• Double meurtre du bar et de la pêche de loisir en mer

     

     

    Voir aussi l’article du 29 octobre 2016 :

    Gestion du bar 2017 propositions de mesures de la commission européenne

    Double meurtre du bar et de la pêche de loisir en mer

     

     

    Il était une fois un poisson qui s’appelait « BAR »

     

    Bar (3)

    Depuis de nombreuses années, moult alertes ont été faites par la pêche de loisir sur la surpêche du bar, par les pélagiques et chalutiers, sur les frayères, en période de reproduction, à une taille de 36 cm (taille à laquelle il ne s’est jamais reproduit), etc…, alertes qui ont été prises au sérieux quand les surpêcheurs ont commencé à se rendre compte qu’à force de taper dedans, il y avait de moins en moins de bars !

    Le seigneur de La Palice en aurait dit tout autant !

    Un des responsables tout désigné : la pêche récréative !!! Grand n’importe quoi.

     

    De beaucoup ont la mémoire courte, il n’y a pas si longtemps que cela, la morue a disparu complètement des bancs de Terre-Neuve. La pêche récréative comme bouc émissaire, ça ne pouvait pas le faire, c’est un peu loin !

     

    Comme en matière d’absurdités, d’idioties, d’inepties pour ne pas dire de conneries, on ne peut pas régresser, on ne peut que faire mieux, voyons un peu cette prolifération depuis janvier 2015.

     

    Rétrospective des 18 derniers mois

    ou double meurtre du bar et de la pêche de loisir en mer

    Janvier 2015

     

    Position de la commission européenne

    Le Comité National des Pêches (CNPMEM) a traduit les extraits du communiqué écrit en anglais que la Commission Européenne vient de diffuser sur la gestion du stock du bar :

    Le CNPMEM « L’interdiction du chalut pélagique est la première étape d’une série de mesure. »

    « Afin d’aider à la reconstitution du stock de bar, des actions complémentaires sont nécessaires pour limiter l’impact des autres activités de pêche commerciales et récréatives. »

    « Pour la pêche récréative, qui représente près de 25% des captures de bar, une limite de trois bar par jour et par pêcheur. »

    « Pour les autres métiers que le chalut pélagique, inclusion d’une limitation des captures. La CE travaille avec les États membres concernés pour préparer une proposition à remettre au Conseil des Ministres dès que possible. »

     

    Avril 2015

     

    Les pêcheurs de loisir soutiennent des mesures fortes mais justes pour protéger le bar européen.
    Le 14 Avril 2015, le Forum du Parlement européen pour la pêche de loisir et de l’environnement aquatique a accueilli plus de 40 participants à un événement intitulé : La pêche récréative du bar et sa gestion à long terme. La gestion durable du bar est de la plus haute importance pour les pêcheurs de loisir de l’UE ainsi que pour le secteur économique qui repose sur leurs activités.
    La députée européenne Norica Nicolai, Présidente du Forum, a prononcé les mots de bienvenue à cette conférence, présidée par le député européen Alain Cadec, Président de la Commission PECH du PE. Monsieur Cadec a présenté les recommandations scientifiques du CIEM sur l’état dramatique du stock de bar dans l’Atlantique nord-est. Il a rappelé qu’une bonne gestion de la pêche au bar devait être fondée sur un dialogue entre les pêcheurs de loisir et les professionnels.

    1. Jean Claude Bel, CEO de l’Association européenne des fabricants et grossistes de matériel de pêche sportive (EFTTA), a souligné que dans certains pays l’emploi et les gains économiques générés par les 25% de bar capturés par les pêcheurs de loisir sont jusqu’à 75% plus élevés que pour la pêche commerciale. « La pêche récréative devrait être traitée de façon équitable et son poids socio-économique reconnu. »
    2. Jean Kiffer, Président de la FNPPSF, membre de l’Alliance européenne des pêcheurs de loisir (EAA), a présenté le cas de la France, où la situation dramatique comprend beaucoup de braconnage. Monsieur Kiffer a demandé que les mesures de contrôle soient renforcées et a déclaré que la pêche au bar devrait être interdite pendant la saison de reproduction, dans toutes les zones et pour tous les pêcheurs.
    3. Jan Willem Wijnstroom de l’EAA a expliqué que les pêcheurs de loisir demandent des mesures de protection depuis les années 2000. Les stocks de bar étant désormais en grand danger, des mesures urgentes sont nécessaires. L’EAA préconise l’augmentation de la taille minimale de débarquement (TMD) pour tous et une réduction rapide de la mortalité de cette pêcherie.
    4. Bernard Friess, Directeur à la DG MARE, Commission européenne, a déclaré que la Commission a pris la décision exceptionnelle d’introduire des mesures d’urgence en janvier 2015 pour faire face à cette situation alarmante. Elle va maintenant proposer aux États membres de l’UE de nouvelles limites de capture pour toutes les pêcheries commerciales ainsi qu’une augmentation de la taille minimum de capture à 42 cm. La Commission prépare également une proposition de plan de gestion à long terme pour les pêcheries de bar du Nord et du Sud de l’Atlantique. Ce plan devra être adopté par le PE et le Conseil.

