• Pêche pélagique : Le bar interdit de pêche

     

    Pêche pélagique. L’interdiction pour le bar est tombée

     

     

    Pêche pélagique : Le bar interdit de pêche

     

    La décision de la Commission de Bruxelles est tombée jeudi soir tard : on ne peut plus pêcher le bar au pélagique en Manche.
    Les pêcheurs turballais, qui s’apprêtent à reprendre la mer ce week-end, devront faire avec. La pêche du bar aux pélagiques est interdite dans les zones manche ouest et est
    La pêche pélagique représente un quart des ventes de bar dans les criées de La Turballe et du Croisic, selon Max Palladin, le directeur des deux ports de pêche et des deux criées de Loire-Atlantique.
    Les pêcheurs turballais, qui travaillent au pélagique, sont actuellement réunis. Ils espèrent faire bouger le gouvernement français en lui faisant remonter leurs doléances. Ils espèrent aussi comprendre pourquoi seule la pêche au bar est touchée par cette décision de la commission européenne.
    Les zones Manche ouest et est seraient des frayères importantes pour cette espèce à forte valeur ajoutée et très appréciée des consommateurs.

     

    crédit:maville.com

     


     

     

    Les pêcheurs voient rouge 17 janvier 2015 à 07h36.

    Les pêcheurs voient rouge « Si la Commission européenne ne revient pas sur sa décision, nous monterons quand même en Manche ».
    Les patrons-pêcheurs de chalutiers pélagiques sont plus que remontés contre la décision d’interdire la pêche au bar du 21 janvier au 30 avril en Manche, mer Celtique et mer du Nord (Le Télégramme d’hier). Basse-Normandie, Bretagne, Loire-Atlantique, Vendée… Ils se sont tous réunis, hier matin, à La Turballe (44). Cette interdiction touche une cinquantaine de bateaux français (entre 250 et 300 marins). Dont la moitié est basée en Bretagne. « Une mesure discriminatoire » Alors que la décision de la Commission européenne n’est pas encore connue concernant les autres métiers de pêche professionnelle au bar et la pêche de plaisance, les pêcheurs en pélagique crient à « la discrimination !
    Si l’espèce est véritablement en danger, il faut interdire la pêche au bar pour tout le monde », fustige Eric Guygniec. Le cogérant de cinq chalutiers pélagiques au sein de l’armement lorientais Apak s’interroge : « Pourquoi vouloir diviser les métiers ? La France, c’est 80 % des apports de bar sur le marché? Soit nos représentants ont peur de l’eau, soit ils veulent couler la pêche ». Hier matin, les patrons-pêcheurs ont décidé de représenter à la Commission européenne les concessions autour desquelles tous les métiers s’étaient mis d’accord début janvier : réduire de 40 % l’effort des pélagiques pendant les quatre premiers mois ; passer la taille minimale à 40 cm (au lieu de 36) ; limiter les débarquements des autres métiers à 2,5 tonnes par mois toute l’année, avec une dérogation à 3 tonnes pour les ligneurs purs. « Nous ne nous laisserons pas faire », prévient le patron-pêcheur lorientais. « L’État et l’Europe doivent casser la tirelire » Olivier Le Nézet évoque, lui, « une trahison et un échec de l’Europe mais aussi de la France ». Face à « une décision inacceptable », le président des comités morbihannais et breton des pêches, demande « à l’État et à l’Europe de casser la tirelire. Nous attendons des mesures pour accompagner les bateaux. Il n’est pas question de mettre des entreprises de pêche en faillite ».

     

     


     

     

    Pêche au bar. Les élus montent au filet 17 janvier 2015 à 18h59

    Les pêcheurs ne sont plus seuls dans leur bras de fer contre la commission européenne. Vent debout contre l’interdiction de pêcher le bar au pélagique en Manche jusque fin avril, ils ont reçu le soutien d’élus européens et français.

     

     

    Pêche au bar : l’espèce menacée…c’est le pêcheur ! Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Cherbourg, Lorient… Une dizaine de patrons-pêcheurs de chalutiers pélagiques étaient réunis ce amedi matin dans les locaux du comité des pêche morbihannais, à Lorient. Des marins toujours aussi remontés contre l’interdiction européenne qui leur est faite de pêcher le bar en Manche, mer Celtique et mer du Nord jusque fin avril.

     

     

    Autour de la table, également, des élus bretons : Isabelle Thomas, député européenne; Alain Cadec, président de la commission de la pêche au Parlement européen; et Gwendal Rouillard, député de Lorient. «Equité et justice» Tous mobilisés contre une décision jugée «discriminatoire. Il y a un problème de ressources, ce n’est pas nouveau», reconnaît Isabelle Thomas. «Mais alors que le rapport du Conseil international pour l’exploration de la mer (Ciem) préconise une diminution de la pression sur le bar dans cette zone, la commission européenne l’interdit pour un seul type d’engin, le chalut pélagique». Ce type de pêche est essentiellement pratiqué par des professionnels français, et représente 25 % de la pêche au bar. « Ce n’est que diviser pour mieux régner», déplore la députée européenne, qui en appelle «à l’équité et la justice !

