• Quelques dates…à retenir

     

    Quelques dates…à retenir

     

     

    Ces quelques dates, pour vous montrer que l’histoire de Diélette n’est pas si riche que cela entre 1492 et les années 1700.

     

    Mais en fouillant un peu partout dans les médiathèques, bibliothèques départementales, archives régionales et nationales, des documents s’avèrent intéressants pour étoffer un peu ces quelques dates. Je tiens à remercier les auteurs comme Mr Rostand, Lerouvillois, Pithois et j’en oublie, et surtout Gallica de la BNF et son équivalent anglais qui regorgent de détails succulents, par exemple sur des faits de contrebande qui feront l’objet de deux ou trois articles.

     

     

    Il est bon de revenir, avec un plus de détails, sur cette famille Basan qui a existé près de cinq siècles à Flamanville. Pour la première fois elle apparait au cours du 14ème siècle. On en possède la généalogie à partir de Robert; connu à Virandeville, propriétaire de la pêcherie de Siouville; puis de son fils Nicolas, ce dernier, marié en 1373 à la fille du Seigneur de Gatteville, acquit le domaine ou fief de Flamanville, de l’abbaye de St-Sauveur-le- Vicomte, et eût deux fils qui, sur l’ordre du roi de France Charles V, se retirèrent à Cherbourg où ils furent faits prisonniers: car on était alors en pleine guerre de Cent Ans contre les Anglais et leurs alliés français. Les jeunes seigneurs étaient donc non seulement partisans mais défenseurs de la cause nationale. Pour être libérés, ils durent donner caution, selon les us et coutumes du temps.

     

     

    Mais lorsque la guerre reprit, les Anglais ne se contentèrent pas de ce genre de solution. Ils confisquèrent le domaine de Flamanville et l’attribuèrent à deux des leurs, dont le séjour dura trente ans. Les « Basan » rentrèrent en possession du domaine de Flamanville seulement après l’expulsion des Anglais, en 1450: le roi de France Charles VII récompensait ainsi leur fidélité constante. En effet, l’un d’eux, Richard, était lieutenant de Louis d’Estouteville, le défenseur du Mont Saint-Michel, et fut tué au siège de Gavray en 1449; un autre, Guillaume, mourut en Angleterre, prisonnier de nos ennemis; un troisième fut religieux. Ce fut le quatrième fils Robert, qui devint en 1452 seigneur de Flamanville et de Tonneville, Siouville, Pierreville, Sideville, en partie.

     

     

    Et ainsi, pendant cent cinquante ans, de père en fils, sans que l’on puisse entrer dans le détail assez monotone de cette succession de personnages qui, comme tous les seigneurs de cette époque, ont porté les armes chaque fois qu’ils en étaient requis, et qui, par d’heureux mariages ou autrement, ont augmenté leurs domaines, surtout dans les limites de l’actuel canton des Pieux. Par exemple en 1598 et 1599, ils acquéraient le fief d’aval et le fief d’amont de Tréauville; aux Pieux, celui de Saussey en 1586.
    Où demeuraient- ils? Dans le manoir dont le château occupe l’emplacement, mais dont il ne subsiste à peu près rien: peut-être l’une des tours de la façade arrière, que l’on aura conservée lors de la construction, au 17ème siècle, du grand bâtiment.

     

     

    Cependant, ayant transigé après d’assez longs débats, au début du 16ème siècle, avec l’abbaye de Saint- Sauveur-le-Vicomte, les seigneurs devinrent présentateurs à la cure de leur paroisse, car à cette époque, toute église paroissiale avait à sa tête un curé présenté par le seigneur, laïc ou ecclésiastique, et approuvé par l’évêque. L’église était à Diélette et près d’elle deux chapelles dédiées respectivement à Saint Michel et à Sainte Pétronille, près de l’emplacement où la tradition fixait le lieu de débarquement de Saint- Germain. Quant aux habitants, on ne sait pas grand chose d’eux.

     
    Dès 1195, on sait que l’on faisait du vin à Flamanville, mais quel goût pouvait-il avoir ?

     
    En 1200 est cité le moulin Canteraine (raine voulant dire grenouille, cela signifie: moulin où croassent les grenouilles).
    Au 14ème siècle on connaît l’existence d’un «quemin par quoy l’on va à la commune », ce qui signifie qu’à cette date il y avait un terrain réservé aux pâturages en commun. Soumis jusqu’en 1502 à l’obligation de faire le guet de mer pour le compte du seigneur de St-Sauveur le Vicomte et aussi à remplir le même service au château de celui-ci, ils conclurent un arrangement avec lui et se firent dispenser de ce service moyennant le versement de soixante-dix sous tournois par an.

     
    En 1522, le port de Dielette fut vendu au seigneur du lieu, Thomas Basan, il servait de refuge aux navires de Granville et St Malo qui attendaient la renverse des courants pour franchir le passage de la déroute et le raz Blanchard.

     

     

    Et c’est à peu près tout ce que révèlent les très rares documents parvenus jusqu’à nous. En somme, la paroisse a dû, une fois liquidée la guerre de cent ans, vivre paisiblement, s’affranchissant peu à peu de ses liens de vassalité vis-à-vis de la seigneurie de St-Sauveur le- Vicomte et de l’abbaye du même nom.

     
    Le port de Diélette dépendant alors de Tréauville, connaissait une certaine activité. Mais les côtes étaient dangereuses pour les bateaux à faible tonnage de l’époque. Il n’était pas rare qu’il en vînt échouer sur les rochers: l’on sait que le cas se produisit en 1554 pour un bateau chargé d’« avène »(avoine).

     
    En 1694, l’intendant de la Généralité de Caen Nicolas FOUCAULT finit par interdire le port pendant une vingtaine d’années, ce qui porta préjudice au commerce local, le port servant de moyen de communication pour la plupart des marchandises nécessaires pour les habitants du canton.
    Le conseil de commerce donna un avis favorable le 16 décembre 1717 pour la réouverture du port sous réserve qu’en cas de fraude le port soit de nouveau interdit. En 1718, fut ouvert un bureau de Romaine, ancienne appellation de la Douane, où un receveur et deux gardes percevaient les droits des fermes.

     

    Tous ces faits et dates seront développés lors de prochains articles

     

     

     

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