    Ces annonces ont été chaleureusement accueillies par les représentants des pêcheurs de loisir. Après un débat animé entre le public et les 10 députés présents, l’événement a été conclu par le député européen Richard Corbett, qui a lancé un appel pour des mesures équitables qui doivent principalement concerner la pêche commerciale, puisque c’est à elle que revient le rôle principal dans la préservation de cette espèce emblématique. « Les pêcheurs de loisir accepteront d’être limités dans leurs activités tant qu’ils ne seront pas les seuls à faire des sacrifices ».

     

    Juin 2015

     

    Commission Européenne : de nouvelles mesures attendues pour le bar

    La Commission européenne étudie de nouvelles mesures de protection. Parmi celles-ci figurent la mise en place de quotas mensuels pour tous les métiers et la généralisation d’une taille minimale de capture de 42cm.

    La plupart des pays européens ont fait savoir qu’ils étaient favorables à la mise en place de telles mesures. Comme à l’accoutumée, les pêcheurs professionnels français se singularisent et refusent ces mesures qu’ils jugent trop radicales !

    Espérons que la commission maintiendra sa position. Si tel n’était pas le cas et si la taille de 42cm était maintenue uniquement pour la pêche de loisir, nous étudions la possibilité de porter l’affaire devant la Cour de Justice européenne.

    Le Comité Directeur de la FNPPSF

     

    Juillet 2015

     

    Texte traduit de l’anglais: l’UE augmente la taille minimale du bar en Mer du Nord (02/07/2015). L’Union européenne a pris aujourd’hui une autre étape pour protéger les stocks de bars en Europe. Les 28 États membres de l’UE ont accepté la proposition de la Commission d’augmenter la taille minimale du bar en mer du nord de 36 à 42 cm.
    La nouvelle règle vaut pour les pêcheurs commerciaux et récréatifs dans la zone nord, qui concerne la mer du Nord (centre et sud), la Manche, la mer d’Irlande et la mer Celtique (zones IVb,IVc, VIIa, VIId,VIIe, VIIf,VIIg,VIIh). Cela permettra d’améliorer la protection de ce précieux stock et de lui donner plus de chance de produire de jeunes poissons avant qu’il ne soit pris. La Commission va maintenant procéder à l’adoption des mesures convenues.

     

    Double meurtre (1)

     

    La Commission a également proposé d’augmenter la taille minimale pour les deux stocks de bar du sud dans les eaux ibériques et le golfe de Gascogne. Les États membres ont toutefois signalé des données moins fiables disponibles concernant ces stocks.
    Elle va donc demander à renouveler le conseil scientifique sur les stocks du sud, qui va alimenter de nouvelles propositions sur le bar avant 2016. Le bar a une valeur commerciale élevée, espèce emblématique pour les pêcheurs récréatifs et commerciaux. Mais les stocks de l’UE sont gravement menacés. Les scientifiques conviennent que les captures de cette espèce doivent être considérablement réduites, en raison de la pression de pêche et de reproduction plus faible.
    La décision d’aujourd’hui est la dernière étape d’un ensemble de mesures proposées par la Commission pour 2015 pour enrayer le déclin de ce stock et de préparer la voie à suivre pour d’autres mesures de gestion en 2016.
    Les étapes précédentes comprennent une interdiction à court terme sur le chalutage pélagique, une limite de 3 poissons pour les pêcheurs récréatifs et pour le reste de 2015 (dans certaines zones), une limite mensuelle de capture et une fermeture de la zone autour de l’Irlande pour la pêche commerciale.

     

    Les commentaires de la Fédération Nationale des pêcheurs Plaisanciers Sportifs de France :

    Ces nouvelles dispositions gomment en partie l’injustice de la situation française qui impose aux seuls pêcheurs de loisir une taille minimale de capture de 42cm. Nous espérons que les services ministériels français sauront enfin prendre en compte les nouvelles orientations décidées à Bruxelles et cesseront de discriminer aussi injustement les pêcheurs de loisir français pour satisfaire les uniques intérêts de la grande pêche professionnelle.

    Nous allons peser de tout notre poids pour que cette mesure de taille minimale à 42cm mais aussi toutes les autres mesures prises concernant les quotas mensuels et la protection des frayères soient étendues à toutes les zones et à tous les métiers en 2016. La Commission semble convaincue du bien fondé de notre position, il nous reste à convaincre certains États membres dont la France pour que ces mesures soient effectives et généralisées en 2016.

     

    Les « représentants » des loisirs ne font pas le poids dans la balance ….

    Septembre 2015

     

    Le bar passe enfin officiellement à 42 cm pour les pros au nord du 48 ème parallèle.

     

    10 novembre 2015

     

    Pour préserver la ressource en 2016 la commission européenne propose :

    Interdiction de pêche au bar pendant le 1er semestre 2016 pour tous ! Pas de jaloux !

    Puis pour le 2ème semestre : 1 Tonne / mois pour les Pros et 1 Bar/Jour pour les récréatifs

    Tout ceci n’est que la conséquence d’une pêche effrénée aux chaluts divers, et sennes danoises provoquant beaucoup de mortalité sur des poissons non commercialisables et ou inférieurs à la taille légale. Les pêcheurs récréatifs pêchant plutôt près du bord, par définition, subissent tout comme les ligneurs au bar, les conséquences de ces types de pêche professionnelles et industrielles.

    Ces mesures ne seraient appliquées qu’au Nord du 48° parallèle soit environ au nord du cap Sizun juste en dessous de Brest.

