• La ligne de vie du bar en question.

     

    .La ligne de vie du bar en question.

     

     

    Bar à 42 (1)

     

    Gestion du bar : plusieurs scénarios à l’étude au CNPMEM le 10/10/2014

     

    Bar à 42 (2)Près de 5 000 tonnes débarquées, la France pèse environ 75 % des captures professionnelles de bar au niveau européen. (Photo : Lionel Flageul)

     

    Suite aux avis scientifiques très préoccupants émis par le Ciem (Conseil international pour l’exploration de la mer) pour le bar, des mesures doivent être rapidement proposées au niveau européen. Le Ciem préconise en effet une baisse des débarquements en 2015 de 80 % pour le bar de la zone nord et de 20 % pour le bar du golfe de Gascogne.
    « Consciente de l’urgence de la situation », la commission bar du Conseil national des pêches (CNPMEM) s’est penchée ce vendredi 10 octobre sur différents scénarios de réduction de l’effort de pêche. Scénarios qu’elle a transmis à la DPMA (direction des Pêches maritimes et de l’Aquaculture) afin qu’elle en chiffre rapidement les conséquences, pour « pouvoir, en toute connaissance de cause, faire une proposition vigoureuse équilibrée et volontariste ».
    Cette proposition sera transmise au CCR (comité consultatif régional) eaux occidentales nord et portée à la connaissance de la Commission européenne, qui réclame des propositions avant décembre. Le CNPMEM souhaite « que la contribution qu’elle consentira soit accompagnée d’un effort équivalent de la part de la pêche récréative ». La pêche de loisir pèserait en effet près de 30 % des captures de bar en Europe.
    Le CNPMEM rappelle qu’il avait demandé dès 2012 à la Commission de mettre sous quotas cette espèce. La même année, il a mis en place en France une licence pour la pêche du bar afin d’en encadrer l’effort de pêche.

    Le Marin

     

    Commission bar du CNPMEM :

     

    La commission bar du CNPMEM s’est réunie ce vendredi 10 octobre pour délibérer des mesures à prendre suite aux avis scientifiques très préoccupants émis par le CIEM pour le bar de la zone nord (- 80% des débarquements pour 2015) et du Golfe de Gascogne (-20% des débarquements).
    Consciente de l’urgence de la situation, la profession a demandé à travers toutes ses composantes à la DPMA de chiffrer différents scénarios de réduction de l’effort de pêche afin de pouvoir, en connaissance de cause, faire une proposition vigoureuse équilibrée et volontariste.
    Celle-ci sera ensuite proposée au CCR « eaux occidentales nord » et portée à la connaissance de la Commission Européenne.
    Le CNPMEM rappelle que les professionnels français avaient demandé, dès 2012, à la Commission Européenne de mettre sous quotas cette espèce particulièrement stratégique pour la pêche européenne.
    La profession a demandé à ce que la contribution qu’elle consentira soit accompagnée d’un effort équivalent de la part de la pêche récréative.

     

    Gestion du bar en Europe : zoom sur la flottille et les mesures possibles le 16/10/2014

     

    Bar à 42 (3)Les ligneurs pèsent environ 20 % des captures professionnelles de bar en France et en sont économiquement dépendants. (Photo : Solène Le Roux)

     

    La France pèse près de trois quarts des captures professionnelles de bar en Europe et est pratiquée par six flottilles : chalut pélagique (27 % des débarquements professionnels français) ; chalut de fond (26 %), lignes (20 %), filets (17 %), senne danoise (6 %) et bolinche (1 %). S’y ajoute la pêche récréative.
    Ces chiffres sont issus du rapport Les stocks de bar commun et les mesures de gestion dans l’Union européenne, remis aujourd’hui à la commission pêche du Parlement européen. Réalisé par Mickaël Drogou, Alain Biseau et Ronan Le Goff, de l’Ifremer, il dresse un tableau de la pêche du bar en Europe (saisonnalité des captures, engins, dépendance économique à cette pêche, etc.).
    Ce rapport précise aussi l’état des connaissances scientifiques sur les stocks de bar, et pointe surout la méconnaissance encore grande. Car les quatre stocks sont arbitrairement définis sans justification biologique, et seul un est évalué, le stock « nord » (Manche, mer du Nord, mer Celtique). Évaluation alarmante, qui justifie de mettre en place des mesures de gestion. Ce document en propose plusieurs et analyse leur pertinence.
    Lien vers la version provisoire de ce document

