• Grandes marées de mars 2015 : prudence !

     

     

    Grandes marées de mars 2015 : prudence !

     

     

     

    Comprendre les marées (1)

     

     

    Cette semaine de forts coefficients de marée sont attendus sur nos côtes.

    # jeudi 19 mars : coefficient 97 et 105
    # vendredi 20 mars : coefficient 110 et 115
    # samedi 21 mars : coefficient 118 et 119
    # dimanche 22 mars : coefficient 118 et 115
    # lundi 23 mars : coefficient 111 et 105

     

    Pour la côte ouest du département de la Manche, les marées sont basses l’après-midi pour ces 5 journées.

     

     

     

    Comprendre les marées (2)

     

     

    Le samedi 21 mars, le coefficient de marée atteindra les 119 (le maximum étant de 120). Un coefficient exceptionnel qui poussera curieux et pêcheurs à pied à se rapprocher du littoral pour profiter du phénomène naturel.

     

     
    Cependant la mer est indomptable et peut parfois tromper même les plus aguerris. Les grandes marées ont pour conséquence d’augmenter le marnage (différence entre la hauteur de la pleine mer et celle de la basse mer) avec un brassage d’eau de mer plus important et donc des courants marins plus forts et une mer plus dangereuse.

     

     
    Les pêcheurs à pied et promeneurs se retrouvent souvent surpris par la rapidité avec laquelle la mer remonte et les encercle. Si l’on ajoute à cela de mauvaises conditions météorologiques, les risques sont décuplés.
    La vigilance devra donc être de rigueur ce week-end. C’est pourquoi, le préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord rappelle aux usagers de la mer les règles élémentaires de prudence qui peuvent sauver des vies.

     

     

    Il est fortement recommandé :

     

     

    – De consulter la météo, les coefficients, les horaires de marée avant toute sortie sur le littoral ;
    – De ne pas sortir seul et informer ses proches sur ses intentions (heure de départ et si possible de retour) ;
    – De ne pas laisser les enfants sans surveillance ;
    – De ne pas partir sans un moyen de communication pour alerter les secours (18 : sapeurs pompiers, 112 : numéro d’urgence européen et 196 : CROSS) ;
    – De rester à proximité d’un point de repli et de conserver un point de repère visuel sur le littoral (la marée peut considérablement modifier la perception du littoral).

     

     

    pêche à pied

     

    Pêche à pied : vos droits et… obligations !!

     

     

    Le littoral français et ses centaines de kilomètres de côtes variées, constituent pour le pêcheur à pied un vrai petit paradis.

    A l’heure de la marée du siècle, le plaisir n’en sera que plus grand pour nombre de familles en quête de coquillages ou crustacés, sur l’estran abandonné… Pour autant la pêche à pied obéit à des lois qu’il est utile de rappeler, pour éviter des déconvenues…

     

     

    La pêche à pied de loisir

     

     

    Il est généralement admis que l’activité de pêche à pied recoupe « l’ensemble des techniques de pêche qui sont pratiquées sans l’emploi d’une embarcation sur le rivage et sur les rochers et îlots, par des pêcheurs se déplaçant essentiellement à pied »
    Le produit de cette activité de pêche est destiné à la consommation exclusive du pêcheur et de sa famille. Sont interdits la vente et l’achat des espèces pêchées.

     

     

     

    La règlementation

     

     

    Le premier stade de la règlementation se trouve à l’échelle de l’Union Européenne. Deux règlements communautaires régissent la pêche à savoir :
    • les tailles minimales de capture (règlement (CE) n° 850/98 modifié du Conseil du 30 mars 1998 visant à la conservation des ressources de pêche par le biais de mesures techniques de protection des juvéniles d’organismes marins).
    • les taux de contaminations maximales pour les polluants (règlement (CE) n° du 30 mars 1998 visant à la conservation des ressources de pêche par le biais de mesures techniques de protection des juvéniles d’organismes marins). 1881/2006 de la commission du 19 décembre 2006 portant fixation de teneurs maximales pour certains contaminants dans les denrées alimentaires).
    Au niveau national, outre le livre IX du code rural et de la pêche maritime, la pêche à pied récréative est essentiellement régie par des mesures règlementaires :
    • La pêche à pied (de loisir ou professionnelle) est déterminée comme la récolte d’une ressource naturelle vivante sur les estrans sans recours à tout engin flottant ou d’aide à la respiration et sans que la personne cesse d’avoir un appui au sol.
    Elle est règlementée par le Décret 90-618 du 11 juillet 1990 et modifié et amendé par les décrets n°99-1163 du 21 décembre 1999, n°2007-1317 du 6 septembre 2007 et n° 727-2009 du 18 juin 2009.
    Ce décret défini l’activité comme la récolte d’une ressource naturelle vivante sur les estrans sans recours à tout engin flottant, s’exerçant sur le domaine public maritime ainsi que sur la partie des fleuves, rivières ou canaux où les eaux sont salées, pour la consommation exclusive du pêcheur et de sa famille.
    Il prévoit que, sauf exception, les dispositions applicables à la pêche récréative en ce qui concerne les caractéristiques et conditions d’emploi des engins de pêche, les modes et procédés ainsi que les zones, périodes, interdictions et arrêtés de pêche soient celles des dispositions réglementaires locales, nationales et communautaires applicables aux pêcheurs professionnels (la pêche doit notamment se faire sans aide à la respiration et sans que la personne cesse d’avoir un appui au sol).

     

     

    Ce principe d’égalité de traitement a été modifié concernant les tailles minimales de capture de certaines espèces par l’arrêté ministériel du 26 octobre 2012 (modifié par l’arrêté ministériel du 29 janvier 2013) qui fixe des tailles minimales de capture uniquement pour la pêche de plaisance. Il est aussi adapté localement dans la plupart des régions selon les réalités locales (état des gisements, tourisme) : pêche interdite certains jours dans certaines zones pour les professionnels uniquement, interdiction de certains gisements aux récréatifs.

     

     

    Il est aussi prévu que les préfectures de départements puissent fermer des zones à la pêche de manière permanente ou temporaire en fonction des niveaux de pollutions de celles-ci (Article R 231-39 et 231-41 du Code rural et de la pêche maritime).
    • Pour information, la pêche à pied professionnelle diffère de la pêche récréative dans le sens où elle est destinée à la revente et qu’elle est pratiquée par des personnes ayant un statut particulier (Décret n°2001-426 du 11 mai 2001).
    Par ailleurs, l’arrêté du 17 mai 2011 impose le marquage des captures effectuées dans le cadre de la pêche maritime de loisir. Il concerne la pêche maritime de loisir exercée sous toutes ses formes : à pied, du rivage, sous-marine ou embarquée.

     

    Depuis le 1er juillet 2012, le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, en charge de la pêche récréative maritime, a ouvert un site de déclaration sur Internet. Cette déclaration volontaire et gratuite permettra à chaque pratiquant de recevoir une information sur la réglementation nationale en vigueur et les sanctions potentielles en cas d’infraction, la sécurité et les bonnes pratiques, comprises comme celles qui assurent la pérennité des ressources et des écosystèmes marins et littoraux.

     

     

    Les sanctions

     

     

    Pour conclure, les contrevenants aux mesures de limitation de capture s’exposent à une contravention de 5ème classe (1 500 €).
    A noter que depuis le 6 mai 2010 et la création d’un livre IX du code rural et de la pêche maritime, la pêche dans une zone interdite, la pêche d’une espèce dans une zone où celle-ci est interdite ainsi que la revente de l’objet de la pêche peuvent être passible de 22 500€ d’amendes.

     

    J.H

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