    La balle est désormais dans le camp des pays membres. Tout cela se discutera à la commission nationale le 4 décembre 2015 et au conseil Européen des ministres le 11 décembre 2015 des propositions faites par la commission Européenne qui semble faire preuve d’un autisme presque affligeant.

     

    Selon la Fédération Nationale:

    « Ces propositions n’ont fait l’objet d’aucune concertation préalable. Elles sont inacceptables dans l’état et pourraient sonner le glas de la pêche de loisir. La Fédération nationale des pêcheurs plaisanciers entreprend sine die toutes les démarches nécessaires auprès des autorités nationales et européennes. Plus nous serons nombreux, plus nous pourrons être entendus. »

    Jean Kiffer Président de la FNPPSF

     

    10 décembre 2015

     

    Proposition de résolution européenne concernant la gestion des stocks halieutiques des eaux de l’union européenne, le texte complet : http://www.senat.fr/leg/ppr15-248.html

     

     

    16 décembre 2015

     

    Concernant le bar :

    En zone Nord en 2016, le moratoire de 6 mois voulu par la Commission a été ramené à 2 mois (février-mars) uniquement pour les ligneurs et les fileyeurs particulièrement dépendants de cette pêche. Les ligneurs bretons appliquent déjà ce repos biologique.

    En dehors de la période de fermeture, les ligneurs et les fileyeurs pourront pêcher 1,3 tonne par mois, et les autres métiers (senne danoise, chalut pélagique et fond) : 1 tonne par mois. La taille est fixée à 42cm pour tous depuis l’automne dans cette zone.

    Pour la pêche récréative dans cette zone (nord cap Sizun) l’interdiction de pêche est fixée pour 6 mois, puis un bar par jour et par personne !!

    En zone sud : Golf de Gascoge VIIIa et VIIIb

    En 2016 pas de changement par rapport à 2015. Pourtant c’est là que 97% des captures sont réalisées.

    Article extrait partiellement du communiqué du secrétariat d’état chargé des transports de la mer et de la pêche.

     

    18 décembre 2015

     

    prises de bars

     

    Les captures de bars n’ont cessé d’augmenter tandis que le nombre de reproducteurs s’effondre depuis 2010, malgré une embellie au début des années 2000 due à des conditions environnementales favorables.

     

    23 décembre 2015

     

    Le compte rendu de la FCSMP (Fédération de Chasse Sous-Marine Passion)

     

    Le Bar en Manche : une bataille perdue dans un combat difficile

    Interdire la capture d’une espèce emblématique comme le bar six mois de l’année en Manche, pour n’autoriser qu’un seul prélèvement/jour les 6 mois restants est scandaleux. A Bruxelles, le pêcheur loisir français vient d’être floué, ses défenseurs traités à la petite semaine.  Certes, on pourrait se féliciter de l’absence de chalutage sur les frayères, disserter sur le sauvetage de la petite pêche, mais cette mesure couperet illustre une décision irresponsable prise de façon partiale dans un contexte d’affolement !

     

    Les mesures

    – prohibition de 6 mois (janvier à juin) pour tout type de pêche (commerciale et récréative), sauf les arts mineurs (palangres, hameçons et trémail), qui bénéficieront d’une prohibition de 2 mois (février et mars)

    – limite de captures à 1300 kg par mois et par embarcation pour les arts mineurs et 1000 kg par mois pour le reste.

    – durant les 6 mois de prohibition, les pêcheurs récréatifs pourront appliquer la capture no kill. Hors de ces 6 mois, la limite de capture sera de : un bar par jour et par pêcheur.

    Ces mesures s’appliqueront à partir du 16 janvier 2016 en Irlande, au Royaume Uni, en France, au Pays Bas, en Belgique, en Allemagne et au Danemark.

     

    A Bruxelles : une décision sur le bar prise sous l’emprise de la panique

    Face à l’état alarmant du stock bar en Manche Mer du Nord, la décision européenne sur le bar pour 2016 est dictée par l’urgence de la situation. L’idéal aurait été de fournir les efforts bien avant et de permettre une restauration du stock sur plusieurs années, car si cette mesure est réellement appliquée, elle va impacter de façon très significative toute la filière nautique liée à la pêche plaisance – fabricants de matériel de pêche de chasse sous-marine, de bateaux, tourisme –  et la mettra en péril dans les régions concernées.

    Malheureusement, la décision de décembre 2015 est à la fois tardive et brutale.

     

     

    L’urgence au niveau des décideurs européens

    La commission Européenne se base avant tout sur les avis du CIEM (Conseil International pour l’Exploration de la Mer).

    L’objectif, suite aux avis du CIEM, est d’atteindre le rendement maximal durable (RMD) progressivement jusqu’en 2020.  Or, la commission européenne a choisi de restaurer le RMD au plus vite en 2016.

    Prendre des mesures drastiques pour restaurer le stock très rapidement, sans se préoccuper des conséquences économiques ou sociales, est irresponsable. Surtout que la restauration du stock était envisageable sur du moyen terme -5ans- sans impacter aussi fortement les filières professionnelles et loisirs. Les fédérations de pêche loisir avaient déjà préconisé la prise en compte économique de la filière plaisance, mais la commission n’en n’a pas tenu compte.

