• Dielette et sa mine de fer sous la mer, unique au monde

     

     

     

    Dielette et sa mine de fer sous la mer, unique au monde

     

     

    Dans les temps où l’exploitation du granite de Flamanville commençait à donner des signes de faiblesse, une autre source d’activité vint, heureusement, attirer une nouvelle fois l’attention sur le port de Diélette.

     

     

    En 1856, les ingénieurs des Mines reconnurent, sur la plage de Diélette, à fleur du sol, l’existence de plusieurs filons de minerai de fer paraissant fort riches. En juillet 1857, les Sociétés des Forges de Denain et Anzin, de Maubeuge, de la Providence de Hautmont et de Montataire, furent autorisées à extraire le minerai, à ciel ouvert, mais à la charge de reconnaître, à une profondeur de 40 mètres au moins au-dessous des plus basses mers, les gîtes qui affleuraient sur la plage.

     

    Montant du magma terrestre, il y a entre 315 à 320 millions d’années, le massif granitique de Flamanville s’est injecté dans des terrains sédimentaires allant du Cambrien au Dévonien inférieur qu’il a métamorphisé en sa périphérie plus ou moins immédiate, c’est-à-dire que les énormes pressions exercées et la chaleur dégagée par le granite naissant ont modifié et la structure et les qualités des roches préexistantes.

    Au nord du massif, les schistes du Mt-St-Gilles devinrent des cornéennes noires, dures et compactes à la cassure tranchante alors que les roches du Mt-St-Pierre sur Siouville furent à peine touchées.

    Au sud, sur Sciotot, les auréoles de métamorphisme bordant le pied de la falaise font le délice des géologues; de même que le massif du Déhus que le granite a soulevé pour se protéger, dirait-on, de la violence des vents du sud-ouest.

     

     

    Donc, les couches de minerai de fer de Diélette dérivent de couches de carbonate de fer oolithique intercalées dans les sédiments ordinaires de l’époque du Dévonien de l’ère primaire. (C’est ainsi l’un des plus vieux minerais de fer de France, les autres datant principalement du Lias de l’ère secondaire.)

    L’intrusion du massif granitique dans ces terrains métamorphisa les couches traversées. Le carbonate de fer devint de la magnétite (Fe3 04) à texture fine et mate, ou de l’oligiste (Fe2 03) à surface brillante. Pour l’ensemble des couches de minerai de Diélette, dont l’épaisseur varie de 2,50 m à 4 m, voire 10 m pour la nouvelle couche, la densité est comprise entre 3,5 et 4,6. Ce minerai est particulièrement riche puisque sa teneur en fer varie de 30 à 60% pour 15 à 60% de silice, environ 5% d’alumine ainsi que des traces de soufre et de phosphore.

     

    En 1859, M.Bérard, ingénieur civil, autorisé à créer une usine métallurgique à Cherbourg, fut substitué dans les droits et dans les charges des Sociétés du Nord.

    Pour effectuer la reconnaissance qui lui était imposée, il fit creuser, dans le minerai de la plage, un puits dont l’ouverture libre à marée basse, était recouverte à marée haute de plusieurs mètres d’eau… »Un cylindre en fonte, d’une grande solidité et d’une vaste dimension, garnit l’ouverture du puits en formant un cuvelage solide et imperméable. L’orifice du cylindre qui est, en même temps, celui du puits est armé d’un couvercle en fonte très résistant, et disposé de façon à pouvoir être déplacé avec une grande facilité. Ce couvercle ferme hermétiquement l’entrée du puits.

    Un tuyau en fer, communiquant avec le puits, s’élève au-dessus des plus hautes marées et permet l’aérage et l’extraction de petites quantités d’eau d’infiltration.

     

    Il résulte de ces dispositions que, lorsque la marée monte, on ferme à temps l’ouverture du puits qui se trouve ainsi à l’abri de l’envahissement des eaux de la mer. Lorsque la marée baisse, on ouvre le couvercle et on peut procéder à l’enlèvement des matières provenant du creusement. (Effectué bien sûr par des ouvriers enfermés dans le puits).