     

     

    Il faut interdire la pêche pour tous les engins professionnels et que la commission accepte aussi de s’attaquer au problème de la pêche au bar de plaisance». Un plan de gestion pluriannuel Le bar est l’une des rares espèces pour lesquelles il n’existe pas de quotas de pêche. «Pourtant on sait que c’est le moyen de gérer de façon durable la ressource», ajoute Isabelle Thomas. La député européenne défendra auprès de la commission les propositions alternatives faites par les pêcheurs professionnels. Tout comme Alain Cadec, qui a annoncé qu’il allait rencontrer le commissaire européen à la pêche, le Maltais Karmenu Vella. Les pêcheurs veulent avoir des garanties sur l’aspect temporaire – limitée à 2015 – de cette interdiction – pour ne pas revivre le scénario de l’anchois, interdit au final durant plusieurs années. Entraînant une disparition des outils, du savoir-faire et des débouchés. Ils demandent l’équité de traitement entre les professionnels et les plaisanciers et la mise en place d’un plan de gestion pluriannuel. Rencontre ministérielle jeudi Autre front de bataille : les mesures compensatoires. «Il va falloir ouvrir les quotas sur d’autres espèces et mettre en place des mesures financières pour compenser la perte d’activité», souligne Isabelle Thomas. «Et il y a des moyens prévus pour ça dans le Feamp (Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche), rapelle Alain Cadec. Ce matin, les pêcheurs et leurs représentants en ont appelé autant à l’Europe qu’à la France. Jeudi prochain, Gwendal Rouillard accompagnera une délégation de professionnels français pour un entretien avec Alain Vidalies, secrétaire d’Etat à la mer et à la pêche. «Il faut absolument renouer le dialogue», plaide le député.
    Claire Marion
    Télégramme de Brest

     

     


     

    En vérité :

     

     

    Il faut faire la nuance entre les différentes pêcheries :
    dans l’ordre des prises décroissantes :
    Le chalut pélagique, le chalut de fond, les lignes, le filet et moindrement, la senne danoise et la bolinche.

     

     

     

    Les flottilles qui ciblent tout particulièrement cette espèce :

     

     

     

    Les chalutiers pélagiques (bateaux de 18 à 24m, 4 ou 5 marins par bateau), les Lorientais et les autres viennent en Manche à la saison du frai, quand les bars se rassemblent pour se reproduire, et tapent dans le tas. Cela fait du poisson en grande quantité, de mauvaise qualité car amaigri par le frai. Ce sont des débarquements importants à prix faible (7€ en moyenne en 2013). Et il arrive que personne ne l’achète et qu’il finisse à la benne….. en touchant le prix de retrait de la CEE, bien sûr ! Ces flottilles sont économiquement dépendantes à 50% de cette pêche.

     

     

     

    Les chaluts de fond : plus de 800 à capturer de novembre à mars mais sans viser le bar précisément et dépendent peu de cette pêche d’un point de vue économique.

     

     

     

    Les ligneurs et palangriers : 300 (sur 400) ciblent le bar. Pêche d’avril à novembre. Prix élevé (17€ en 2013). Dépendants de cette pêche à 50%.

     

     

     

    Les fileyeurs : 600 bateaux qui ciblent les frayères en hiver.

     

     

     

    La senne danoise dont les prises augmentent et accroît donc sa dépendance économique.

     

     

     

    On peut donc réduire la pêche du bar en ciblant les flottilles les plus prédatrices, la saison de pêche et les lieux géographiques de prises.

     

    Du point de vue technique de pêche, de nombreux dispositifs existent déjà : réduction du diamètre de fil, utilisation de grands maillages qui favorise la sélectivité, gréement allégé à l’avant (panneaux, bourrelets, chaînes), nappe séparatrice placée à l’horizontale dans le chalut, la boule dispersive qui perturbe le flux de poissons orienté vers le cul du chalut (les petits s’échappent), les palangriers améliorent leurs appâts ou les systèmes de filage. Et il y en a certainement d’autres !

     

     

    Le principal problème des quotas et des espèces protégées et interdites de pêche :
    Le poisson est rejeté à la mer, souvent mort, car esquinté par le filet ou asphyxié car le tri est souvent effectué sur le bateau après la pêche; peu de gens le savent et les écolos sont totalement muets.
    L’Islande a trouvé une solution intelligente à ce problème en effectuant une répartition des quotas entre ses bateaux. La répartition des quotas se fait à terre de bateau à bateau. Le quota atteint, le bateau dédié ne pêche plus. Une idée à creuser, mais qui le veut vraiment ?
    Les irlandais, moins bêtes que nous, ont interdit la pêche professionnelle du bar dans leurs eaux.

     

    Un simple calcul : un bar pêché par un pêcheur amateur rapporte dix fois plus à l’économie locale qu’un bar exterminé par un professionnel.

     

    le bosco

     


     

     

    Repos biologique du bar 

     

    Les stocks de bar sont en danger… L’Europe prend des mesures d’urgence…

     

    La commission européenne vient d’interdire la pêche du bar au chalut pélagique du 20 janvier 2015 au 30 avril 2015. Cette mesure est un grand pas en avant pour la protection de cette espèce.

    Mais pourquoi ne pas avoir étendu cette mesure à toutes les zones et à tous les métiers de la pêche ?

    Nous craignons que cette situation engendre des reports aux conséquences désastreuses.

     

    La FNPPSF appelle donc tous ses adhérents et tous les pêcheurs plaisanciers sportifs ou récréatifs à ne pas pêcher le bar du 20 janvier au 30 avril 2015.

     

    Communique FNPPSF

     

     

     

     

     Vous pourrez lire le communiqué de presse des ligneurs de Bretagne ici

     

     

     

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