fur et à mesure des fins de concessions, ou plutôt en accord avec le concessionnaire en place, d’élargir le champ d’intervention de la SPL en lui concédant progressivement les nouvelles concessions des ports de plaisance manchois », annonce le conseil départemental dans un communiqué.

    Les ports concernés sont les suivants : Barfleur, dont la concession arrive à échéance au 31 décembre 2017, Goury, Port-Racine, Omonville-la-Rogue, port du Becquet, port Lévi, port Pignot, Roubari et le port de Tatihou. « Il s’agit de construire une société dédiée à la gestion cohérente du bassin de navigation dans son ensemble afin de déployer de meilleurs services aux plaisanciers et de développer de nouveaux équipements. »

    20 € par mois

    Ces petits ports se sont rassemblés depuis de nombreuses années en association d’usagers pour assurer la gestion des mouillages. Depuis la loi Notre, ce n’est désormais plus possible que les associations d’usagers bénéficient de ces autorisations domaniales à titre gratuit. « C’est la raison pour laquelle le Département a demandé à la SPL des ports de la Manche d’examiner un tarif qui tienne compte à la fois de la particularité de ces ports patrimoniaux dont le niveau de service peut parfois être inférieur à celui de plus grands ports. »  Pour les ports patrimoniaux, ce sera 20 € par mois, incluant l’entretien des mouillages, avec effet progressif : 10 € par mois en 2018, 15 € par mois en 2019, 20 € par mois en 2020. « Le tarif proposé, certes en progression importante, reste toutefois inférieur à celui pratiqué sur la majeure partie des ports de la Manche, et apparait justifié au regard du bénéfice retiré par le plaisancier, propriétaire d’un bateau et tirant un usage personnel de l’utilisation de son navire, poursuit le Conseil départemental. Passer de la gratuité, ou quasi gratuité, à une participation financière destinée à réaliser des travaux sur les ports bouscule les habitudes des associations mais ne les met pas en danger et établit une relative équité entre usagers pratiquant ces loisirs nautiques. »

     


     

    Presse de la Manche

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    Article d’Annie Jeanne de la Presse de la Manche, du lundi 20 novembre 2017

     

    Article de Jean Philippe Massieu de la Presse de la Manche, du mardi 21 novembre 2017

     

     

     


     

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