     

    Ce travail, entièrement nouveau et sans précédent, même en Angleterre, va permettre de reconnaître promptement la richesse et l’importance de ces beaux minerais de fer qui font l’admiration des minéralogistes. Lorsqu’on sera assuré de la continuité du gîte et de la bonne qualité du minerai à une certaine profondeur, on procédera alors aux travaux pour son exploitation régulière sur une grande échelle. Ce sera pour le pays une nouvelle source de richesse qui viendra s’ajouter à l’exploitation du granite et à la pêche des huîtres.

     

     

    La tête de ce premier puits est encore visible aujourd’hui, lorsque la mer ne l’a pas recouverte de galets, au pied des enrochements qui protègent la grande jetée.

     

    On comprend combien, dans ces conditions, l’exploitation qui ne comptait qu’un personnel très peu nombreux devait être difficile et dangereuse. Bien que la profondeur de quarante mètres n’eût pas été atteinte, M.Bérard obtint la concession en 1865. Le 9 août, il sollicitait l’autorisation d’occuper, temporairement, pour y faire des dépôts, un terrain de 6300 m2 situé dans les lais de mer, entre la jetée du port (le vieux) et la « nouvelle batterie » (c’est-à-dire le départ de la grande jetée qui n’existait pas encore, de même que la route.) L’occupation de ces terrains lui était nécessaire pour l’organisation de l’exploitation souterraine du gîte métallifère, soit pour l’établissement d’un puits d’extraction si la création du port nouveau se faisait attendre trop longtemps ou comme puits de secours, et l’entrepôt indispensable de produits à proximité du lieu d’embarquement.

     

    Dans le même temps, pour assurer le succès de l’entreprise, en lui créant des moyens d’expédition, on avait donc décidé de construire, enracinée au pied de la nouvelle batterie, sur les rochers de la Rongnouse, une jetée de 374 mètres de longueur, encerclant un nouveau port de cinq hectares, qu’il fallut creuser.

     

     

    Les travaux commencés en 1867, interrompus du fait de la guerre de 1870,repris en 1872,furent achevés en 1873 et la dépense primitivement prévue pour 320 000 F atteignit, en fin de compte, le chiffre de 700 000 F.

     

    Diélette qui, vers 1830, ne comptait qu’un très petit nombre de maisons s’est surtout bâti lors des travaux de construction de la grande jetée puis à partir du moment où la mine de fer a été effectivement exploitée. Il faut ajouter qu’une certaine activité résultait de la présence permanente des douaniers dont l’effectif monta jusqu’à dix-sept préposés.

     

    La route qui relie les deux ports, pour l’ouverture de laquelle il fallut couper le mur de crête de la vieille jetée, ne fut ouverte à la circulation qu’en 1882. Le tronçon de 189m allant de la vieille jetée à l’embranchement de la route des Pieux ne fut terminé, pour 43 879F, qu’en 1887. Deux ans encore après, la route des deux ports était prolongée jusqu’au pied du Bec pour faciliter l’exploitation des carrières de granite et plus tard pour desservir la mine de fer.

     

    Entrepreneur des travaux du port, M. Mady avait été autorisé à occuper, pour son chantier, l’emplacement situé à l’ouest du départ de la grande jetée connu sous le nom de « La Mare Blondel ».

     

     

    En 1860, le Marquis de Sesmaisons y avait fait recreuser un « parc à huîtres » pour y entreposer ces mollusques dont il faisait alors le commerce. Cette ressource naturelle était connue depuis bien longtemps et donnait lieu à un commerce actif comme en témoigne cette barque chargée de « pieds de cheval » qui périclita dans l’anse de Vauville en 1663. Il s’agissait de grosses huîtres sauvages pêchées principalement entre les îles anglo-normandes et la côte de Granville à Coutances. Le record de prises fut établi dans la campagne de pêche de 1850-51 avec 83 millions d’huîtres. Ce fut ensuite une baisse inexorable des prises. Malgré quelques remontées épisodiques de la production, la récolte des huîtres prit fin après la campagne de 1921.

