• Bulbul, chaloupe Labrèque 1926

     

     

     

    Bulbul, chaloupe Labrèque 1926

     

    Présentation du projet

     

    C’est en 1926 que Bulbul est mis en chantier au chantier Labrèque à Courseulles sur mer. Sauvé par l’association Verguillon. Il a toujours navigué en Baie de Seine et restera à l’avenir dans ces eaux là.

     

    Bulbul (4)

     

    Bulbul (oiseau d’Afrique) est un canot construit à clins. Armé à la plaisance, ses formes sont directement issues des canots de travail utilisés par les pêcheurs du Calvados.
    Il mesure 5,5 ml de long, 2,10 ml de large, il a 0,85 ml de tirant d’eau.

     

    Gréé en houari, il porte une voilure totale de 18,95 m2 (grand voile, 14,50 m2- foc, 4.45 m2). Ce gréement assure un meilleur rendement de la grand voile aux allures de près.

     

    L’intérêt patrimonial de ce projet est non seulement de faire revivre une unité de plaisance des chantiers Labrèque, mais aussi de témoigner de l’utilisation du clin sur le littoral du Calvados jusqu’à la moitié du XX siècle. Cette partie du littoral bas-normand étant reconnue comme l’un des cinq pôles mondiaux de la construction à clin.

     

    L’ancrage du bateau à Courseulles serait un atout supplémentaire, Bulbul étant un emblème historique pour cette commune qui, durant trois générations, a vu vivre ces constructeurs « ébénistes ».

     

    Texte de l’association Verguillon

     

    Bulbul (3)

     

    La restauration de Bulbul servira de support à des stages. Incorporé dans la flottille du Conservatoire Nautique Caen Normandie il participera aux fêtes nautiques, sera support d’activités de tourisme social déjà initiées avec la CAF et des structures de formation ou de soins.
    La souscription publique assurera l’équilibre du budget elle permettra la valorisation du patrimoine maritime normand en le faisant connaître et utiliser par un large public.

     

    Nature des travaux

     

    La restauration envisagée consiste à reprendre la charpente axiale, une partie du bordé et les aménagements intérieurs ainsi que la propulsion. Le budget est fixé à 49 820,00 €.

     

     

    • Numéro d’inventaire 2014-63
    • Auteur(s) de la fiche CRPMN
    • Les noms du bateau Targui, Bul-Bul
    • Type de navire Chaloupe
    • Utilisation d’origine Plaisance
    • Matériau coque Bois
    • Matériau mâture Bois
    • Date de construction 1926
    • Chantier de construction Labrèque, Courseulles (fait à partir d’un relevé de coque)
    • Longueur de coque 5,5 m
    • Largeur 2,1
    • Tirant d’eau 0,95 m
    • poids 1 tonne
    • Modes de propulsion Voile-Moteur
    • Type de gréement Côtre Houari
    • Surface de voilure 19 m2
    • Port d’attache Caen
    • Siège de l’association 3 allée du Sourire, 14610 Epron

     

    Bulbul (2)

     

    Histoire liée au navire

     

    C’est en 1926 que le BUL-BUL est mis sur cale au chantier Labrèque de la rue du bassin à Courseulles. Ce serait Constant Labrèque qui l’aurait fait pour son propre compte, mais d’après la matricule le bateau a été francisé à son lancement le 9 juin 1926 pour le compte de M. Boyer Georges de Courseulles. Il s’agit là d’un gros canot à clins car le relevé de varangue n’est pas aussi prononcé que sur « Manichée », cotre de plaisance lancé l’année suivante mais de taille plus importante, et exposé actuellement au musée de Tatihou.

     

    Il mesure 5.50m de long, 2.10m de large pour un tirant d’eau d’environ 95 cm. Comme Manichée, BULBUL est gréé en « houari ». Ce type de gréement est une évolution du gréement de cotre, avec un apiquage plus important de la vergue, ce qui assure un meilleur rendement de la grand voile aux allures de près. De plus il permet d’éliminer le flèche, voile assez difficile à établir. Ce gréement aboutira ensuite vers le type « bermudien » pour finir par le « marconi » actuel. Une grande similitude réside cependant entre ces deux coques au niveau aspect et on reconnaît bien la signature du chantier et aussi la personnalité de Constant Labrèque, amateur de coques un peu trapues.

     

    A cette époque, le chantier qui construit principalement pour la pêche, se tourne vers la plaisance qui deviendra, par la suite, son domaine de prédilection. Les formes de BULBUL sont directement issues des canots de travail qu’utilisaient les pêcheurs de la côte. Surtout sur Arromanches. Seul le gréement diffère, car ces derniers étaient gréés en bourcet malet. Il est équipé à l’origine d’un moteur à essence « LL » de 5CV. Après une vie mouvementée, car il connaît plusieurs propriétaires (au moins 6 sont identifiés), il est repéré un jour par un des membres du Verguillon dans le club nautique de Franceville, complètement défiguré par une énorme cabine sur la partie avant et des balcons en fer. Le bateau est acheté puis tranporté à Ouistreham après avoir été débarrassé de ces superstructures peu authentiques.

     

    Un relevé complet du bateau a été effectué et les plans de forme et de charpente retracés. Le plan de voilure a pu être redessiné à partir des quelques documents photographiques retrouvés au musée du vieux Courseulles. Grâce aux notes issues d’un cahier de travail du chantier Labrèque (pièce annexe au dossier), nous avons appris que deux autres bateaux avaient été construits sur les mêmes gabarits que BULBUL. Il s’agit de St LUC St YVES et d’OLYMPIA. Des améliorations avaient été consignées tant au niveau formes que gréement (position du mât par ex.) et celles-ci peuvent guider le projet de manière plus fine et très proche de la réflexion des constructeurs.

     

    Bulbul (1)

     

    Une souscription est ouverte avec la fondation du patrimoine,

     

    La Fondation du patrimoine, reconnue d’utilité publique, est habilitée à recevoir les dons de toutes personnes physiques ou morales qui souhaitent apporter leur soutien à la sauvegarde et à la mise en valeur de notre patrimoine national.
    Ainsi, vous pouvez soutenir notre action par toute forme de dons au titre de l’impôt sur le revenu ou de l’ISF, mais aussi au titre de l’impôt sur les sociétés en apportant un mécénat financier, de compétence, en nature, sous forme de produit-partage ou en intégrant un Club de mécènes si vous êtes une entreprise.

     

    Pour information, au titre de l’impôt sur le revenu, les donateurs bénéficient d’une réduction d’impôt à hauteur de 66% du montant de leur don, dans la limite de 20 % du revenu imposable.

     

    Votre participation aura également un impact sur les associations locales en terme de travail et de défense du patrimoine maritime normand.

     

    Merci de faire circuler (sans modération) et de participer si cela vous en dit.

     

    Jean Claude Mignot
    Membre du bureau du C.N.C.N (Conservatoire Nautique Caen Normandie)

    Le bon de souscription est disponible ici

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    1. jean Claude
      Publié dans 15/08/2015 le 07:49

      salut le bosco,
      merci pour ce coup de pouce, je transmet à mes contacts
      à bito
      JC

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