• Le gilet de sauvetage : OUI ou NON ?

     

    Le gilet de sauvetage : OUI ou NON ?

     

     

    Nous allons faire un rapide tour d’horizon sur des accidents survenus en mer depuis quelques années, professionnels et plaisanciers confondus.
    Lisez bien cette dizaine d’articles de presse, choisis parmi les centaines qui noircissent quotidiennement nos quotidiens depuis des années, et vous allez vous apercevoir qu’il y a parfois un manque de savoir faire et d’équipements pour mener à bien la récupération d’un équipier tombé à la mer, mais aussi et de loin le plus important, le port ou non du gilet de sauvetage.

     


    -1-Saint Cast : « j’ai tout fait pour récupérer mon frère »

    Louis Penhouët, le frère d’André Penhouët, l’homme décédé au large de Saint Cast du Guildo jeudi soir après être tombé à la mer, tient à préciser : « j’étais à l’arrière du voilier quand mon frère est tombé à l’eau. J’ai immédiatement arrêté le bateau. J’ai fait demi-tour au moteur et j’ai alerté les secours par radio. En arrivant à hauteur de mon frère, j’ai tenté à deux reprises de le remonter à bord à l’aide de deux gaffes qui ont toutes les deux cassé. Des plaisanciers sont arrivés très vite et ont réussi à le repêcher. Deux secouristes ont ensuite pratiqué des massages cardiaques. Devant l’urgence, l’hélicoptère a été appelé en renfort pour transporter mon frère au sémaphore de Saint Cast le Guildo. Il était malheureusement trop tard.»
    Ouest France du 23 juillet 2007

     


    -2- Secouru avec l’aide d’un autre chalutier

    Jean-René Boivin lance un appel de détresse et se précipite pour remonter à bord Albert Guérin, son matelot qui demeure à Lantic. Avec l’aide du Gwenn Er Minig, un autre chalutier, il réussit à le hisser dans le bateau, mais le pêcheur est inconscient. La vedette de la SNSM de Saint-Quay-Portrieux arrive très vite sur les lieux de l’accident. « Parmi notre équipage, nous avions un infirmier sapeur-pompier qui a tenté de ranimer la victime, tandis que le bateau rentrait au port. Nous travaillons ensemble pour gagner des minutes qui peuvent s’avérer précieuses. Nous avons fait ce que nous avons pu », indique William Abbest , président de la station locale de la SNSM. Pris en charge par une équipe du secours médical d’urgence à Saint-Quay-Portrieux, Albert Guérin n’a pas pu être ranimé.
    D’après des renseignements fournis par la SNSM, la victime est restée 20 minutes dans l’eau.
    Marie-Claudine CHAUPITRE. Ouest-France du vendredi 26 octobre 2007.

     


    -3- Un marin pêcheur tombé à la mer décède

    Un marin pêcheur de 49 ans est mort, hier midi, après être tombé du bateau de pêche sur lequel il travaillait en mer, au large de Saint Quay-Portrieux (Côtes d’Armor). L’équipage du Boréal était sur le point de rentrer, hier, peu après 11 h 30, après une matinée de pêche à la crépidule et à la coquille au large de Saint-Quay-Portrieux. Le chalutier immatriculé à Saint Brieuc se trouve à deux milles nautiques du rivage, à l’ouest de la tourelle de la Madeux, quand le patron du bateau voit son matelot tomber à l’eau. Il était en train de relever une drague et venait de se pencher pour ouvrir le panier.

     


    -4-« J’ai sauvé mon fils, il portait son gilet »

    Le jeune matelot de Lorient est tombé par dessus bord, hier au large de Groix. Il avait revêtu un vêtement de travail à flottabilité intégrée, le fameux VFI.
    « Je le dis, porter le gilet, c’est indispensable ! » Jacky Sommesous, 44 ans, patron de l’Atout II, à Lorient, est encore sous le choc. Mais « ça va ». Car son fiston, Julian, 18 ans, s’en est sorti sain et sauf.
    Hier, vers 13 heures, l’équipage du fileyeur de 9.90 m relève ses filets « dans le sud de la bouée du Chat », à 4 miles (7.5 km) de l’ile de Groix. Au menu, dorade, lieu, araignée, sole.
    Tout à coup, comme cela peut survenir lors d’une manœuvre, un bout de filet se coince dans le vire filet hydraulique, positionné sur la lisse bâbord du bateau. « Julian a voulu débloquer l’engin. Il est monté sur la table en alu et il a glissé. Peut-être sur une petite fuite d’huile », raconte le patron de l’Atout II.

