• Des ormeaux bretons bien élevés c’est dans le Finistère

     

     

     

    Des ormeaux bretons bien élevés c’est dans le Finistère

     

    Crédit photo http://mayotte-photos-plongee.over-blog.com/

     

    Visite chez France Haliotis une écloserie d’Ormeaux avec élevage en milieu naturel.

    France Haliotis élève des ormeaux bretons au goût unique et inimitable qui sont disponibles toute l’année. De la reproduction à l’élevage en mer, ces ormeaux sont le fruit d’une passion de tous les jours. Ils font l’objet d’un soin et d’une attention permanente.

     

     

    Les reproducteurs sont sélectionnés dans les populations sauvages du Finistère, berceau naturel de l’ormeau européen Haliotis tuberculata. Le naissain est produit au sein de l’écloserie de Kérazan dans le respect des saisons et du milieu marin, sans produits chimiques ni pharmaceutiques.

     

    Fruits de la mer et de la patience, les ormeaux de France Haliotis sont élevés en pleine mer, dans un site prestigieux, au large du Phare de l’île Vierge. La croissance de l’ormeau est naturellement lente et les ormeaux bretons commercialisés ont entre 3 et 5 ans. Leur élevage dans le milieu naturel en eau profonde leur confère une qualité et une saveur exceptionnelle… Nourri exclusivement avec les algues fraîches récoltées et sélectionnées localement dans des zones certifiées pour leur haute qualité chimique et environnementale, l’ormeau de France Haliotis est un produit naturel de la plus haute qualité. Pendant les années d’élevage, il aura fallu environ 10 à 15 kg d’algues pour faire un kilogramme d’ormeau ! Les stocks d’algues sont gérés pour que leur exploitation soit durable. L’élevage est certifié en Agriculture Biologique par Ecocert depuis le 30 octobre 2012.

     

    Eh oui, c’est en Bretagne ! L’entreprise est installée à Plouguerneau. Les cages d’élevages sont placées à l’entrée de l’Aber Wrac’h. Les ormeaux (Haliotis tuberculata) sont bien connus des plongeurs. Les rencontrer est un plaisir.

     

    Crédit photo http://mayotte-photos-plongee.over-blog.com/

     

    Les observer, rampant sur les roches couvertes d’algues dont ils se nourrissent, permet de voir les yeux pédonculés : de beaux yeux verts, magnifiques !

     

    crédit photo Hervé Limouzin

     

    L’entreprise France Haliotis s’occupe de la reproduction et de l’élevage de ces ormeaux bretons. Dans la nature, mâles et femelles ne doivent pas être éloignés de plus d’1m50, pour que la fécondation puisse avoir lieu lors de la libération des gamètes. La femelle libère 2 à 3 millions d’œufs. Dans les bacs d’élevages, lorsque les gonades sont bien gonflées, un choc thermique provoque la libération des cellules reproductrices. Les larves d’ormeau ne se nourrissent pas durant ce stade larvaire : ce n’est qu’après leur métamorphose dans les bassins de la nurserie qu’elles seront nourries avec du plancton. L’eau des bassins est pompée en permanence dans l’aber, filtrée à 10 μm, traitée aux UV pour détruire les espèces parasites. La température ne dépasse jamais 16,5°c. Cette zone des Abers a été choisie pour l’implantation de l’entreprise car c’est la zone la plus froide de France. En été, l’eau ne dépasse pas cette limite, ce qui n’est pas très confortable pour les plongeurs !… Au-delà de cette température, on risque de voir proliférer Vibrio harveyi, une bactérie pathogène responsable de fortes mortalité d’ormeaux.

     

    Plaques couvertes d’algues vertes, servant de nourriture dans la « jeunesse » des ormeaux. crédit photo Hervé Limouzin

     

    Algues rouges, lorsque les ormeaux atteignent 1cm environ. crédit photo Hervé Limouzin

     

    Les jeunes ormeaux bretons sont nourris exclusivement avec des algues vertes, puis vers 1 an, on les alimente avec des algues rouges. La coquille prend une couleur caractéristique due à cette alimentation par algues vertes puis par algues rouges (dans la nature, les coquilles ont une couleur plus « uniforme »). Ces algues sont récoltées fraîches dans la région des abers. L’entreprise en récolte environ 50t par an, principalement de l’espèce Palmaria palmata. La récolte est une récolte manuelle, très sélective. On considère qu’il faudra 10kg d’algues pour produire 1kg d’ormeau.

     

    crédit photo Hervé Limouzin

     

    Après 1an à 1 an ½ passé dans les bassins, les jeunes ormeaux sont transférés dans des cages installées en pleine mer (site à l’entrée de l’Aber Wrac’h), par 15m de fond. Ils y resteront environ 3 ans. Les bassins sont couverts de filets pour les protéger du soleil (en faisant de l’ombre) ou du gel et pour éviter les « évasions » d’ormeaux…

     

    crédit photo Hervé Limouzin

     

     

    Ils sont nourris avec des algues fraîches environ tous les 15 jours. Le Bateau se rend sur site, remonte les cages, y met les algues et les ré-immerge.