     

    La pêche loisir, le bon élève puni

    Depuis déjà plusieurs années, les fédérations signataires de la charte d’engagements et d’objectifs pour une pêche maritime de loisir éco-responsable dénoncent ouvertement la pêche intensive sur les frayères en pleine période de reproduction ; cette pratique qui s’est généralisée suite au moratoire sur l’anchois en 2005, est en grande partie responsable de la détérioration de la ressource.

    Nous avons également accepté, pour lutter contre le braconnage, le marquage du poisson, de même, nous avons demandé aux pêcheurs de loisir de respecter une période de repos biologique dès l’année dernière. Conscients des difficultés avérées de la ressource, nous avons proposé fin 2012 le passage de la taille minimale de capture du bar à 42cm, taille rappelons-le au-dessous de laquelle, le bar ne se reproduit pas.  La pêche professionnelle a refusé de s’aligner et a continué de pêcher de façon irresponsable à 36cm, aggravant ainsi le problème avant qu’elle ne soit forcée à le faire en 2015.  Ainsi, depuis la mise en place de cette mesure, on estime que les prises des plaisanciers ont sensiblement diminué selon les secteurs. Les chiffres sur lesquels s’appuie la CE ont été établis à partir de données antérieures à 2012 et ne tiennent donc pas compte de la baisse induite par ce changement de taille.

     

    L’application en France d’une mesure injuste dès 2016 ou existe-il un répit ?

    Des marges de manœuvres comme l’augmentation de la maille, des protections spatio-temporelle (protection des nourriceries), le début de la période de repos dès décembre (mois de reproduction à la différence de Juin) auraient été préférable à une mesure drastique. Mais le 1 bar/jour 6mois l’an risque bel et bien de devenir le quotidien des pêcheurs loisirs de Manche.

     

    Le lobby pêche loisir isolé

    La disparition de la concertation entre l’État, le CIEM et le monde de la pêche loisir risque de se traduire aujourd’hui par ces mesures chocs. Mesures qui vont avoir l’impact d’un tsunami au niveau de la filière pêche de loisir. Or, les Assises de la pêche plaisance, la création de la confédération du nautisme, montrent que la myopie de Paris vient à contre-courant du développement de la force politique et économique de la pêche loisir.

     

    Quelles perspectives

    Au conseil des ministres européens en charge de la pêche, notre ministre n’a pas su ou pu défendre le monde de la plaisance qu’il était censé représenter. Il est impératif que le dialogue entre l’État et les Fédérations soit restauré d’urgence. La réactivation récente de l’interface nationale Charte d’Engagement pourrait bien représenter le vecteur de négociation qui a fait défaut ces derniers temps.  A Bruxelles, seules quelques structures internationales représentent et défendent la pêche récréative, noyées dans un florilège d’ONG bien installées, leur marge de manœuvre est limitée. Il s’agit de l’Alliance Européenne des Pêcheurs de Loisir, EAA (Européan Anglers Alliance), l’Association européenne des fabricants et grossistes de matériel de pêche sportive en mer, EFTTA, et l’IFSUA, International Forum for Sustainable Underwater Activities, pour la chasse sous-marine. C’est donc au niveau de nos politiques que nous devons avant tout agir afin que ceux-ci soutiennent de façon efficace notre activité !

     

    Les mesures d’urgence prises pour 2016 feront place en 2017 à de nouvelles mesures négociées visant des objectifs à moyen ou long terme. Par ailleurs il est primordial qu’une réflexion soit menée sur le plan national au sujet des mesures à prendre pour la zone VIII afin d’éviter à l’avenir la répétition de ce scénario catastrophique pour les pêches de loisir et professionnelle.

    A ce titre, une maille à 42cm et une période de repos de 2 mois sur les eaux territoriales françaises et l’instauration d’un quota journalier serait un moyen d’agir en amont pour la préservation des stocks dans le Golfe de Gascogne.

     

    Précisions et réactions

    Les loisirs, encore une fois, par manque de représentativité (on ne parle pas d’une seule voix), sont les grands perdants de cette mascarade, après la maille à 42, l’ablation des caudales, le quota de 3, nous passons à 6 mois sans quota et 1 poisson /jour/pêcheurs les 6 autres mois, nul doute que cela se réduira encore dès l’année prochaine jusqu’à ne plus avoir quoique ce soit à grappiller de ce côté.

    Nous représentons pourtant un poids économique supérieur à la pêche pro.

    (Source CNP confédération du nautisme et de la plaisance)

     

    –       9 millions de plaisanciers (Fédérations sportives, clubs et associations : 3 millions de pratiquants réguliers dont 900 000 licenciés / 6 millions pratiquants occasionnels)

    –       5 000 entreprises

    –       50 000 salariés

    –       570 ports de plaisance maritimes, fluviaux et lacustres

    –       Poids économique direct > 5 milliards d’euros.

     

    Double meurtre (2)

     

    Pour l’EAA (EUROPEAN ANGLERS ALLIANCE) et l’EFTA (L’Association européenne de libre-échange (AELE, en anglais European Free Trade Association, EFTA) la pêche récréative européenne représenterait un marché de plus de 25 milliards d’euros dont 8 à 10 milliards seraient à attribuer à ce qui concerne la pêche en mer.

    Ainsi la pêche récréative en Europe concernerait directement 2900 entreprises (fabricants, grossistes et distributeurs) et 12.900 magasins de pêche pour près de 100.000 emplois.

    Manifestement, bien que très nombreux nous ne faisons pas assez de bruit pour être entendus, nous avons nos fédés, ils ont leurs lobbies ……..

