• SNSM = sécurité

    SNSM = sécurité

     

    Historique

    La SNSM, créee le 1er octobre 1967, est la digne héritière de la « Société Centrale de Sauvetage des Naufragés » fondée à Paris en 1865 par l’Amiral de France, Rigault de Genouilly, et de la société des « Hospitaliers Sauveteurs Bretons » créée en 1873. La SNSM est une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et reconnue comme établissement d’utilité publique par le décret du 30 avril 1970.
    C’est l’Amiral Amman qui fût chargé par le gouvernement de réorganiser en 1967 les moyens de sauvetage en mer, jusqu’alors éparpillés entre les deux sociétés indépendantes (SCSN et HSB) et quelques autres petites sociétés indépendantes. Pour ce faire, il regroupa l’ensemble des moyens matériel et humain de toutes ces sociétés sous la direction d’une seule société, la S.N.S.M ayant son siège social à Paris.
    En application du décret portant organisation des secours et du sauvetage en mer (2 mai 1988), la SNSM participe aux côtés des services publics, à la sauvegarde des vies humaines en mer.

     

    SNSM (1)

    SNSM (2)

     

    La SNSM compte 255 stations de sauvetage (dont une centaine ne fonctionne que pendant la période estivale) ainsi qu’une trentaine de centres de formations répartis sur tout le territoire (en bord de mer mais aussi à Metz, Paris, Lyon).

     

    SNSM (3)

    SNSM (4)

     

    La SNSM, c’est près de 7000 personnes avec :
    -4100 sauveteurs embarqués bénévoles dédiés au sauvetage au large.
    -1200 bénévoles qui assurent l’encadrement des stations, l’encadrement et les formateurs des nageurs-sauveteurs dans les centres de formation.
    -1300 nageurs-sauveteurs volontaires détachés l’été pour porter secours aux baigneurs et aux véliplanchistes mais aussi d’assurer les premiers soins sur la plage, faire de la prévention, s’occuper des enfants perdus etc.

     

    SNSM (5)

    SNSM (6)

     

    La flotte de la SNSM comprend environs 150 bateaux de différentes catégories et environ 450 canots pneumatiques. Les bateaux coûtent relativement chers (de 130 à 700 000 €). Par contre la SNSM ne possède ni avion ni hélicoptère (gérés par la sécurité civile).
    La SNSM assure environ 55% des sauvetages en mer. Le reste des secours étant principalement assurés par d’autres navires proches, la Marine Nationale, les Douanes, les pompiers, les CRS etc.

     

    SNSM (7)

    SNSM (8)

     

    Chaque année 2500 bateaux et près de 9000 personnes doivent être secourus en mer (dont près de 15% sont des véliplanchistes). On estime qu’il y a entre 600 et 800 personnes parmi elles qui étaient en danger de mort réel et qui doivent leur vie aux sauveteurs en mer.
    L’explosion de la plaisance en France, le développement et l’évolution des loisirs nautiques, tels que les scooters de mer, kite surfs etc…, imposent de nouvelles normes de sécurité. Les progrès technologiques conduisent les pratiquants à considérer les loisirs nautiques comme un bien de « consommation ».
    Il devient primordial d’assurer l’information et la formation du public sur les risques encourus et les règles de prudence à respecter.
    Les sauveteurs en mer forts de leur expérience du milieu marin sont particulièrement bien placés pour contribuer à cette mission de prévention devenue indispensable. Leur compétence indiscutable leur donne crédibilité et autorité.

     

    SNSM (9)

    SNSM (10)

     

    Que dire aux bénévoles de la SNSM qui assurent notre sécurité en mer ? Merci, bravo….? Aucun des mots, ou des compliments ne seront à la hauteur des actes accomplis par ces personnes pour nous maintenir en surface et en vie malgré nos erreurs et /ou notre inconscience.
    Pourtant l’association des sauveteurs en mer a besoin d’argent car le matériel nécessaire pour sauver des vies est de plus en plus coûteux. Le budget annuel nécessaire pour accomplir les missions va dépasser les vingt millions d’euros et les subventions publiques n’en couvrent que le tiers. Les sauveteurs en mer ne pourraient pas assurer leur mission sans la générosité des particuliers et des entreprises.
    Pour aider les sauveteurs en mer, vous pouvez faire un don ou, mieux encore, adhérer comme membre associé. Vous devez savoir que vous recevez en retour de votre contribution, un certificat fiscal vous donnant droit à une réduction d’impôt égale à 66% du montant versé pour un particulier et 60% pour une entreprise.