    L’aviso » Antilope » eut pour mission de veiller à l’application des stricts règlements régissant cette pêche et à ce que les limites internationales soient bien respectées. C’est à cette occasion que nous découvrons qu’un gisement était reconnu face à notre côte. En mission de surveillance des pêcheurs, en octobre 1858, elle garde… » les limites du nord dont les Anglais ont une tendance prononcée à se rapprocher. Ils n’ont pas craint le 19 de ce mois, de venir draguer sur notre huîtrière de Rozel où trois de leurs cotres ont été capturés après une courte chasse et conduits à Granville.

     

    Malgré tous ses efforts, l’entreprise de M.Bérard périclita et fut remplacée, le 28 mars 1877,par la Société anonyme des Mines de Diélette, qui, abandonnant le puits creusé dans la mer, en ouvrit un autre à Guerfa.

    Par suite de l’invasion de la mer, ce dernier fut à son tour abandonné (février 1880) et l’entrée de la mine fut transportée à la Pointe de la Cabotière où l’on descendit, en forant en plein granite, à 90 mètres de profondeur.

    Dans toute cette zone les chances de succès étaient grandes puisqu’à marée basse on avait pu reconnaître six affleurements dans le triangle La Roque-Guerfa-La Cabotière. De plus l’affolement des boussoles des navigateurs dans ces parages faisait soupçonner d’autres affleurements plus au nord, cachés par la mer.

     

     

    En 1884, la Société des Mines de Diélette fut remplacée par celle des Mines de la Manche.

    Le minerai était alors transporté par petits wagonnets sur voie ferrée, reliant La Cabotière au port, où il était chargé sur des bricks de faible tonnage.

    Après diverses fluctuations dans l’exploitation, la mine fut fermée en 1892, puis réouverte sans succès en 1902. Ce n’est qu’en 1907 que la nouvelle Société des mines et carrières de Flamanville, forte des capitaux allemands ayant à leur tête le baron Thyssen, magnat industriel de la Rhur, reprit l’exploitation. Elle entreprit de creuser les puits jusqu’à 150 mètres de profondeur. L’un des deux puits, surmonté de sa tour de 40 mètres de haut, étant dit d’extraction, le second, moins volumineux, servant à l’aération, à la descente et à la remontée du personnel.

    On put ainsi créer un second étage de galeries facilitant l’exploitation des couches puisque, le gîte de minerai étant entièrement sous-marin, on ne pouvait envisager qu’une extraction en profondeur. Mètre après mètre, les galeries d’exploitation furent forées dans un rectangle d’environ 600 mètres de large vers le caisson d’embarquement et 800 mètres parallèlement au rivage, pour atteindre dans les dernières années une longueur totale approximative de 15 kilomètres.

     

    Pour ce faire, tout comme cela avait été réalisé à l’étage supérieur, on creusa un « travers-banc », vaste galerie horizontale tracée, à partir des puits, à peu près perpendiculairement aux couches et qui, par suite, devait les recouper. Sur une longueur d’environ 200 mètres le travers-banc « moins 90 » avait perforé cinq couches de minerai lorsqu’on coupa une faille, preuve indubitable des convulsions internes que subirent les terrains sédimentaires lors de l’intrusion du massif granitique, annonciatrice de décalages, par suite de glissements, entre les couches. Peu après, on atteignit une sixième couche. De fait, lors de la percée du travers-banc « moins 150 » on ne retrouva pas la couche n° 3 qu’un laminage intensif avait fait disparaître, phénomène dû à la puissance des mouvements qui plissèrent cette partie de l’écorce terrestre au point de relever presqu’à la verticale les couches des terrains sédimentaires qui, de par leur formation, devaient être initialement sensiblement horizontales.

    La sixième couche n’était en fait que le second versant de la couche n°4 que les mouvements du sol avaient plissée puis rompue et décalée suivant la faille. Le second versant de la couche n°5 avait échappé aux investigations du travers-banc « moins 90 », ayant trop descendu le long de cette faille.

     

     

    Comment put-on envisager d’exploiter cette mine sous-marine dans des terrains qui, par leur origine sédimentaire, auraient pu être perméables et peu résistants ? C’est que l’intrusion du massif granitique avait, en les métamorphisant, transformé leurs qualités physiques au point de les rendre très durs et très compacts formant un plafond d’une solidité remarquable. La venue d’eau de mer par infiltration ne se faisait principalement que dans les zones de failles.