    Espérons que la naissance de la CNP le 27 octobre nous aidera à nous faire entendre un peu plus………

     

    Mercredi 2 décembre 2015

     

    Le nombre important d’articles de presse qui évoquent le poids des lobbies montre que cette question occupe maintenant une place importante dans la société française et européenne, même si elle reste rarement envisagée sous l’angle d’une nécessaire régulation du lobbying et de son impact sur la décision démocratique. De même, les incessantes affaires de conflits d’intérêts au sujet de politiques, hauts fonctionnaires ou experts scientifiques, jettent un doute sur l’impartialité des décisions prises… En réponse à ces abus, le lancement d’alerte et sa protection ont également surgi dans le débat.

     

    28 janvier 2016

    Le double meurtre du bar et de la pêche de loisir en mer annoncé

    L’article 10 du règlement de l’union Européenne paru au Jo ce 28 janvier reprend ce qui avait été indiqué lors de la réunion du 16 décembre dernier pour la pêche au bar en 2016 avec des détails supplémentaires. Vous trouverez ci-après l’extrait concerné pour la pêche récréative alinéas 5 et 6.

    Mesures pour le bar-extrait-du-JO-UE-28-01-2016

    Tous les pêcheurs au nord du 48 ème parallèle (baie de Douarnenez) sont concernés, même ceux pêchant du bord jusqu’à Dunkerque pour les Français. Pas de bar jusqu’à fin juin. La fédération Française des pêcheurs plaisanciers en mer est furieuse. Attention au retour de manivelle ! Elle se prépare à des actions Nationales et Européennes.

     

    Et pour 2017 :

    Cela va être « Ceinture pour tout le monde »

    Double meurtre du bar et de la pêche de loisir en mer

    Ceci n’est qu’un point d’interrogation… Comme son nom l’indique, le CIEM ne donne que des conseils sur des bases statistiques et n’a aucun pouvoir législatif … Son rôle est donc consultatif …. Le tout est de savoir si ses conseils seront suivis et si oui, dans quelles mesures et à quel degré, par les décideurs … à suivre …
    Le CIEM –le Conseil International pour l’exploration de la mer—vient de publier son avis scientifique concernant les captures de bars en 2017: après avoir conseillé de ne pas dépasser 541 tonnes en 2016, l’avis du CIEM pour 2017 est d’observer un MORATOIRE TOTAL pour le bar, c’est-à-dire qu’il préconise une fermeture totale de toutes les pêches du bar, du 1er janvier au 31 décembre 2017, dans les eaux au nord du 48ème parallèle, qu’elles soient commerciales ou récréatives..
    Cet avis ne surprendra pas tous ceux qui suivent le dossier depuis quelques années : Il fallait bien sûr s’y attendre.
    Le CIEM commente sa décision par ses termes :
    « Les mesures d’urgence prises en 2015 ont réduit les captures de bars par les chaluts pélagiques, mais aussi celles des bars capturés à titre accessoires par d’autres pêcheries. La mortalité par pêche en 2016 est supposée être la même qu’en 2015 pour la prévision des captures et les résultats montrent que même dans l’hypothèse de zéro capture en 2017, le stock restera en dessous de Blim en 2018 (ndlr : Biomasse limite en dessous de laquelle le stock peut rester indéfiniment déprimé, même en cas d’arrêt total de toute pêche).

     

    Cependant, de nouvelles mesures de gestions ont été introduites en 2016 qui pourraient conduire à une mortalité par pêche inférieure à celle supposée. Une analyse conduite par le CIEM montre que si la mortalité par pêche baisse de 30% en 2016, ce qui parait plausible avec les mesures de gestions introduites pour cette année, et aucune capture de bar en 2017, le stock pourrait repasser juste au-dessus de Blim en 2018. Le CIEM considère que stopper toute pêche du bar en 2017 est l’avis pertinent qui reste valable même s’il est effectivement constaté une baisse de la mortalité par pêche en 2016. »
    Et au sud du 48 ème ? Pour le Golfe de Gascogne, on reste sur un avis formulé en 2015 guère contraignant pour les commerciaux puisque le CIEM conseillait de ne pas dépasser 2634 tonnes pour 2016 et pour 2017. Sauf que les données publiées par AGRIMER permettent aujourd’hui de se rendre compte que les captures professionnelles ont lourdement chuté en 2015 à un niveau de l’ordre de 2 100 tonnes, malgré un effort de pêche maximal : le stock baisse dans le golfe de Gascogne, bien entendu. Des restrictions urgentes sont demandées pour ne pas reproduire la situation catastrophique du nord.

     

    Vers une interdiction de la pêche au bar en 2017 ?

    Les scientifiques du CIEM ont placé la mer Celtique, la mer d’Irlande, la Manche et la mer du Nord en alerte rouge pour 2016. Selon eux, la situation est « catastrophique », écrivent-ils dans leur rapport 2015.

    Le stock continue de s’appauvrir, mais en plus, ses chances de se redresser sont fortement compromises par le faible niveau de juvéniles des dernières années.

