• Le tour du monde à la voile de la poule Monique

     

     

     

    Le tour du monde à la voile de la poule Monique

     

     

    Son enfance sur une île lui a donné le goût de la navigation, mais qui aurait dit que la poule Monique entrerait dans sa vie.

    Âgé de 22 ans, Guirec Soudée débute un périple de plusieurs années de voyage en bateau à voile. L’école, ce n’était pas son truc. Guirec Soudée veut, depuis toujours, découvrir le monde. Il a commencé à réaliser son rêve en novembre. Originaire de l’île d’Yvinec, près de Plougrescant, dans les Côtes-d’Armor, le jeune homme de 22 ans a décidé de quitter son « petit coin de paradis », comme il l’appelle. À 18 ans, il arrête les études, après avoir fréquenté treize écoles différentes. Il part deux ans à l’aventure en Australie, avec seulement 200 € en poche et une détermination sans faille. Guirec ne parle pas un mot d’anglais, dort deux jours dans la rue puis trouve un job de cueilleur de fruits. Il s’offre un vélo avec son gagne-pain et part découvrir le sud-ouest.

    À Carnavon, une petite ville de pêcheur, il est embauché sur un bateau pour la saison de la crevette. Pour trois semaines… il y reste plus d’un an, avant de rentrer en France.

    À 20 ans, le jeune débrouillard s’achète un voilier en acier de 10 m, avec 29 000 € d’économies, pour faire le tour du monde. Il le nomme Yvinec, pour ne jamais oublier son coin de paradis natal. « J’ai une photo de mon île à l’intérieur. » Il a une bonne connaissance maritime mais a très peu navigué en bateau habitable. Après de gros soucis techniques lors de la préparation, il prend le large fin novembre, direction les Caraïbes.

     

    Poule Monique (1)La poule Monique a la patte marine

     

    Il n’est pas longtemps seul à bord. Aux Canaries, il rencontre Monique. Et c’est le coup de foudre. Offerte par des amis, sa poule rejoint l’équipage. Pas peureux l’animal ! « Elle a plusieurs fois failli passer par-dessus bord, mais d’un coup de pattes et deux battements d’ailes, elle se rattrape », confie-t-il en rigolant. Il ne l’attache jamais. « Elle m’a pondu 25 œufs en 28 jours de traversée de l’Atlantique », confie-t-il fièrement. Un supplément de nourriture non négligeable, qui lui offre un peu de compagnie.

     

    Sur Yvinec, le costarmoricain ne s’ennuie jamais. Un bateau est déjà un travail à plein-temps quand il s’agit de l’entretien et ce ne sont pas les activités qui manquent. « Je discute avec ma poule Monique », plaisante-t-il. Avant les Canaries, l’aventurier a fait escale aux îles portugaises Madère et Selvagens. Aujourd’hui, il est à Saint-Barthélemy. Pour renflouer ses caisses, il travaille comme serveur sur une plage.

     

    Poule Monique (2)Un p’tit jus d’orange Momo? | DR

     

    Poule Monique (3)Petit déjeuner à la bretonne: chacun son bol.  | DR

     

    Poule Monique (4)Tout baigne! | DR

     

    Poule Monique (5)La poule Monique teste le paddle à St-Barth. | DR

     

    Poule Monique (6)C’est ce qui s’appelle avoir le pied marin (ou la patte marine). | DR

     

    Poule Monique (7)Stage de planche à voile.

     

    Poule Monique (8)La poule Monique au régime pastèque. | DR

     

    Poule Monique (9)La poule Monique a participé aux travaux de peinture (un peu forcée semble-t-il)… | DR

     

    Poule Monique (10)La nouvelle girouette à bord.  | DR

     

    Poule Monique (11)Mouillage aux Saintes. Guirec est à droite. Monique aussi: tribord! | DR

     

    Poule Monique (12)Inspection des travaux. | DR

     

    Poule Monique (13)Bonne pêche. | DR

     

    Poule Monique (14)Poule en cocotte…  | DR

     

    Poule Monique (15)Un des avantages de ma poule Monique: elle pond! | DR

     

    Après avoir traversé l’Atlantique, Guirec Soudée, 22 ans, de Plougrescant, fait réparer son voilier aux Caraïbes. Il prévoit toujours de mettre cap sur le Groenland.

