• Bar 2017 année noire pour la pêche de loisir

     

     

     

    Bar 2017 année noire pour la pêche de loisir

     

     

    Depuis de nombreuses années, après toutes les alertes faites par la pêche de loisir sur la surpêche du bar par les pélagiques et chalutiers, sur les frayères, en période de reproduction, à une taille de 36 cm (taille à laquelle il ne s’est jamais reproduit) et à 42 cm maintenant pour la zone Nord, c’est le moratoire complet en 2016 et 2017 pour cette zone nord.

    2017 = une croix sur le bar

    Alors que les pros en zone sud (Atlantique) continuent de taper dedans, chalutiers et pélagiques, et sur les frayères, et avec une taille pour le bar à 38 cm, alors que la taille nationale est de 42 cm pour la pêche de loisir ! On marche sur la tête ! Il va être temps d’arrêter toutes ces aberrations, nous sommes tous en droit de nous demander à qui profite le crime et où sont les intérêts du gouvernement ! Faut pas prendre de risques !!! Je ne vous dis pas si les propositions initiales avaient été votées en l’état, c’était la révolution chez les professionnels, blocage des ports, manifs incendiaires, j’en passe et des meilleures.

    (Mesures relatives au bar : L’évaluation du CIEM du stock de bar dans la Manche, la mer Celtique, la mer d’Irlande et la mer du Nord méridionale continue de faire état d’une tendance à la baisse. Ce résultat n’a rien de surprenant dans la mesure où il faut entre 4 et 7 ans pour que les mesures de rétablissement produisent leurs effets et soient prises en compte dans l’évaluation. Il existe une première indication d’une hausse du recrutement. L’objectif immédiat des mesures de gestion reste le même, à savoir protéger les frayères et réduire autant que possible les autres sources de mortalité. Les débarquements ont fortement baissé en 2015 et 2016, mais il convient néanmoins de renforcer les mesures en place et de poursuivre leur application.)

     

    Les pêcheurs récréatifs représentent quelques dizaines de milliers de bateaux, et restent sagement à la maison à encaisser les coups et attendre que le prochain gouvernement fasse peut-être quelque chose. Faut-il en arriver à faire comme les pêcheurs pro, les agriculteurs, chauffeurs de taxi et autres, pour se faire entendre ! Nous sommes suffisamment nombreux pour cela, je vous laisse seuls juges, et en attendant je vous propose un tour d’horizon de ce que disent et pensent certains symboles d’une pêche propre et raisonnée du bar.

     

     

     

    Le Comité des Pêcheurs Amateurs Granvillais

     

    Après le Brexit, le Bar-exit !!! Triste fin d’année !

    Nous avions espéré, tout en restant réaliste et prudent, mais c’était sans compter sur la pugnacité de certains membres du conseil des ministres européens, je parle de nos amis anglais ou plutôt de nos faux amis qui ont mis leur véto aux propositions de la commission pêche.

    Mais cette décision ne peut pas être le fruit du hasard et cela doit nous conduire à réfléchir à la manière dont les valeurs de la pêche de loisir sont défendues.

    En effet, si notre fédération (la FNPPSF) a pris son bâton de pèlerin pour expliquer les efforts faits par les pêcheurs de loisir pour protéger le bar, il n’en reste pas moins étonnant qu’elle a été la seule à monter au front.

    Quid de la confédération du nautisme et de la plaisance ? A quoi a-t-elle servi sur ce dossier ? Quelle est la stratégie des acteurs de la plaisance ? Des questions sans réponses à ce jour.

    Toujours est-il qu’en cette fin d’année les dindons de la farce c’est nous.

    Pour se consoler, nous pouvons toujours dire qu’à toute chose malheur est bon.

    Pour être tout à fait honnête, la responsabilité de cet état de fait me semble partagée, partagée entre tous, nous y compris. Quel poids représentons-nous quand seulement 10% des pêcheurs de loisir adhèrent à une fédération nationale ? Quand seulement 10% de ces adhérents signent la pétition contre les mesures de la pêche du bar ? Quand les représentants des industries nautiques restent silencieux aux propositions et ce tant au niveau national que local ?

    Le menu de ces fêtes de fin d’année se compose d’un plat unique : la soupe à la grimace.

    Mais cette fin d’année est aussi le moment privilégié pour faire des vœux.

    Quand aurons-nous une démarche cohérente, partagée par tous les acteurs avec une réelle volonté collective d’avancer pour que la mer reste un espace de liberté, de respect, de développement durable, de partage et ce dans le respect de chacun ?

    Même si la pêche du bar reste une activité « mythique », il reste bien d’autres espèces à rechercher.

