• BAR : bientôt un stock proche du zéro

     

     

    BAR : bientôt un stock proche du zéro

     

     

    Conseil International pour l’Exploration de la Mer
    Le Conseil International pour l’Exploration de la Mer (CIEM) ou The International Council For the Exploration of the Sea (ICES) est un organisme inter-gouvernemental créé en 1902 qui coordonne la recherche sur les ressources et l’environnement marins dans l’Atlantique nord-est (zone 27 de la FAO). Il fédère le travail de 1600 scientifiques venant principalement des 20 pays membres riverains de l’Atlantique nord : la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Islande, l’Irlande, la Lituanie, la Lettonie, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, le Portugal, la Russie, l’Espagne, la Suède, le Royaume-Uni, les Etats Unis d’Amérique. Le siège du CIEM est à Copenhague.
    Le CIEM est la principale source des avis en matière de gestion des environnements marins de l’Atlantique nord-est et des mers adjacentes.

     

     

    Le Comité d’Avis du CIEM, l’ACOM ( Advisory COMmittee)
    Il donne des avis pour la gestion des ressources et des écosystèmes marins. Il s’appuie sur les diagnostics et les conclusions d’une centaine de groupes d’experts. Ces avis sont rendus à la demande des gouvernements des pays membres, aux organisations chargées de la gestion (NEAFC par exemple) ainsi qu’à la Commission européenne.
    Des réponses sont également apportées à des demandes effectuées dans le cadre de conventions internationales type Ospar .
    Chaque année l’ACOM rend des avis sur environ 135 stocks de poissons et crustacés. Ces recommandations et avis sont formulés en suivant l’approche de précaution et s’attachent à prendre en compte les interactions entre les espèces, entre les activités de pêche et avec l’ensemble de l’écosystème.

     

    Bar

     

    Bar : l’avis scientifique 2015 confirme le déclin du stock nord

     

     

    Alors que le bar de la zone nord fait l’objet d’une succession de mesures d’urgence depuis janvier, l’avis annuel des scientifiques du Ciem sur cette espèce était particulièrement attendu. Publié ce mardi 30 juin, il confirme les fortes inquiétudes pour ce stock, avec des recrutements de juvéniles toujours très faibles, comme depuis 2008.
    Et le stock de reproducteurs, en rapide déclin, est passé sous la « ligne rouge » en 2015, seuil de déclenchement de mesures de sauvegarde. Même avec des captures commerciales à la baisse en 2014 (le mauvais temps avait perturbé la pêche pélagique), atteignant 2 682 tonnes, et des captures 2015 probablement au même niveau (chalut pélagique limité par mesure d’urgence), les prélèvements restent largement au-dessus du niveau permettant le RMD (rendement maximal durable). Et, à court terme, le Ciem prédit déjà que la biomasse va décliner.
    « Il est urgent de développer un plan de gestion et de mettre en œuvre des mesures pour réduire sensiblement la mortalité par pêche sur toute la gamme du stock », rappelle le Ciem. Cette espèce n’est pas sous quota, mais, pour indication, l’approche RMD impliquerait de limiter les débarquements (pêche commerciale et récréative confondues) à 541 tonnes en 2016. Cette zone nord concerne la mer du Nord (centre et sud), la mer d’Irlande, la Manche et la mer Celtique (zones IVb,c, VIIa, VIId-h).

     

    Télécharger le rapport paru le 30 juin 2015

     

     

     

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