     

    Parti pour les Caraïbes il y a un an sur Yvinec, un voilier acier de 10 mètres, Guirec Soudée, 22 ans, originaire de Plougrescant, navigue toujours avec sa poule Monique (OF du 19 juin). Le volatile est monté à bord aux Canaries -ça ne s’invente pas-, offert par des amis.

     

    Poule Monique (16)La poule Monique lit Ouest-France sur tablette! | DR

     

    Monique était donc aussi de l’escale cet été à Saint-Barth où Guirec a travaillé comme serveur, livreur de fleurs, plagiste… La poule rousse a fait de la planche, du paddle, et gardé la patte marine. Sur facebook, Guirec donne régulièrement des nouvelles, non sans humour. On le voit même lire un manuel « Élever des poules pour les nuls ».

     

    Poule Monique (17)Guirec Soudée en pleine révision…  | DR

     

    Cet automne, Monique a essuyé des « gros coups de vent au Sud des Antilles. J’ai un peu mouillé mes ailes et bu la tasse 2-3 fois sur le pont du bateau. » Vers le 10 octobre, l’équipage est quand même arrivé à Trinidad, au large du Venezuela, mais avec le génois « explosé par un gros grain ». Le voilier y est en chantier car « la corrosion a rongé des tôles d’acier ». Une pause forcée qui a permis à Guirec de poster sur le net la vidéo de la traversée de l’Atlantique.

     

     

    On le voit partager son p’tit déj avec sa poule Monique. Le gallinacé participe à l’épluchage des légumes, pond des œufs… et accessoirement pas mal de crottes !

    Après ces travaux, le jeune homme et la poule comptent retourner à St-Barth, s’équiper pour le grand froid (nouveau chauffage, rajout de panneaux solaires…) Car l’idée est bien toujours de mettre le cap sur le Groenland pour y hiverner l’an prochain pendant 6-8 mois, « en autonomie ». Et de prévoir la p’tite laine pour Monique ?

     

    Poule Monique (18)Il y a le ciel, le soleil, la mer…, Guirec, la poule Monique et le dauphin! | DR

     

    Poule Monique (19)Martinique, rocher du diamant… | DR

     

    Il compte y rester jusqu’à la fin du mois d’août et réparer son bateau avant un nouveau départ. Parce qu’en mer, le voyage n’a pas été sans quelques petits incidents : deux voiles déchirées, pilote automatique hors d’usage… « J’ai eu de la chance, pour un amateur sur une vieille coque rouillée », souligne-t-il.

    Sa famille a eu du mal à accepter sa décision un peu folle de partir, mais elle lui fait confiance aujourd’hui.

     

    Poule Monique (20)

     

    La prochaine destination, c’est le Groënland. « Je veux me laisser piéger par les glaces et y rester six mois en autonomie complète. » Guirec est assoiffé de découvertes.

     

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    La poule Monique, une bonne pondeuse voyage autour du monde avec Guirec Soudée, à bord d’un petit voilier. Le duo a hiverné au Groenland pendant 130 jours, après s’être laissé piéger dans les glaces.

     

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    Poule Monique (24)

     

    Découverte d’un monde gelé pour Monique, une poule pondeuse voyage autour du monde avec Guirec Soudée, à bord d’un petit voilier.

     

    Poule Monique (25)

    Poule Monique (26)

     

    En-dessous de la température de -30°C, la poule Monique n’avait pas l’autorisation de sortir du petit voilier, qu’elle partage avec le skipper, Guirec Soudée, dans le cadre d’un tour du monde.

     

    Poule Monique (27)

    Poule Monique (28)

     

    Monique a pondu 106 oeufs, pendant les quatre mois d’hivernage au Groenland. Ce qui n’a pas empêché son compagnon, le skipper, Guirec Soudée de perdre douze kilos.

     


    Les aventures de Guirec et Monique sur leur page facebook

    sur leur site internet

    et très important :

    Poule Monique (29)

    Le tour du Monde de Monique, les 2 premiers tomes de la collection de livres illustrés des aventures nautiques de Guirec Soudée et de sa poule Monique.

     

    Guirec et lebosco

     

     

     

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