• Pêche aux casiers en osier en Bretagne en 1928 en vidéo

     

     

     

     Pêche aux casiers en osier en Bretagne en 1928 en vidéo

     

     

    Ce magnifique reportage sur la pêche aux casiers en osier dans l’Aber Wrac’h mérite quelques commentaires.

    Ce film pédagogique provient des archives Pathé Gaumont montre le sloop Alouette LC 3862 de l’Aber Wrac’h en situation de pêche.  Ils sont deux à bord, le patron et un matelot.

     

    casiers en osier

    Pour les besoins du film la séance a été filmé au mouillage à l’abri dans l’aber alors que les lieux de pêche sont sur les plateaux de cailloux à l’extérieur.  La manœuvre sur les casiers se faisait bien évidement sous voiles.

     

    casiers en osier

    La découpe et la mise en place de la boëtte est bien visible contrairement au commentaire la boëtte n’est pas mise au fond du casier mais amarrée sur le goulot par un brin osier bien souple passé dans le tressage du goulot et coincé sous quelques brins d’osier.

     

    casiers en osier

    La pêche montre en même temps homards et langoustes, ce qui n’était pas courant, les homards étant dans des fonds moins profonds que les langoustes, le casier typique pour la pêche à la langouste est cylindrique en lattes de châtaignier.

     

    casiers en osier

    Pour retirer les homards et les langoustes des casiers en osier, le pêcheur les font passer la queue en premier contrairement à la séquence filmée

    Les casiers en osier utilisés sont assez grand et sont plus grands que les casiers à araignée, ces casiers en osiers ont été utilisé pour la pêche au homard jusque dans les années 70 où ils furent remplacés par des casiers en plastiques. Les casiers en osier étaient faits par les pêcheurs eux même en fin d’hiver avec des branches d’osier de l’année.

     

     

    Source : Histoire Maritime Bretagne Nord

     

    En 1900, les caseyeurs de l’île de Groix disposaient de 40 embarcations pour poser des casiers dans lesquels ils déchiraient des crabes et poissons pour appâter langoustes et homards. Ceux de Camaret, Le Conquet et Loguivy utilisaient de petits cotres avec 4 hommes d’équipage et un mousse pour aller mouiller 40 à 60 casiers au large des côtes de Cornouailles. Là aussi les pêcheurs étaient payés à la part : après avoir rémunéré l’armateur, le patron du cotre avait deux parts et demie pour une part à chaque marin. Au milieu du bateau était aménagé un vivier temporaire appelé  » cofferdam « . Les prises étaient ensuite conservées à terre dans des viviers comparables à celui de l’île Saint-Nicolas des Glénans qui, avec ses 35.000 crustacés, était renommé dans toute la Bretagne. Dès 1880, le naturaliste Coste avait aménagé un vivier laboratoire à Concarneau d’où il expédiait chaque jour des crustacés vers les principaux marchés du pays.

     

    Lebosco

     

     

     

     

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