    Cette solidité du plafond fait que l’exploitation à Diélette n’a jamais été comparable à celle des mines de houille avec leurs étais, leurs soutènements compliqués et le remblai immédiat des galeries épuisées. Ici, le visiteur est surpris par des vides souterrains immenses, coupés de place en place, par des piliers de minerai non abattu destinés, par mesure complémentaire de sécurité, à soutenir le toit de la couche.

     

    Du fait d’un « pendage » très accusé de toutes les couches,70 à 80° soit presque la verticale, l’exploitation entre les deux étages séparés par une hauteur de soixante mètres nécessita une technique toute particulière. Lorsqu’on attaqua la couche n° 4, par exemple, très intéressante par ses quatre mètres d’épaisseur d’un minerai de très bonne qualité, on creusa, dans la couche elle-même, à partir des deux travers-bancs, deux galeries horizontales appelées « niveaux » : l’une à moins 90m et l’autre à moins 150m. Puis on les relia par des puits nommés « montages » presque verticaux On déterminait ainsi des « panneaux » de minerai à abattre de 70 mètres de large,ce qui pouvait représenter environ 15 000 m3 de minerai utilisable, soit 60 000 tonnes.

    Dans chacun de ces « panneaux », laissant une bande de 2,50 m de minerai, percée d’entonnoirs distants de 10 mètres, comme plafond du « niveau 150 », on creusait une galerie horizontale ou « galerie d’amorçage ». Dès lors, on pouvait entamer l’abattage du minerai du panneau par gradins successifs de 1,25 m d’épaisseur sur 5m de long, le minerai abattu restant sur place de manière à ce que les mineurs travaillent debout sur celui-ci.

     

     

    Cette façon de procéder avait d’autres avantages : tout d’abord, celui de permettre un stockage souterrain permettant de compenser les à-coups des expéditions liées au beau temps, malgré les 20 000 tonnes entreposées dans les silos extérieurs. Ce système permettait encore d’amener toute la production par gravitation à l’étage inférieur, sans dépense énergétique supplémentaire, et de la remonter grâce à un seul réseau de bennes transportant chacune deux tonnes de minerai.

     

     

    Afin de faciliter l’expédition du minerai il fut décidé de construire un transporteur aérien long d’environ 700 mètres permettant aux grands navires de l’époque de faire le plein lorsque le temps et les courants le permettaient. Et, fin 1913, le « Phare de la Manche » pouvait annoncer : « Le grand caisson a été coulé avec succès sur l’emplacement qui lui avait été préparé. C’est à peine s’il émerge à mer haute. Les quatre caissons intermédiaires surmontés de leur pylône sont en place et l’on peut voir les wagonnets, conçus pour transporter chacun une tonne de minerai, suspendus sous les quatre câbles porteurs (deux pour l’aller, deux pour le retour) effectuer leurs voyages aériens (500 tonnes à l’heure). Au printemps prochain, les grands navires vont commencer le transport du minerai et une ère nouvelle s’ouvrira pour Diélette » … (A.Cauvin.)

     

    Vous pouvez voir les articles sur la construction de la station de chargement en mer :

    le 1           le 2         le 3

     

    Construit à Cherbourg, ce caisson de 3500 tonnes, mesurant 40m de longueur,20m de largeur et 21m de hauteur pour un tirant d’eau de 12,10 m, fut remorqué en huit heures par deux « Abeilles » de 800 et 1000 CV, opération délicate dans des parages aussi dangereux que le Raz Blanchard.

     

    Hélas, quelques semaines après la mise en service, c’était la mise sous séquestre des mines comme biens allemands, dès la déclaration de guerre de 1914.