    Ils pointent du doigt des bateaux de pêche de plus en plus nombreux. « Les débarquements (pêche professionnelle et récréative) ont très fortement progressé depuis 20 ans » et des « hivers récents particulièrement froids pourraient avoir comme conséquence un stock d’adultes peu abondant dans les années à venir ».
    Pour 2016, le CIEM avait recommandé que les captures totales de bar en 2016 ne dépassent pas 541 tonnes. « Pour 2017, le CIEM préconise l’interdiction totale de la pêche au bar, continue Nicolas Leblanc. C’est désormais à l’Union Européenne de prendre sa décision. »

     

    Des mesures « trop sévères » pour les pêcheurs

    Depuis le début de la belle saison, des pêcheurs ont été surpris avec plus d’un bar et ont écopé d’amendes en Normandie, notamment dans la Manche. Pour Jean Lepigouchet, du Comité de la pêche maritime de loisir dans la Manche, ces nouvelles mesures sont « trop strictes » :

    Nous, pêcheurs de loisir, nous n’allons pas forcément à la pêche tous les jours, explique-t-il à Normandie-actu. Ce que nous aimerions, ce serait avoir un quota de 31 bars par mois et non pas un bar par jour… Le CIEM parle d’interdiction totale de la pêche au bar pour 2017. Je pense que c’est une solution trop radicale, surtout pour les petits pêcheurs comme nous. Ce qu’il faut faire, c’est d’abord interdire le chalutage en période de reproduction, de la mi-décembre à la mi-avril. Cela fait beaucoup de mal à l’espèce.

    Jean Lepigouchet ne comprend pas non plus pourquoi les restrictions se cantonnent à la Manche et ne se répercutent pas dans l’Atlantique. « Là-bas, on continue de pêcher allègrement le bar, souligne-t-il. Et on ne va pas me faire croire que cela n’a aucune incidence sur nos côtes… »

     

    Des amendes qui peuvent aller jusqu’à 22.500 euros !
    Être contrôlé avec plus d’un bar par pêcheur est considéré comme un délit pénal. Au moment du contrôle, c’est la gendarmerie maritime qui dresse le procès-verbal, qu’elle envoie ensuite au procureur de la République et aux Affaires maritimes, service de l’État. L’amende peut aller jusqu’à 22.500 euros ! La même somme est encourue si le pêcheur est en possession d’un bar qui fait moins de 42 cm.
    À noter également que pour lutter contre le braconnage, les pêcheurs doivent marquer, par ablation, la partie inférieure de la nageoire caudale du poisson, juste après la capture. Si ce n’est pas le cas, l’amende encourue peut également aller jusqu’à 22.500 euros. Alors attention aux fraudeurs, cela peut faire mal au portefeuille…

     

    Comme vous pouvez le voir c’est l’oppression et la répression pour la pêche de loisir

     

    Bizarrement, on continue de voir sur les étals de nos poissonniers des bars « sauvages » portions d’environ 36 cm (en dessous de la maille) et qui ne se sont pas reproduits et ceci toute l’année même en période hivernale de reproduction. Les professionnels n’ont pas la même réglementation que les particuliers ? Le lobby de la pêche professionnelle est donc plus important que celui de la pêche récréative… Les restrictions, elles sont hélas nécessaires mais elles devraient être harmonisées. La pêche professionnelle devrait être plus réglementée (taille > 42 cm, respect du repos biologique, limitation de la pêche aux filets sur les barsières…).

     

     

    Nous restons dans l’expectative, et si 2017 s’annonçait comme prévu ???????

     

    Cela risque de chauffer,

    et devant le ras le bol général:

    retenir les troupes va être très très dur !

     

    devant un gouvernement qui fait l’autruche.

     

    Vous pouvez suivre les débarques de bar de ligne ici et les débarques toutes techniques confondues de la semaine du 18 au 24 juillet 2016.

     

    Lebosco avec un coup de main des Pêcheurs récréatifs en mer qui vont péter les plombs et des : Les Pêcheurs de Saint-Jean-de-Monts

    Les despéradiens

     

     

    Un article du Marin de début juillet :

    Bar en zone nord : le Ciem préconise un moratoire total

    Publié le 04/07/2016 18:28

    Les avis scientifiques du Ciem ne sont pas toujours d’une grande limpidité, mais celui sur le bar en zone nord, sorti le 30 juin, est cinglant : « Si l’approche de précaution est appliquée, il devrait y avoir zéro capture (commerciale et récréative) en 2017. » L’état du stock a empiré, déplore le Ciem, malgré les mesures drastiques déjà prises en 2015 et 2016.

    La taille du stock des reproducteurs, en déclin depuis 2010, est passée sous la biomasse limite. La mortalité par pêche a récemment décliné, mais après des années de hausse des captures (commerciales et récréatives mélangées). Les recrutements en juvéniles sont « très pauvres » depuis 2008, décrit le Ciem. Mais, petite lueur d’espoir, le recrutement en 2013 apparaît comme le meilleur de ces dernières années.

    Les captures de bar ont été réduites par des mesures d’urgence drastiques en 2015 (chalut pélagique), amplifiées en 2016 (tous métiers). Selon les projections du Ciem, si les captures de 2016 sont au niveau de celles de 2015, même avec zéro capture en 2017, le stock restera sous la biomasse limite en 2018. Et même si la pêche est finalement réduite de 30 % en 2016 par rapport à 2015, ce qui semble plausible compte tenu des mesures de gestion, le Ciem préconise tout de même un moratoire total, signalant qu’alors l’arrêt des captures en 2017 porterait le stock probablement juste au-dessus de la biomasse limite.