    Aussi, pour cette nouvelle année, je vous souhaite de pouvoir profiter pleinement de vos sorties en mer, moments de liberté, de convivialité et d’émotions fortes.

    Toute l’équipe du CPAG restera mobilisée pour que notre loisir nous fournisse encore de beaux et bons moments et se joint à moi pour que 2017 soit pour vous et vos proches une belle année, pleine de bons souvenirs.

    Bonne année à tous.

    Patrick Alves

     


     

     

     

    La Fédération Chasse Sous-Marine Passion

     

    Le bar paye-t-il le manque de courage de nos instances dirigeantes ?

     

    Décision frileuse du conseil des ministres des 28 Etats membres

    Le conseil des ministres, rassemblant les 28 Etats membres de l’UE, s’est réuni à Bruxelles le 12 décembre dernier afin de statuer sur les taux admissibles de capture (TAC) pour l’année 2017, y compris pour le bar. Alerté depuis plusieurs mois par les prévisions alarmistes des scientifiques quant au niveau de la ressource, l’ensemble de la filière loisir s’est mobilisé afin de trouver des solutions de gestion à long terme, équitables et éthiques.

    Rappelons que le CIEM préconisait cette année un moratoire complet sur le bar pour la zone Manche et mer du Nord. Rappelons également que depuis l’année dernière, les pêcheurs loisirs n’y sont autorisés à pêcher qu’un bar par jour et par personne à partir du 1er juillet, tandis que les pêches professionnelles les plus destructrices ne sont plus autorisées à y sévir de façon ciblée sur l’espèce, au profit, majoritairement, des ligneurs.

    Cette année, dans un contexte général sous tension, le conseil des ministres a fait preuve de frilosité, et de manque d’ambition, puisqu’il a décidé de reconduire les mesures 2016 pour les pêcheurs loisirs de la zone Manche et mer du Nord, et d’établir un quota de 5 bars par jour et par personne pour la façade atlantique.

    La filière professionnelle est assez peu impactée sur la zone nord puisque les chalutiers de fonds sont autorisés à pêcher au maximum 3% des captures journalières dans la limite de 400kg par mois, les fileyeurs bénéficiant, quant à eux, d’un plafond de capture de 250 kg. Les ligneurs continuent d’être autorisés à prélever 10 tonnes de bars par an. En revanche, il est déplorable de constater qu’aucune mesure n’est prise pour la zone sud.

     

     

    Les propositions de la commission européenne ignorées

    Le 27 octobre dernier, la commission européenne faisait ses propositions pour 2017, laissant souffler un vent d’espoir sur les plaines de la pêche loisir. En effet, selon leurs préconisations, seuls les ligneurs étaient autorisés à prélever du bar sur la zone nord, tandis que les loisirs se voyaient octroyer un quota mensuel de 10 bars par mois et par personne comme nous le demandions. Nous déplorions toutefois l’absence de proposition pour la zone sud. Le travail de fond réalisé par l’EAA semblait porter ses fruits, et avoir convaincu les commissaires européens. La FCSMP se félicitait d’ailleurs d’avoir pu porter la voix des chasseurs sous-marins au sein de la commission européenne, et des systèmes cohérents permettant la mise en place et le suivi d’un quota mensuel étaient à l’étude. C’est donc partagé entre déception et surprise que nous accueillons les décisions du conseil des ministres !

    Soulignons que les réactions des représentants professionnels et de notre secrétaire d’état à la pêche, Monsieur Vidalies, présentent les décisions du conseil des ministres comme un consensus satisfaisant, ne faisant aucun cas de la situation de la pêche récréative dans ce dossier. Nous ne partageons bien évidemment pas cette vision et déplorons le soutien inexistant de nos instances à la filière loisir !

    Une enquête récente que nous avons menée sur la zone nord tend à démontrer que les prélèvements des chasseurs sous-marins sont anémiques, au regard de ceux pratiqués par la pêche professionnelle. Nous observons une nouvelle fois que les représentants de cette dernière ignorent complètement les enjeux réels que sont la sauvegarde des ressources halieutiques. Hubert Carré, directeur général du comité des pêches (CNPMEM) déclarait d’ailleurs à l’AFP que « le stock Nord est très, très mal, car il ne se reproduit pas, et on ne sait pas pourquoi », mais que le stock du golfe de Gascogne « se porte plutôt bien». Cette absence de connaissance, et ces raccourcis analytiques, nous souhaitions les combattre en mettant en place des outils de collecte de l’information pour la filière loisir, car nous continuons de penser qu’il s’agit d’un enjeu prépondérant.