     

    SNSM (11)

    SNSM (12)

     

     

    SNSM (13)

     

    Il faut savoir que, si la S.N.S.M. est correctement subventionnée pour ses investissements, en particulier pour les constructions neuves, il n’en est pas de même pour le fonctionnement des stations qui ont des frais annuels de plus en plus lourds, les ressources propres sont très insuffisantes et la participation du public (personnes physiques et personnes morales) sous forme de dons adhésions, achat d’articles de propagande est indispensable et dans ce cadre nous déplorons les difficultés rencontrées pour amener les plaisanciers à adhérer individuellement.

     

    SNSM (14)

     

    Quand vous payez une cotisation de 45 euros, votre percepteur en déduit 30 et 15 euros représente peu par rapport au montant annuel consacré à notre loisir préféré.

    Globalement 75 % des interventions de la S.N.S.M. sont destinées aux bateaux de plaisance (41% moteur, 34 % voile),, 14 % aux professionnels et 11 % sur les loisirs de bord de mer.
    Contrairement, à ce que s’imaginent beaucoup de personnes, ce n’est pas souvent l’imprudence qui est à l’origine des interventions mais plutôt des problèmes techniques ou des avaries sur les bateaux.
    Certains de ces problèmes pourraient être évités avec un meilleur entretien ou une meilleure préparation des bateaux.
    Nous constatons quelquefois aussi une surestimation des capacités du bateau ou de l’équipage.

     

    SNSM (15)

     

    Une des missions de la S.N.S.M. est de promouvoir et d’exercer une action préventive parmi les usagers de la mer.
    A ce titre sans vouloir m’ériger en donneur de leçons, je vous indiquerai quelques sources d’inquiétudes liées à la pêche-plaisance :

    La chute à la mer est un accident trop fréquent et souvent grave. Les conséquences peuvent en être considérablement réduites par le port systématique des VFI (vêtement à flottabilité intégrée) mais leur utilisation est encore trop négligée à bord des bateaux de pêche qu’ils soient professionnels ou de plaisance.
    C’est donc bien d’utiliser ces vêtements à bord des bateaux mais aussi dans les annexes qui ne sont pas toujours très stables.
    J’attire votre attention sur le fait qu’il est très difficile de remonter à bord un homme à la mer inanimé ou incapable de se hisser par ses propres moyens.
    Il faut dans ce cas réagir rapidement et installer un dispositif (filet, bâche, voile, filins) permettant de le « rouler » en position horizontale le long du bord.

     

    SNSM (16)

     

    Si le chavirage d’un bateau est un accident relativement rare, il y a lieu de prendre des précautions dans l’utilisation des canots de faible tonnage dont la stabilité est compromise par les charges ajoutées à bord comme le relevage de filets chargé d’algues.
    Attention à l’étanchéité des doubles fonds des coques alu dont un lent envahissement peut passer inaperçu et avoir de dramatiques conséquences.

    Pouvant tous être amenés à traiter une personne en hypothermie, il est bon de connaître la façon d’agir et surtout les gestes à ne pas faire.

    Quelques remarques sur les contrats d’assurances :
    Vous savez que le secours aux personnes est gratuit mais l’assistance aux biens est payante, ce qui n’est pas propre à la S.N.S.M
    Certains assureurs non spécialisés, vous font des contrats calqués sur l’assurance automobile.
    Le remorquage n’y est pas toujours bien défini, vous pouvez voir sur barème que la facture peut monter assez vite et je vous conseille d’employer avec votre assureur le terme de « demande d’assistance » plutôt que celui de « demande de remorquage ».
                                                                                                                                                                             Rémi Leparmentier. (SNSM Goury)

     

     

     

     

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.