     

    « Arrêt de mort ? »

     

    L’écart entre les avis du Ciem et les captures ces dernières années : en 2014, avis selon l’approche RMD à 2 707 tonnes, captures à 2 682 tonnes (captures commerciales seules) ; en 2015, avis à 1 155 tonnes (commercial + récréatif), captures commerciales à 2 040 tonnes ; en 2016, avis à 541 tonnes (commercial + récréatif), captures encore inconnues. En 2017, l’approche RMD laisse donc place à l’approche de précaution, avis à 0. Commentaire sur twitter de la plateforme de la petite pêche : « Après 2016 très dur pour les ligneurs, 2017 va-t-il sonner leur arrêt de mort ? »

    Le Ciem pointe des incertitudes dans l’évaluation, liées aux données de capture difficiles à chiffrer, notamment à la pêche récréative, où l’on se base encore sur une estimation ponctuelle à 1 500 tonnes réalisée il y a quelques années suite à des enquêtes. Les contours de ce stock « nord » (mer du Nord centre et sud, mer d’Irlande, Manche, canal de Bristol, mer Celtique) sont aussi toujours mal connus, mais des campagnes de marquage sont en cours pour mieux cerner les populations de bar. Autre inconnue, les taux de survie des bars rejetés, forcément nombreux du fait de la taille minimale passée de 36 à 42 cm et des pourcentages limites dans les captures. Une nouvelle évaluation du bar sera conduite en 2017.

     

     

     

    20 commentaires ont été rédigés, ajoutez le votre.

    1. betega
      Publié dans 06/12/2016 le 18:04

      je pratique la pêche récréative au bar depuis 50 ans et j’ai pu constater la diminution de la ressource depuis 20 ans. De 300 bars retenus par an il y a 20 ans je suis passé à 6 en 2016. il est grand temps d’interdire à tout le monde et dans toutes les zones, le temps de reconstruire les stocks et ensuite mettre des limites équitables pour tous.

      • rando
        Publié dans 14/12/2016 le 17:39

        je pratique le surf casting en vacances dans les landes pour le fun et je n’ai pris qu’un bar cet été ( 62 cms ) en trois semaines de pêche mais irrégulières. Je ne détruis pas la ressource je pense. Mais que penser des bateaux non pro qui mettent les filets et qui ramassent tout ( j’ai des photos !!!!!! ) Ils ramassent en une seule fois autant de poissons que je n’en prendrait jamais. Et des lignes ou filets posés près du bord.
        Tout se prend même l’illégal. Voila ce que l’on devrait éliminer …..
        Bon courage

    2. Domino72
      Publié dans 27/10/2016 le 13:08

      Bonjour à tous,
      très intéressant et instructif ce compte rendu de l’évolution de la règlementation.
      Je suis un pêcheur du bord et suis d’accord de règlementer la pêche de loisir .
      Je ne comprend pas pourquoi les mesures ne s’applique pas sur tout le territoire (je pêche en Atlantique ) .
      Il y a une mesure qui me semble nécessaire à prendre c’est l’interdiction de poser des filets pour les plaisanciers,
      car je ne vois pas le plaisir de prendre du poisson comme cela,les quotas ne peuvent pas être respectés car il est difficile de remettre un poisson mort à l’eau !!!
      Dommage qu’il n’y est pas plus de contrôle surtout dans les ports à l’arrivée des bateaux.
      Ceci n’est qu’une réflexion d’un petit pêcheur avec 6 bars gardés pour 2016.

      • Jean-Claude
        Publié dans 15/12/2016 le 13:22

        Tout a fait d’accord ! je ne vois pas l’interet de pecher au filet !
        Je possede un bateau et jamais je n’ai eu envie de pratiquer cette peche !

    3. team action reaction
      Publié dans 11/08/2016 le 14:01

      pour notre part je pense que tu ne reflètes pas la pêche de loisir julien

    4. jc Deleforge
      Publié dans 09/08/2016 le 21:12

      La conservation en bonne forme des stocks de bars est l’affaire de tous, aussi bien pros ou les periodes et les zones doivent etre strictement réglementées , mais de meme par les pêcheurs de loisirs dont pas mal feraient bien de prendre conscience que le bar n’est pas le seul poisson a prendre. De même pour les periodiques de pêche qui en font la promotion intensive par pubs directes ou deguisees en articles

    5. Julien DIEUDONNE
      Publié dans 09/08/2016 le 12:28

      Ah bizarrement mon commentaire d’hier vient d’apparaître, un p’tit coup de pression pour pousser à la discussion ça fait pas de mal!

      • lebosco
        Publié dans 09/08/2016 le 12:37

        Bonjour Julien, s’il n’y a personne derrière l’ordinateur les commentaires ne vont pas paraître tout seul. Je vous ai envoyé un mail explicatif.

    6. Frederic 14
      Publié dans 09/08/2016 le 12:01

      Admin d’un forum de pêche en normandie, je relaye sur mon FB et mon forum.
      Il faut vraiment se regrouper pour agir.

    7. Julien DIEUDONNE
      Publié dans 09/08/2016 le 11:52

      Voici le commentaire laissé sur ma page facebook! Un peu de pub ça vous fera pas de mal!