    La politique commune de la pêche Au niveau européen, la pêche est gérée par la politique commune de la pêche (PCP). « La PCP définit une série de règles destinées à gérer la flotte de pêche européenne et à préserver les stocks de poissons », explique la Commission européenne sur son site. La PCP comporte quatre grands domaines d’action : la gestion des pêches, la politique internationale, la politique commerciale et le financement de la politique. La gestion des pêcheries comprend des « contrôles à l’entrée » et des « contrôles à la sortie ». Les premiers consistent en des règles d’accès aux eaux, des contrôles de l’effort de pêche (limitation de la capacité de pêche) et des mesures techniques (règles relatives à l’emploi des engins de pêche, aux zones et aux temps de pêche). Les contrôles à la sortie « consistent principalement à limiter les quantités de poissons pêchées, notamment en appliquant un total admissible des captures (TAC et quotas) », résume l’exécutif européen.

    Le Marin

     

    Gestion du bar : les positions des ligneurs et des plaisanciers le 17/10/2014

     

    Bar à 42 (4)Les ligneurs bretons suggèrent une hausse progressive de la taille de capture. (Photo : Solène Le Roux)

     

    Face à l’urgence de mettre en place des mesures de gestion pour le bar en Europe, les ligneurs, comme les plaisanciers, ont fait connaître leurs positions, tandis que le Comité national des pêches et des élevages marins (CNPMEM) doit bientôt faire part de sa proposition.
    L’association des ligneurs de la Pointe de Bretagne demande ainsi, dans un courrier au CNPMEM, un arrêt biologique appliqué à tous d’un mois au minimum sur février-mars ; l’interdiction de la pêche sur frayères ; et des efforts de sélectivité pour chaque métier. Pour les ligneurs, il s’agirait de limiter le nombre d’hameçons. Et pour les chaluts pélagiques, GOV (grande ouverture verticale) ou la senne danoise, ils suggèrent plutôt une limitation de capture hebdomadaire. Quant aux métiers moins sélectifs (fileyeurs ou chalutiers de fond), ils proposent une interdiction plus longue durant le frai ou une taille minimale de capture plus forte. Mais pour l’association, « un passage brutal à 42 cm serait fatal à certaines flottilles localement très dépendantes de poissons de petites tailles », et elle suggère une progressivité avec un premier palier à 38 cm.
    De leur côté, les fédérations de pêche de loisir réunies dans l’AF3P (Alliance française pour la promotion de la plaisance et des pêches de loisir en mer) souhaitent que la taille minimale de 42 cm qu’elles se sont imposées soit appliquée aux professionnels. Et elles réitèrent leur demande d’interdiction des pêches sur frayères. (voir leur communiqué ci-dessous)

    Le Marin

     

    Communiqué de l’AF3P (Alliance française pour la promotion de la plaisance et des pêches de loisir en mer)

     

    Les plaisanciers sont conscients des difficultés liées à l’espèce bar et l’ont clairement exprimé depuis de nombreuses années.
    En 2000, les fédérations françaises de pêcheurs de loisir (FNPPSF et FFPM) déposaient déjà un manifeste à Bruxelles demandant l’interdiction des pêches intensives sur les frayères.
    Elles souhaitent par ailleurs la mise en place de tailles biologiques pour toutes les espèces, applicables à tous au niveau français et européen.
    Dans cet esprit, elles ont accepté un passage de la taille minimale de capture à 42cm pour le bar. Pourquoi cette taille n’est-elle pas, à ce jour, appliquée aux pêcheurs professionnels ?
    Ces deux mesures sont prioritaires et doivent être généralisées au niveau français et européen. Elles doivent être mises en place le plus rapidement possible et leurs impacts doivent être évalués avant toutes autres nouvelles mesures.

    Communiqué AF3P (FNPPSF, FFPM, FCSMP)

     


     

     

    La reproduction des différents stocks a été divisée en moyenne par deux depuis vingt ans. Cette diminution résulte pour partie de la très forte surexploitation qu’ont connu les stocks européens, avec une quasi-disparition des géniteurs les plus féconds.
    La cupidité a eu raison de la morue à Terre-Neuve, les plaisanciers n’allaient pas là bas mettre à mal les bancs de morues. Mais non, la leçon n’a pas été retenue, et la cupidité règne de plus belle sur la pêche professionnelle.
    Pour le bar, il n’y a qu’un seul mot d’ordre, il faut arrêter de taper dans les frayères et ne rien prendre en dessous de 42 cm. A bon entendeur !

     Lebosco

    Bar à 42 (5)

     

     

     

     

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