• Le Régalec, premiers contacts, en vidéo

     

     

     

    Le Régalec, premiers contacts, en vidéo

     

     

     

    Le régalec a gardé ses mystères, jusqu’à cette expédition scientifique hors norme, emmenée durant deux ans en Méditerrané par le spécialiste mondial de l’espèce, Tyson R. Roberts, et des plongeurs chevronnés, pour tenter de résoudre les mystères poisson roi. Un pari fou qui a permis de filmer la créature légendaire vivante.

     

     

     

    A force de patience, un jour, en inspectant le bas de la bouée océanographique qu’ils observent des semaines durant, les scientifiques plongeurs voient apparaître un très long ruban argenté, comme une large scie miroitante, qui nage verticalement en remontant le long du filin de la bouée. Un port de roi, une tête couronnée, pas d’erreur, c’est le régalec. Moment magique à saisir, avant que le poisson, connu au Japon comme « le messager du palais des dieux » – on dit de lui qu’il annoncerait les séismes – ne retourne à vitesse grand V dans les profondeurs de la zone aphotique où il vit. Un endroit privé de lumière, qui ne connaît pas la photosynthèse. Instant fugace, mais riche d’enseignements pour les chercheurs, qui vont parvenir à déterminer, à partir de prélèvements effectués sur sa peau, ce dont se nourrit le serpent des mers. Et à découvrir bien d’autres merveilles.

     


    L’étonnant animal, s’il est doté de la plus longue moelle épinière de tous les poissons, a aussi le cerveau le plus petit au monde : 2 cm, soit la moitié de son oeil… Ce qui ne l’empêche pas de se déplacer dans l’obscurité des abysses, guidé par les effluves, en gardant la gueule ouverte : et pour cause, c’est là qu’est situé son système olfactif. Et d’attirer ses congénères en produisant de la phéromone, une substance chimique comparable aux hormones, et en adoptant une posture en croix avec ses longues nageoires. Encore plus étrange, les chercheurs vont découvrir que le régalec est le seul poisson qui s’automutile, en abandonnant comme le lézard une partie de sa queue, éventuellement plusieurs fois, notamment pour échapper à son prédateur, le cachalot. Et qu’il dispose sur son crâne de deux organes luminescents pour leurrer ses proies et les entraîner dans les abysses…

     

     

     

    Les images à découvrir sur cette vidéo d’Arte sont d’une envoûtante et exceptionnelle beauté : sur plus de 120 plongées, les scientifiques n’ont aperçu que deux fois le hareng roi, animal rare, inoffensif et féérique.

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