     

    Le bras transpercé

    Dans sa chute par dessus bord, le jeune matelot tente de s’agripper à une gaffe. Hélas, la perche en bois casse et vient se planter à travers l’avant bras du marin, tel un poignard. « Le bras a été transpercé, mais rien de vital n’a été touché, ni un nerf ni une veine. » Le papa et patron a surgi de la passerelle et a rattrapé son gamin et matelot in extremis. Je l’ai repris par le bout de la gaffe… » Julian portait son gilet de sauvetage. Une sorte de veste matelassée flottante. C’est un vêtement de travail à flottabilité intégrée, un VFI comme on dit sur la côte. Le port en est obligatoire depuis trois ans. Mais seulement « un marin sur cinq le revêt », déclarait encore récemment Georges Tourret, président de l’Institut Maritime de Prévention à Lorient.

    Jacky Sommesous en était déjà convaincu. Patron pêcheur, il a « la responsabilité de l’équipage » fils ou pas à bord. C’est dans cet esprit aussi qu’il a conçu son bateau neuf. L’Atout II, livré cet été, est spacieux et dispose d’un poste d’équipage confortable. De bonnes conditions de travail participent à la sécurité en mer.
    Le jeune naufragé a passé « cinq minutes » dans « une eau à 9° maximum », « Ca n’a pas été facile de le remonter à bord, le bateau est haut sur l’eau et il y avait un petit clapot de 1 m à 1.5 m. Sans son gilet, Julian, avec son ciré, ses bottes, les polaires qu’on met ces temps ci, il partait au fond, le fiston… », explique le papa, soulagé. Dès le retour au port, Julian a été hospitalisé.
    Au Crossa Etel aussi, on applaudit, Lundi, ce sont quatre techniciens des Phares et Balises qui ont été sauvés grâce à leur VFI. Ils étaient tombés à l’eau au large du Croisic.
    Charles JOSSE Ouest France du 10.02.2010

     


    -5- Deux marins disparaissent au large d’Ouessant

    Le drame est arrivé hier, à bord d’un chalutier du Guilvinec. Un pêcheur est tombé à la mer. Son collègue a plongé pour le secourir. Les recherches se sont poursuivies dans la nuit.
    « Je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas ce qui s’est passé. C’est affreux. » Serge Leroux, patron pêcheur, a pris connaissance, hier soir, en revenant du port de Guilvinec (Finistère), du drame survenu à bord du Bara’mann. Ce chalutier de 24 m était sorti depuis plusieurs jours et se trouvait en pêche au moment du drame, hier, en Manche, à 80 km au nord-ouest d’Ouessant.
    Il était 12 h 05 quand Bruno Nédelec, 50 ans, de Loctudy, est tombé à la mer pendant une manœuvre du chalut. Un second marin, Stéphane Le Page, 41 ans, de Camaret, s’est jeté à l’eau pour lui porter secours.
    « Je voudrais saluer le courage du marin qui a voulu sauver son collègue », commente Robert Bouguéon, le président du Comité local des pêches.
    L’alerte a immédiatement été donnée par l’équipage du chalutier. Le Centre régional opérationnel de surveillance et de secours Corsen a déployé d’importants moyens : trois hélicoptères de la Marine nationale et un avion de recherches de Lann Bihoué. Une dizaine de chalutier et deux navires de commerce ont sillonné la zone tout l’après-midi. Mais hier, à 19 h, les deux hommes n’avaient pas été retrouvés.