     

    crédit photo Hervé Limouzin

     

    Tout au long du processus, il faut éviter au maximum le « stress » des ormeaux, car cela provoque un surplus de mortalité. On note une perte de 20 à 30% lors des manipulations (des études sont en cours pour trouver des méthodes pour limiter les facteurs de stress…) Au niveau de l’impact sur l’environnement, les ormeaux rejettent environ 8gr d’excréments pour 1kg d’ormeau (c’est très peu). Les cages constituent des oasis sur les sites où elles sont posées. A chaque remontée, elles sont pleines de crabes et crevettes et entièrement colonisées par diverses espèces (éponges, ascidies…) Si les ormeaux d’élevage sont livrés au bout de 4 à 5 ans, les animaux sauvages peuvent vivre jusqu’à 15 ans et atteindre 13,5 cm de long.

     

    Crédit photo http://mayotte-photos-plongee.over-blog.com/

     

    Les ormeaux possède un pied puissant, de la même taille que la coquille, qui lui permet de se fixer très fortement sur son support.

     

    crédit photo Hervé Limouzin

     

    L’ormeau est un animal herbivore : il se nourrit d’algues qu’il racle à l’aide de sa radula complexe.

     

    Crédit photo : http://doris.ffessm.fr/Especes/Haliotis-tuberculata-tuberculata-Ormeau-437

    Chez un animal de 5cm, la radula mesure 3mm de large pour 12mm de long environ.

    (La radula photographiée ici a été prélevée sur un animal mort, offert à la fin de la visite – à ma demande, dans ce but…)

     

    M : dents marginales  on observe de multiples rangées de dents marginales.

    Crédit photo : http://doris.ffessm.fr/Especes/Haliotis-tuberculata-tuberculata-Ormeau-437

     

     

    L : dents latérales, dont la taille diminue progressivement en s’éloignant de l’axe central.

    Crédit photo : http://doris.ffessm.fr/Especes/Haliotis-tuberculata-tuberculata-Ormeau-437

     

     

    C : dents centrales, base du « tapis roulant » que constitue la radula.

    Crédit photo : http://doris.ffessm.fr/Especes/Haliotis-tuberculata-tuberculata-Ormeau-437

     

     

     

    Biologie

     

    L’équipe de France Haliotis conduit des travaux de recherche et développement très poussés sur l’ormeau avec de nombreux partenaires scientifiques. Ci-dessous vous trouverez divers documents généraux ou spécifiques sur l’ormeau créer dans le cadre de ces programmes de recherche.

    Des documents techniques sur l’élevage sont également disponibles sur le site de www.sudevab.com

     

    Le cycle de vie et photos de l’ormeau européen Haliotis tuberculata à 16,5 degrés C par Auzoux-Bordenave du Museum National d’Histoire Naturelle :

    Crédit photo : http://doris.ffessm.fr/Especes/Haliotis-tuberculata-tuberculata-Ormeau-437

    Crédit photo : http://doris.ffessm.fr/Especes/Haliotis-tuberculata-tuberculata-Ormeau-437

     

    Depuis 2011, France Haliotis est partenaire du projet IDEALG pour améliorer la gestion et la valorisation des algues sur les 10 prochaines années. Des recherches importantes sont conduites entre autres sur le comportement alimentaire de l’ormeau, les qualités nutritionnelles des algues, les mécanismes de défense des algues contre les brouteurs et la valorisation des algues par les ormeaux.

    L’ormeau français est victime de forte mortalité estivale aussi bien dans le milieu naturel que dans certains sites d’élevage. Ces mortalités sont liées à des pathogènes bactériens appelé Vibrio harveyi ou Vibrio aesturianus. Nous collaborons avec le LEMAR (laboratoire CNRS) pour améliorer nos connaissances de ce pathogène et essayer d’enrayer ces mortalités qui mettent en péril les populations naturelles et les élevages dans certaines zones. Marie Agnès TRAVERS a réalisé ainsi un doctorat sur ce thème en contrat CIFRE.

     

    Lien :  Rendez-vous sur le site de France Haliotis

     

    LienRendez-vous sur la Boutique de France Haliotis

     

     

     

    Un merci particulier à Sylvain Huchette pour m’avoir autoriser à reprendre des éléments du site internet de France Haliotis.

    La préoccupation étant de mieux faire connaître l’ormeau. C’est un animal mal connu et qui est souvent braconné.

     

    Lebosco

    Vous pouvez voir l’article « L’ormeau » sur ce même site

     

     

     

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