• Des vagues de 30 mètres à Nazaré

     

     

     

    Des vagues de 30 mètres à Nazaré

     

     

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    Si le site de Nazaré au Portugal est unique, c’est grâce à l’abysse auprès duquel la cité s’est construite. S’enfonçant à près de 5 kilomètres de profondeur à son point le plus bas, le Canhão do Nazaré (« canyon de Nazaré ») remonte du fond de l’océan sur 210 kilomètres avant de se refermer à quelques encablures de la côte, près du Promontio de Sitio, falaise haute de 110 mètres. Le dessin très spécifique du canyon, similaire à celui du Gouf de Capbreton dans le golfe de Gascogne, est à l’origine des murs d’eau qui se dressent devant la Praia do Norte.

     

    Cette mer, qui jadis menait la poupe des découvreurs vers le Nouveau Monde, se découvre donc une jeunesse, dans une petite ville de pêcheurs empreinte de traditions ancestrales. « La pêche artisanale était la principale ressource des foyers » poursuit-elle. « Les hommes tractaient chaque jour les barques à la force de leurs poignets, parfois aidés par l’attelage de bovins. Les femmes quant à elles attendaient sur la plage leurs maris, avant de marcher parfois jusqu’à trente kilomètres pour vendre la pêche du jour qu’elles portaient à l’aide de paniers d’osier – les canastras – hissés à leur tête. Près d’elles, les baigneurs partageaient « l’areal » – la plage -. L’actuel havre n’existant pas, tout le monde était mélangé. »

     

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    Véritable trésor pour les scientifiques de l’Institut hydrographique du Portugal (IHP), le canyon sous marin de Nazaré, profond de 5 km, long de 210 km, a lui aussi profité de la témérité de McNamara, sollicité pour enrichir la carte de sa connaissance du territoire.

     

    A Nazaré, au Portugal, les traditions cohabitent avec de nouvelles pratiques sportives, comme le surf, depuis qu’ont déferlé sur la Praia do Norte des vagues atteignant près de trente mètres de hauteur. Dernière en date, le mur d’eau surfé par le brésilien Carlos Burle.

     

    Lorsque James Cook découvre Hawaï en 1779, le capitaine de la marine britannique est sidéré par ces hommes qui apprivoisent la houle. « Dans la vague qu’ils dévalent depuis des siècles avec leurs planches, les Hawaïens ne vont pas chercher la domination ni même la confrontation avec l’élément. Ils recherchent bel et bien la sensation, celle qui les gargarisent dans leur acte, les éveillent dans leur corps », ainsi que l’écrit Gibus de Soultrait, directeur de la rédaction du magazine Surf Session et auteur de plusieurs ouvrages sur la pratique moderne du he’e nalu (« glisser sur la vague » en hawaïen).

     

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    D’antan, le surf existait déjà. Dans une version plus artisanale. Il se pratiquait sans planches, les hommes prenant les « carreiras » – le creux des vagues – sur lesquels ils se laissaient alors glisser. Grivois, ils surgissaient avec l’écume sur le sable pour séduire les jeunes femmes.

    Les surfeurs attendent un nouveau miracle de la nature, comme l’espéraient autrefois les croyants venus prier la Vierge de la ville.

     

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    La pratique en vidéo

     

     

     

    et les gamelles en vidéo

     

     

     

     

     

     

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