     

    L’ambition pour salut

    Bien que nous déplorions le manque d’ambition de nos instances dirigeantes, nous tirons tout de même les leçons de ces décisions afin de préparer l’avenir. Car nous persévérons dans l’idée que la ressource halieutique mérite que l’on prenne des mesures de gestion visant à la pérenniser dans le temps, avec un souci d’équité entre les différentes parties prenantes de la communauté maritime.

    Aussi, nous sommes satisfaits que le lobby de la pêche plaisance, et plus particulièrement la chasse sous-marine, ait réussi à porter, auprès de la commission européenne, un projet ambitieux, et à la convaincre. Nous devons maintenant persévérer dans notre voie afin de réussir à transformer l’essai au niveau national, et qu’enfin un réel équilibre soit trouvé.

    Plus que jamais, nous sommes convaincus que le salut du bar passera par une consolidation de la représentativité de la filière loisir. Cela se fera par l’union, déjà en marche, des différents acteurs. Si le conseil des ministres n’a pas su adopter un projet expérimental intelligent, nous savons que la situation d’urgence imposera, tôt ou tard, de revoir ses positions. C’est donc dans cette optique que nous nous engageons à maintenir le cap.

    YoannR

    Communiqués :

    FNPPSF
    – FNPSA

    Presse:

    – Les pêcheurs pros plutôt satisfaits
    – L’UE s’accorde sur les quotas de pêche
    – La France ne s’en sort pas trop mal
    – Les ministres ménagent les professionnels
    – Le CE a fixé les TAC et quotas pour 2017

     


     

     

    Vers la fin du poisson sauvage ?

     

    Nous sommes en décembre 2016 et les nouvelles sont très mauvaises.

    Tandis que la ressource du bar n’a jamais été aussi proche du stade critique et qu’un moratoire qui ne dit pas son nom a été appliquée sur la seule pêche de loisir, pourtant la moins impactante sur le milieu et sur les poissons, nous pouvons tous constater que les navires usines continuent de venir aspirer nos poissons dans cette mer quasi fermée qu’est la mer de la Manche.
    Oui aujourd’hui utiliser un harpon ou un hameçon pour tenter de pêcher un seul poisson est aujourd’hui interdit la moitié de l’année. Dans sa grande bonté la France a daigné accorder la grâce de prélever un seul poisson par jour au pêcheur la seconde partie de l’année.
    Et pendant ce temps-là ce sont 6 monstres qui continuent à un rythme effréné de remplir leurs cales de milliers de poissons.
    Non nous ne parviendrons pas à faire remonter les stocks de poissons jusqu’au fameux RMD (rendement maximum durable). Il n’y a rien de durable dans cette pêche intensive et aveugle qui prélève en un seul coup de chalut l’intégralité d’un banc.

     


    Ils sont là, à 20 milles de Barfleur en train de tout rafler…pas de maille pour eux, tout part en farine ou en bloc de chair congelée.
    Je vous invite à regarder par vous-même sur le site http://www.marinetraffic.com/fr/ais/home, promener vous en mer de la Manche et vous constaterez que ces navires gigantesques prévus pour aller chercher le poisson bleu (anchois et sardines) très loin au large ont compris qu’on pouvait faire de bien meilleures marées sans aller aussi loin.
    Combien d’années allons-nous devoir attendre avant que l’on se rende compte que l’on interdit le lance pierre pour mieux autoriser le char blindé lance missile ?
    Pour mémoire le 11 décembre 2012, le Maartje Theadora qui est en ce moment même toujours en train de piller nos eaux a été arraisonné devant le Havre avec pas moins de 2000 tonnes de poissons pris illégalement pour un total de 4000 tonnes présentes à bord. 4000 tonnes c’est l’équivalent du tonnage annuel vendu par la criée du port de Sète pour l’ensemble de sa flottille.

    Quel monde nous allons laisser à nos enfants ?

     


     

     

     

    Plate-forme de la Petite Pêche Artisanale Française

    Communiqué de presse du 14 décembre 2016

    Bar dans le golfe de Gascogne : on rejoue le même scénario qu’au nord

     

    Le conseil des ministres des 12 et 13 décembre 2016 a abouti à un résultat mitigé pour la petite pêche et notamment les ligneurs de bar. En ce qui concerne les mesures de gestion pour le stock de la zone Nord, nous nous félicitons que le Conseil et la Commission reconnaissent les indéniables atouts environnementaux, sociaux et économiques de la petite pêche : très faible impact sur le milieu marin, excellente sélectivité, faible impact sur la ressource, fort taux d’emploi et excellente valorisation économique.