    On enregistra alors le départ d’un certain nombre des ouvriers qui étaient arrivés au fur et à mesure du développement de l’exploitation entre 1907 et 1911 : mineurs du Nord, du Pas de Calais et du centre de la France…Belges, Italiens, Espagnols. Afin de loger décemment les « mineurs de fond », la Société des Mines avait fait édifier les habitations des « Corons », regroupées sous le nom de Cité Sainte Barbe, sur le Mont Aju, rétrocédé par M.Milcent, propriétaire du château, qui venait d’acquérir ce terrain en 1910 à la suite de la mise en vente de biens de la famille de Sesmaisons, dont une branche possédait encore à cette date le hameau Férey et diverses terres.

    Cette transplantation massive d’ouvriers dépourvus de tout lien familial et d’unité linguistique hébergés sans doute dans des conditions rudimentaires et totalement désœuvrés lorsqu’ils n’étaient pas au chantier, posa de graves problèmes relationnels.

    Un rapport établi en 1912 fait état de rixes assez fréquentes, parfois graves et même mortelles, qui surviennent entre ouvriers français et étrangers aux mines de Diélette.

    Ces mines appelées à prendre une grande extension occupent actuellement 450 ouvriers dont 150 étrangers. Trois gendarmes sont actuellement détachés provisoirement à Diélette pour y maintenir l’ordre. Demande est faite d’un poste fixe, mais comme le Parlement ne semble pas disposé à voter les crédits nécessaires pour augmenter de trois unités l’effectif de la gendarmerie de la Manche, le commandant de la compagnie de gendarmerie départementale propose de prélever un gendarme aux Pieux, un à Portbail et le troisième à Saint Jores.

    Les puits restèrent fermés jusqu’en 1927 lorsqu’une compagnie française eut racheté les installations. Après une baisse d’activité en 1931 par suite de la crise économique mondiale l’exploitation fut à nouveau arrêtée en 1933 pour reprendre de 1937 à juin 1940, à l’arrivée de l’armée allemande d’occupation.

     

    Après la Libération, la nouvelle Société entreprit une tâche difficile : vider les puits et galeries noyés par l’eau de mer pour redonner vie à l’exploitation jusqu’en 1962.

    Durant cette période faste, la production journalière moyenne de 500 tonnes de minerai fut exportée vers la Belgique ou l’Angleterre soit par bateaux jusqu’en 1956, soit par camions vers Cherbourg où le minerai était stocké sur le quai de Normandie de la gare maritime.

    Etait-ce à dire que le gisement était épuisé ? On ne peut répondre que par la négative et penser que les réserves étaient, sans se leurrer, encore importantes. Mais des rumeurs circulèrent pour tenter d’apaiser et de convaincre les dizaines d’ouvriers qui durent ou bien s’expatrier en Ardennes, en Anjou, voire en Afrique, ou bien s’inscrire au chômage s’ils n’étaient pas embauchés sur le chantier de l’usine de la Hague dont les premiers travaux de construction démarraient : les difficultés de transport étaient grandes et son coût onéreux et les infiltrations d’eau de mer nécessitaient un pompage astreignant (une nouvelle salle des pompes équipée à neuf fonctionnait depuis deux ou trois ans ! ) La sidérurgie était en crise… .

     

    Et pourtant, n’est-ce pas à cette époque qu’on vit s’ouvrir un grand complexe sidérurgique, en bordure même de la mer du Nord, qui devait traiter, par quantités énormes, le minerai mauritanien ?

     

    André Hamel, lebosco

     

    Vous retrouverez la liste de tous les témoignages des mineurs de la mine de fer de Dielette : ICI

     

     

     

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    1. LE COZ
      Publié dans 19/11/2017 le 20:38

      Article remarquable ! site découvert par pur hasard .Le nom « Dielette » a fait surgir de ma mémoire d’enfant le souvenir auditif de « Dielette » ,sans doute parce que je trouvais ce mot joli !!!!! je crois que c’est ma mère qui le citait parfois . Un nom de plage ? Ce souvenir doit dater des années 40…Mon père était officier de Marine (école navale promotion 1918) et Brest, Lorient,Rochefort, Cherbourg en sus de Toulon faisant partie des affectations à l’époque .

      Merci en tout cas et pour la qualité de cet article et l’occasion de …rêver de ma si belle enfance…

      Yves LE COZ

      Colonel d’infanterie (retiré)