• Le premier radeau de survie est américain

     

     

     

    Le premier radeau de survie est américain

     

     

    Le radeau de survie également nommé radeau de sauvetage (ou encore bib) est un engin collectif de sauvetage. Il peut être de deux types : rigide ou gonflable.

    A ne pas confondre avec un canot de sauvetage, qui est un bateau conçu à sa construction pour porter assistance aux équipages des navires en difficulté ou en perdition.

    Voir l’article sur le premier canot de sauvetage en mer.

     

    Un radeau bien connu revient en mémoire, c’est le radeau de la Méduse.

    Pour la petite histoire :

    À la Restauration, sous le règne de Louis XVIII, l’Angleterre doit restituer à la France l’ancienne colonie du Sénégal. Le navire la Méduse reçoit alors pour mission d’y transporter le nouveau gouverneur Schmaltz, les fonctionnaires de la compagnie, ses troupes et le corps expéditionnaire. L’expédition est commandée par Hugues Duroy de Chaumareys, un aristocrate, qui n’a pas navigué depuis 25 ans. Le 16 juin 1816, le long des côtes de Mauritanie, le commandant Chaumareys veut gagner du temps et fait la sourde oreille aux avertissements lumineux de trois autres navires, la Méduse s’immobilise sur un banc de sable le 2 juillet 1816. Pour alléger le navire surchargé, les officiers donnent l’ordre de construire un radeau, appelé également La Machine. Il s’agit alors uniquement d’y placer tout ce qui pourrait alléger la Méduse. Le 4 juillet 1816, après deux jours de chaos général, le temps se gâte, le gouvernail se brise et la Méduse finit par s’incliner.

     

    Tableau le radeau de la méduseLe peintre Géricault décida d’en faire le sujet de sa première œuvre d’importance.

     

    La frégate ne possédant pas assez de canots de sauvetage, 151 hommes, en majorité des soldats, sont désignés par l’état-major pour monter à bord du radeau de fortune. Le commandant et la plupart des officiers embarquent dans des chaloupes. La côte, encore invisible, se trouve à 80 kilomètres. Les canots tentent de remorquer le radeau, mais, surchargé, il retarde la progression du convoi. Les amarres sont finalement rompues et les canots s’éloignent. Le 5 juillet 1816, la lente dérive du radeau de la Méduse commence avec 151 personnes à bord. Ceux que la mort avait épargnés dans la nuit désastreuse, se précipitèrent avidement sur les cadavres, les divisèrent par tranches et quelques-uns même les dévorèrent à l’instant. Beaucoup n’y touchèrent pas. Le 11 juillet 1816, au septième jour sur le radeau, il ne reste plus que 27 survivants dont la moitié agonise. Afin de se donner encore une chance de survie, les officiers décident de jeter à l’eau les blessés.

     

    L’invention du radeau de survie était jusqu’à présent attribuée à Maria Beasley………..

     

    On ne sait pas grand-chose de Maria Beasley à l’exception de sa naissance en 1847 ? à Philadelphie. Un recensement des années 1880 l’indique comme femme au foyer et au chômage, mais qui contredit d’autres documents qui mentionnent qu’elle était inventeur et femme d’affaires prospère. Maria Beasley a vécu la vie d’un entrepreneur.

    L’accent de cet article est son travail sur les radeaux de survie. Elle voulait créer un bon radeau de survie « résistant au feu, compact, sûr et facilement lancé ». Elle a inventé un nouveau design en 1880.

     

    radeau de survie

     

    Le radeau de survie typique en 1870 était à peu près une planche de bois. Pensez à ces rafts de bambou ou de palmier que vous voyez dans les dessins animés construits pour tenter d’échapper à une île sur laquelle les personnages ont été abandonnés.

    Oui, c’était l’ingéniosité du radeau de survie à la fin des années 1800. Maria a décidé de changer cela. Son radeau de sauvetage aurait des garde-corps qui l’entouraient et des flotteurs de métal rectangulaires, l’opposé du raft standard avec des flotteurs à tube creux et sans barrières de sécurité. En réinventant le style d’une embarcation de survie, Maria a pu le faire se plier et se déployer pour une utilisation et un stockage faciles, même avec les gardes de sécurité.

    En 1884, elle a exposé ses inventions à Cotton Centennial Expo à la Nouvelle-Orléans, y compris sa version améliorée de son radeau de survie breveté en 1882. Maria avait déposé 15 brevets entre 1878 et 1898 et avait gagné une bonne somme d’argent.

     

    radeau de surviebrevet radeau de survie

     

    Mais le premier inventeur du radeau de survie est John Landis Mason

    Mason est né à Vineland, dans le New Jersey, en 1832. À l’âge de vingt-cinq ans, il déménage à New York City et entreprend un atelier de fabrication de métaux, où il a construit des boîtes à vis, puis déposera un brevet de l’ancêtre du bocal en verre à vis.

    Dans les années 1870, Mason déménage au Nouveau-Brunswick, au New Jersey. Il a breveté un radeau de survie repliable, un biberon, un porte-savon, une boîte à cigares et un porte-brosse. Il n’a jamais prospéré et a passé ses dernières années comme un veuf dans un hospice de la ville de New York avant de mourir de néphrite comme un patient de charité en 1902.

     

    radeau de survie

    Le brevet de son radeau de survie a été déposé en 1874.

     

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    Les radeaux de survie durant la 2ème guerre mondiale étaient en coton/caoutchouc naturel, avec des durées de vie de l’ordre de l’année. Le caoutchouc naturel présente en effet l’inconvénient d’être très sensible au vieillissement par les rayons UV et l’ozone atmosphérique, qui le rendent poreux et le font se craqueler. Un problème complémentaire est la variabilité de la gomme de base, qui dépend non seulement de la provenance du produit, mais de la saison de récolte et de la météo …

    Et maintenant :

     

    radeau de survie

     

    Voir l’article sur Hisse et Oh

     

    Lebosco

     

     

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