• Bruxelles veut diminuer de 50% les prises de bar

     

     

     

    Bruxelles veut diminuer de 50% les prises de bar

    voir l’article : Bar,c’est l’arrêt de mort

    La Commission européenne signe l’arrêt de mort de la pêche du bar

     

    La Commission européenne a publié aujourd’hui ses propositions pour les TAC et quotas 2016. Parmi celles-ci figurent des mesures sur le bar. La Commission propose ainsi une interdiction totale de la pêche professionnelle du bar du 1er janvier au 30 juin, puis une limitation à 1 000 kg par navire et par mois, dans certaines zones seulement, à partir du 1er juillet. S’agissant de la pêche récréative, la Commission propose de limiter les prises à un bar par jour et par pêcheur.

     

    C’est l’arrêt de mort de la pêche du bar, aussi bien pour les professionnels que pour les pêcheurs récréatifs, notamment les ligneurs qui pratiquent une pêche responsable ! Je suis évidemment favorable à des mesures européennes fortes pour protéger le bar mais il ne faut pas faire n’importe quoi !
    La Commission fait une nouvelle fois preuve d’aveuglement bureaucratique. Elle fait unilatéralement des propositions extrêmes, sans concertation avec les représentants des pêcheurs professionnels et récréatifs, qui sont pourtant prêts à faire des efforts significatifs.
    Cette proposition sera prochainement discutée par les États membres. J’appelle le gouvernement français à s’opposer vigoureusement à cette mesure en proposant des alternatives en coopération avec les autres États membres afin de préserver le bar de façon intelligente.

    Alain CADEC

     


     

    La Commission a proposé aussi de réduire fortement, en 2016, les limites de captures de cabillaud et d’églefin en mer Celtique.

     

    Pour sauver le stock en péril de bar, la Commission européenne a décidé de frapper fort. Dans ses propositions sur les totaux admissibles de captures (Tac) pour 2016, elle se prononce pour une interdiction de début janvier à fin juin de la pêche au bar. Un moratoire qui concernerait les professionnels et la pêche récréative (loisir, plaisance).
    Pour la seconde moitié de l’année, les services du commissaire Karmenu Vella suggèrent de limiter la pêche professionnelle de ce poisson à une tonne par mois (contre 1 à 3 tonnes/mois, selon les métiers, en 2015).

     

    Pour la pêche récréative, ce serait un bar par personne et par jour, contre trois aujourd’hui.

    Ce dispositif permettrait de réduire de 46% la pêche du bar (à un total de 1 449 tonnes) en Manche, mer du nord et mer Celtique.
    Il n’y a pas de restrictions prévues dans le golfe de Gascogne.

     

    Ces mesures seront négociées à la mi-décembre, à Bruxelles, par les ministres européens de la Pêche, qui fixeront à ce moment les limites de captures pour 2016. Il y aurait la volonté, côté français, de trouver pour le bar des solutions « justes et à la hauteur de l’enjeu », avec une vision à plus à long terme.

     

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    -30% pour le cabillaud en mer Celtique

     

    La Commission n’y va pas de main morte pour d’autres espèces prisées par les Bretons en mer Celtique. Elle propose une baisse de 30% des captures de cabillaud (à un total de 3569 tonnes), moins 27% pour l’églefin, ou encore moins 12% pour la lotte.
    Dans les eaux du golfe de Gascogne, il manque les chiffres notamment pour le merlu, la langoustine et la sole, en raison de l’attente d’avis scientifiques. Mais la Commission dit déjà que les stocks de soles dans le golfe de Gascogne (et en Manche Est) « sont très vulnérables ».

     

    Quotas « rejets »

     

    Enfin, la Commission promet de revoir à la hausse, vers fin novembre, les quotas proposés pour les espèces vivant près du fond (sole, cabillaud, merlan, merlu) soumises, l’an prochain, à la règle de l’obligation de débarquement de toutes les captures. En effet, la réforme a introduit une interdiction, pour les pêcheurs, de rejeter en mer les poissons non souhaités.
    Il y aura certes des dérogations pour aider les pêcheurs à s’adapter aux nouvelles contraintes : 3% de rejets pour la sole, et jusqu’à 7% pour le merlan. Les quotas supplémentaires devront tenir compte de ces exemptions, des rejets effectués par le passé et ne devront pas avoir pour effet d’augmenter la mortalité par pêche (coefficient de disparition d’individus consécutive aux opérations de pêche).
    La discussion promet d’être compliquée à la mi-décembre sur tous ces sujets.

     

    Ouest-France

    http://www.ouest-france.fr/quotas-de-peche-2016-bruxelles-veut-diminuer-de-50-les-prises-de-bar-3829452

    http://europa.eu/rapid/press-release_IP-15-6016_fr.htm?locale=en

     

     

     

     

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