    Un armement sérieux

    « Les recherches aériennes ont pris fin à la tombée de la nuit. Une enquête a été ouverte », commente, à la préfecture maritime, le capitaine de frégate Marc Gander. Recherches auxquelles le Bara’mann participait aussi. Construit en 1988, ce chalutier fait partie des onze unités du même gabarit de l’Armement bigouden.
    Les responsables de l’armement sont d’autant plus peinés que, théoriquement, les équipements flottants sont obligatoires au travail sur le pont des bateaux de la flotte. « Des vêtements équipés d’une partie gonflable automatiquement au contact de l’eau », précise Soizick Le Gall-Palmer, gérante. « Sur certains chalutiers, leur usage est automatique. Sur d’autres, c’est toujours plus difficile à faire admettre. »
    L’un des marins accidentés, le premier tombé à la mer, avait l’habitude de porter ce vêtement flottant. « Pour une fois, il ne l’avait pas mis. »
    Un drame pour l’Armement bigouden réputé pour son sérieux dans tous les domaines. La gérante confirme : « Depuis que je suis entrée dans la société en 1985, je n’ai pas souvenir que nous ayons jamais eu à déplorer de perte humaine. C’est la première fois. »
    Corinne ARGENTINI avec Raymond COSQUERIC Ouest France du 12 février 2010

     


    -6- Un marin disparait au large de Barfleur (Manche)

    Maxime Cleret, un marin de 24 ans, est tombé à la mer, samedi vers
    13 h, à 45 km à l’est de Barfleur. Il naviguait sur un fileyeur de 16 m, le Presqu’île, basé à Saint-Vaast-la-Hougue (Manche). Malgré des conditions météorologiques jugées  » assez bonnes  » par la préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord, l’important dispositif aérien et maritime n’a pas permis de le retrouver.  » La température de l’eau, estimée à 7°, ne laisse pas d’espoir de retrouver l’homme en vie « , déclarait samedi la préfecture maritime. Les recherches dirigées ont été interrompues ce même jour à 17 h. Six hommes se trouvaient à bord du Presqu’île.
    Ouest France du Lundi 22 février 2010.

     


    -7- Un plaisancier se noie dans le Golfe du Morbihan

    Dimanche après-midi, la mer était bien formée dans le golfe du Morbihan sous l’effet du vent. C’est sans doute la raison pour laquelle un plaisancier, qui rentrait d’une sortie au large, n’est pas parvenu à accrocher son mouillage, vers 12 h 30, dans le petit port du Logeo, à Sarzeau. Il est alors passé par dessus bord sans que ses deux équipiers s’en aperçoivent tout de suite. Alourdi par ses vêtements et surtout par ses bottes, il n’a pu être repêché par ses collègues quand ceux-ci l’ont découvert luttant dans l’eau très froide. Emporté par le courant, cet habitant de Versailles, âgé de 44 ans, venu passer le week-end dans le Golfe du Morbihan, a été retrouvé noyé une demi-heure plus tard par les pompiers. Il avait dérivé sur plusieurs centaines de mètres.
    Ouest France du Lundi 8 mars 2010.

     


    -8- Le plaisancier chute à la mer et se noie

    Paul Maguer, un employé de banque de 57 ans, a chuté d’une vedette de 6 m, jeudi vers 22 h 15, à Guidel (Morbihan). C’est le propriétaire du bateau qui a donné l’alerte. Les deux hommes rentraient d’une journée de pêche à Groix quand leur bateau a été balancé par une vague déferlante. D’importants moyens de sauvetage ont été déployés : plongeurs, vedette SNSM, patrouilles terrestres de pompiers et gendarmes. C’est l’une d’elles qui a découvert le corps du pêcheur plaisancier, à 0 h 30, sur une plage proche du lieu du drame. Selon les secours, l’homme ne portait pas de vêtement flottant. La victime, originaire du Nord Finistère, demeurait à Binic.
    Ouest-France du 162 Octobre 2011.