    La dérogation au moratoire intégral de la pêche du bar accordée aux ligneurs, dans la limite de 10 tonnes par an, et aux fileyeurs, dans la limite de 250 kg par mois, avec un repos biologique hivernal essentiel en février/mars, permettra de préserver la flottille de petite pêche artisanale, si la ressource le permet…

    La fixation pour les autres navires d’un pourcentage de prise accessoire de bar défini par jour et non par marée, avec une limite de 400kg par mois constitue également une avancée afin d’éviter que des navires avec des capacités de captures surdimensionnées puissent effectuer une pêche ciblée du bar. Néanmoins, il sera indispensable de vérifier que le pourcentage (3%) autorisé ne conduise pas à une augmentation des captures totales de ces navires par rapport à 2016.

     

    Et l’avenir s’assombrit dans le golfe de Gascogne

    Si les propositions de la Commission contenues dans le non-paper du 23 novembre 2016 n’étaient pas acceptables en l’état, elles avaient au moins le mérite d’initier un véritable plan de gestion. Les mesures décidées par l’état français pour 2017, une limite annuelle de capture de 2490 tonnes et l’augmentation de la taille minimale de débarquement à 38 cm, ne permettront pas de restaurer le soi-disant stock du golfe de Gascogne. Les quantités débarquées au cours des sept dernières années n’ont dépassé ce tonnage qu’à deux reprises :

    2013 (2532 tonnes) et 2014 (2900 tonnes). De plus, le démarrage du décompte de ce « quota » au 1er janvier laisse la voie libre aux chalutiers, senneurs danois et gros fileyeurs spécialisés dans la pêche hivernale du bar, de bien piètre qualité et vendu à bas prix. S’il reste encore quelque chose à pêcher en été pour les ligneurs, il leur faudra alors peut-être quémander le droit de pêcher le peu qu’il leur faut à leurs organisations professionnelles. Une bonne façon de faire taire les voix discordantes !

    Contrairement à ce qu’affirme le dernier avis du CIEM de 2015 et les représentants professionnels français, nos pêcheurs, eux, témoignent d’une situation catastrophique de la ressource dans le golfe de Gascogne, d’Audierne à Saint-Jean de Luz. Ce n’est donc pas en continuant comme avant, qu’on permettra au bar du golfe de Gascogne de se rétablir.

    Pour les ligneurs, il aurait au moins fallu appliquer un repos biologique en février/mars comme en Manche. C’est une mesure pertinente à de nombreux niveaux : économique, car quel est l’intérêt pour la filière entière de sous-valoriser une espèce aussi noble que le bar ? Et biologique, car le bar est une espèce sensible, dont la reproduction doit être préservée.

    Il y avait là en jeu l’avenir de centaines de marins de petite pêche artisanale et celui d’un métier qui avait pourtant toutes les qualités pour être l’un des piliers de la pêche de demain. Malheureusement, il semble que le scénario funeste de la zone Nord doive se répéter encore une fois et entraîner les mêmes conséquences : sortie du métier de nombreux pêcheurs, mesures radicales telles que le passage brutal à 42 cm, limites drastiques de capture, moratoire etc.

     


     

     

    Et comme il faut être un tant soit peu objectif, voici quelques communiqués étatiques :

    Communiqué du secrétaire d’État Alain Vidalies

    Communiqué du CNPMEM

    Stocks au RMD

    Communiqué de la Coopération maritime

    Communiqué de l’organisation de producteurs Orthongel

    Communiqué du député vendéen Yannick Moreau

     

     

     

    Lebosco

     

     

     

    3 commentaires ont été rédigés, ajoutez le votre.

    1. plumas
      Publié dans 17/09/2017 le 09:52

      c’est triste d’en arriver la, étant pêcheur de loisir du bar, les belles pêches se font très rares et l’état des stocks s’est dégrader d’une façon hallucinante en 10 ans comme nous l’avons constater sur le terrain.

      interdiction de pêche de janvier a fin avril pour tout le monde, sinon c’est la catastrophe assurée. Mais bon ils vont attendre que la situation soit encore plus critique avant de bouger comme avec le thon rouge et maintenant le maigre.

    2. basile
      Publié dans 28/12/2016 le 08:18

      Ne faut il pas interdire la pêche en période de fraie ?

    3. Lecrivain
      Publié dans 27/12/2016 le 21:18

      comme le dirait certaines personnes tu fermes ta gueule et tu exécutes
      voila l’avenir de la pêche en France, beaucoup de viandards et aucun respect de la réglementation à tout les niveaux, 1ère,2ème catégorie,mer étangs et lacs
      la carte de pêche et de plus en plus chère pour pouvoir pêcher de moins en moins
      A méditer

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