• Un bateau qui vole rêvons avec le HY-41 futuriste

     

     

     

    Un bateau qui vole rêvons avec le HY-41 futuriste

     

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    Le HY-41, bateau volant, révolutionne le milieu de la plaisance.

     

    Fruit d’une intense collaboration entre Hydros, le bureau d’études JMKoncept et les cabinets VPLP et HDS, le HY-X combine efficience, performance et confort, sans faire aucun compromis. Zoom sur ce bateau à moteur hybride équipé de foils rétractables qui révolutionne le monde de la plaisance.

     

    Tout commence en 2012, quand l’ingénieur naval Jean-Mathieu Bourgeon, fort de ses 11 ans d’expérience en tant que directeur technique et scientifique du projet Hydroptère, fait le pari fou de transposer son savoir-faire acquis sur les bateaux volants pour greffer des foils sur des bateaux à moteur. Restait à trouver une société qui soit intéressée par ce type de développement. Rapidement, Hydros, ancienne filiale de l’Hydroptère, s’intéresse au projet. Un accord est scellé, le projet est lancé.

     

    « L’Hydroptère, détenteur absolu du record de vitesse à la voile, est une Formule 1 des mers, qui a demandé beaucoup de recherches et d’expérimentations. J’ai eu envie d’essayer de faire bénéficier Monsieur Tout-le-monde de ce que l’on avait pu mettre en œuvre sur ce projet, explique Jean-Mathieu Bourgeon, à la tête de la société morbihannaise JMKoncept. Je suis un adepte des foils de la première heure. Grâce à mon expérience sur l’Hydroptère, je connais tous les avantages des foils et les difficultés inhérentes. J’ai voulu mettre tout cela au service de la plaisance en imaginant un bateau à moteur performant, puissant, confortable et respectueux de l’environnement, qui permette de faire des économies de carburant ».

     

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    Ainsi est né le concept du HY-X, un bateau à moteur hybride à l’aise dans toutes les conditions. « Les foils, qui permettent notamment de s’affranchir de la vitesse des vagues et de gagner en performance, peuvent être handicapants dans certaines situations, comme lors des manœuvres dans le port, par exemple, rappelle Jean-Mathieu Bourgeon. J’ai essayé de trouver une solution hybride qui permette d’escamoter les foils et de ne les sortir que lorsque les conditions s’y prêtent. La difficulté était que l’on ne pouvait pas avoir de liaison rigide entre le moteur et l’hélice. Il a fallu imaginer une solution de transmission hydrostatique, sans arbre d’hélice directement connecté ».

     

    Le HY-41, un bateau volant avant-gardiste

     

    Avant de se lancer dans la production du HY-41, Hydros, qui a pu compter sur l’expertise de Jean-Mathieu Bourgeon via sa structure JM Koncept, mais également de VPLP ou HDS, a décidé de valider le concept à l’échelle 1/2, en construisant entre janvier et mai 2014 une maquette expérimentale, le HY-X, au chantier Technologie Marine de Charlie Capelle. « Le HY-X permet de valider tout le concept et de vérifier que la pratique est bien conforme à la théorie, avant de s’attaquer à la construction du bateau dans sa version définitive », poursuit Jean-Mathieu Bourgeon.

     

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    Mis à l’eau à La Trinité-sur-Mer en juin 2014, le HY-X a tiré ses premiers bords dans le Morbihan avant d’être testé sur plusieurs plans d’eau, à Bordeaux, à Cannes, à Monaco et sur le lac Léman. Si pour l’heure, le prototype, qui décolle aux alentours des 13 nœuds, affiche une vitesse de pointe de 30 nœuds avec foils contre 20 nœuds sans foils, le HY41 devrait pouvoir monter jusqu’à 45 nœuds. « On a pu valider le gain apporté par les foils en matière de vitesse, mais également de confort et d’économie de carburant (de l’ordre de 30 %, N.D.L.R.), qui sont des enjeux très importants. La prise de conscience écologique est forte dans le milieu de la plaisance ».

     

    Révolutionnaire, le HY-41, propulsé par deux moteurs, ne sera pas accessible à toutes les bourses. « Quand nous l’avons imaginé, le secteur de la plaisance était en crise, alors que le segment du luxe était en croissance. Le HY-41 est donc conçu comme un tender de luxe en carbone, avec beaucoup de technologie embarquée, et il y a un vrai travail au niveau des finitions, précise Jean-Mathieu Bourgeon. Il devrait être commercialisé au prix de 1,5 million d’euros. Mais dans le futur, le concept pourrait être adapté aux navires de servitudes ou à des bateaux plus petits ».

    Nautisme.com

     

     

     

     

     

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