      « Port diélette, un port de viandards »
      Hier, j’ai laissé un commentaire sur leur site suite à un article oû ils se plaignaient du 1 bar par pêcheur, je leur ai expliqué ma vision de la pêche sportive, visiblement ça ne leur a pas plu puisqu’ils ont refusé de publier mon commentaire…pour eux ne pas perdre de clients pêcheurs pour leur port est plus important que la réserve de bar, quelle honte!

    8. Julien DIEUDONNE
      Publié dans 09/08/2016 le 11:23

      Vous étiez en désaccord avec mon commentaire, celui-ci n’a pas été publié et vous demandez à ce que tout le monde se mette autour d’une table pour discuter, alors que vous n’acceptez pas la contradiction, c’est pas gagné! Je vais aller de ce pas vous faire un peu de pub sur ma page facebook ou j’ai une bonne cinquantaine d’amis pêcheurs de bars du nord-cotentin dont certains embarquent ou sont stationnés dans votre port, vous perdrez quelques clients!

    9. Publié dans 09/08/2016 le 07:16

      Excellent article qui résume bien ce qu’on voit depuis 20 ans sur la gestion des stocks. Président d’un Club de Surf casting et monteur de cannes pro je relaye sur FB

    10. Surf Casting Club de Caen, Moyogi rods
      Publié dans 09/08/2016 le 07:12

      Président d’un club de surf casting et monteur de canne pro, je relaye sur FB, bel article, pêcheur du bord depuis trente ans je partage ce constat

    11. goumas christophe
      Publié dans 08/08/2016 le 22:16

      Article hélas édifiant sur la façon dont la politique et les lobbies même cette danse mille fois hélas bien macabre, mais à nous dans nos assoc et avec nos fédérations de faire en sorte d’être entendus.

    12. Conscience halieutique
      Publié dans 08/08/2016 le 20:53

      Bravo pour cet article facile à lire et qui détaille tres bien les différents événements par ordre chronologique.
      Partager de notré côté également.

    13. Julien DIEUDONNE
      Publié dans 08/08/2016 le 13:43

      C’est très bien comme ça, la pêche du bar ne sera pas interdite, il faudra juste les remettre à l’eau, c’est ça la pêche sportive! Et oui, la pêche est un sport et je crois qu’au foot, les joueurs ne mangent pas le ballon!

      • bazin
        Publié dans 09/08/2016 le 16:11

        J’ espère que l’ analogie avec le foot n’ est une plaisanterie et non pas un argument !!!
        Moi ça ne me fait pas rire, ça me met en colère !

    14. Publié dans 07/08/2016 le 08:28

      Je relaye sur le blog de notre asso, et vous pouvez compter sur nous aussi pour défendre ces positions.

      • Toto35000
        Publié dans 19/08/2016 le 17:45

        Ah bon, fish à l’affiche relaye les positions des viandards désormais … ce blog a bien changé !
        Bref, je suis en total désaccord avec vous Mr Lebosco, vous devriez comprendre que ce poisson est en voie de disparition et que si rien n’est fait aujourd’hui, il n’y aura plus rien dans 5 ans ! Le problème avec vous et beaucoup d’autres, c’est que c’est toujours les autres qui sont en tord. Les pros, les vacanciers, les flottes étrangères … on ne regarde jamais ce qu’on a fait pendant des années. Mais qui a tapé dans la ressource en remplissant des congéls en y retournant le lendemain ? Les mêmes qui se plaignent de ne pouvoir plus ramasser qu’un bar par jour aujourd’hui !
        Je suis pour une restriction totale sur les prélèvements de bars, pros ou plaisanciers. Car les résultats parlent d’eux même, on est sur la pente raide.
        Je pêche pour le plaisir. Si vous pêcher pour bouffer, allez directement chez le poissonnier, ça vous coûtera bien moins cher que d’entretenir un bateau.
        Kenavo

        • lebosco
          Publié dans 19/08/2016 le 21:50

          Bonjour, je pêche également pour le plaisir, mais tous les plaisanciers ne sont pas à mettre dans le même sac comme vous dites. Les pros ne pêchent pas sur les frayères pour le plaisir mais pour assurer la fin du mois. La morue de Terre Neuve, ce ne sont pas les plaisanciers qui ont tout pêché ?

          Je ne relaye pas les positions de viandards, et j’en connais que je m’efforce de montrer du doigt. Ma position est contre des décisions absolument irréfléchies de la part de la commissions européennes et de la France. Quand nos députés posent des questions écrites à l’assemblée :

          La 1ère Question N° 92597 de Gilles Lurton (Les Républicains – Ille-et-Vilaine ) du 26.01.2016 réponse le 05.04.2016

          http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-92597QE.htm

          La 2ème Question N° 93384 de Stéphane Travert du 23.02.2016 réponse le 03.05.2016

          http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-93384QE.htm

          La 3ème Question N° 92764 de Philippe Gosselin (LR) du 02.02.2016 réponse le 16.08.2016

          http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-92764QE.htm

          Si on regarde les réponses côte à côte : c’est du copier-coller pour les 3. Quand on remarque qu’il a fallu 6 mois pour faire un copier-coller pour P.Gosselin, on est en droit de se poser des questions ! sans réponses ? alors on se fout de qui ?
          L’interdiction de pêche c’est pour tout le monde Manche et Atlantique et la taille à 42 également.
          Ce n’est pas contre moi qu’il faut s’insurger, je relaye l’information, si celle ci n’est pas bonne, faites des propositions, préparez moi un article qui tient la route et je le passe.
          lebosco

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.