     


    -9- Un Vannetais tombe du bateau et se noie au Croisic

    Une sortie en mer entre amis a viré au drame, ce week-end, au Croisic (Loire Atlantique). En pleine nuit, un homme de 48 ans, domicilié à Vannes, est tombé d’un voilier qui se trouvait au mouillage près de la pointe de Pen Bron. Vers 1h30 dimanche matin, ses deux équipiers à bord du bateau ont vu la victime couler à pic et ont rapidement prévenu les secours. D’importants moyens ont alors été mis en œuvre dans la nuit. En vain. Après avoir été suspendus à 5 h du matin, les recherches ont repris, hier, sur une zone élargie. Le corps de la victime a finalement été retrouvé hier après-midi aux environs de 15 h 30, par l’hélicoptère de la gendarmerie. Il se trouvait à proximité de son lieu de chute, près du voilier. L’enquête pour connaître les circonstances exactes du drame a été confiée à la gendarmerie du Croisic.
    Ouest-France du 3 octobre 2011

     


    -10- Le matelot ne portait pas de VFI :

    prison avec sursis pour le patron le 02/11/2012
    Le capitaine du chalutier concarnois le Tourmalet a été jugé coupable d’homicide involontaire après la mort d’un marin de 25 ans. Le tribunal correctionnel de Quimper l’a condamné à une peine de dix-huit mois de prison avec sursis, assortis de 10 000 € d’amende et 77 000 € de dommages et intérêts pour la famille de Jérémy Marteau, le marin disparu. Les faits remontent à mai 2008. Le chalutier se trouve alors au large des îles Scilly, dans la mer celtique. Le jeune marin tombe à l’eau lors d’une manœuvre. Malgré plusieurs tentatives, ses collègues d’équipage ne réussissent pas à le sauver. Son corps n’a pas été retrouvé. Le procureur avait requis six mois de prison avec sursis lors de l’audience du 27 septembre dernier.
    Ouest-France du vendredi 28 octobre 2012.

     


    -11- Le patron pêcheur normand a-t-il été négligent ?

    Publié le 15/02/2013 à 07H37
    «Je suis sûr qu’ils avaient leur vêtement à flottabilité intégrée (VFI). Je les ai vus », jure hier devant la cour d’appel de Rouen Daniel Colas, 50 ans dont 30 ans de mer. La moustache drue, le visage dur, cet homme répond d’un homicide involontaire survenu le 22 août 2010 quand son chalutier a chaviré et que son plus jeune matelot, Alban Desfontaines, 22 ans, a basculé par-dessus bord. Il était démuni de son gilet de sauvetage. Devant le tribunal correctionnel du Havre, il a écopé de 12 mois de prison avec sursis pour n’avoir pas obligé ses marins à porter le VFI, sorte de gilet de sauvetage auto gonflant qui se porte par-dessus les vêtements de mer. Il a fait appel. Le délibéré est attendu le 21 mars. L’avocat général a demandé la confirmation du jugement.
    Ce soir d’été 2010, le chalut « accroche ». Vers 22 h 30, une manille ou un bout se brise. Le navire chavire brutalement sur tribord. Les deux marins, qui étaient à la coupée, sont éjectés dans l’eau. « Ça n’a duré qu’une seconde, et puis je me suis retrouvé en dessous », se souvient Daniel Colas en montrant à la cour un modèle réduit de son ancien bateau. Lui est secouru en mer. Son premier matelot nage jusqu’à la côte. En revanche, Alban Desfontaines, démuni comme les deux autres de VFI, ne peut résister, d’autant que ses bottes sanglées sont remplies d’eau. Il sombre, laissant sa compagne et un enfant en bas âge.
    En n’obligeant pas ses marins à porter en tout temps, et surtout lors d’une action de pêche, leur VFI, ce qui est pourtant obligatoire, Daniel Colas a-t-il été négligent, au point d’être coupable d’un homicide involontaire ?
    « Ce soir-là, il s’est mis à tomber de l’eau. C’est là qu’ils se sont changés », explique le patron pêcheur. Et ils auraient enlevé leurs VFI pour pouvoir enfiler leur ciré juste au moment où s’est produit l’accident.

    Fatalité ou imprudence ?

    Mais pour les avocats de la famille de la victime, cette version est minimaliste. Le souci de sécurité régnait-il à bord ? « Il cherche à fuir ses responsabilités. Ce jour-là, il n’a pas fait respecter les obligations de sécurité alors que la situation était exceptionnelle. Et ce soir-là, un jeune homme est mort », lance Me Laëtitia Benard, pour la veuve et l’orphelin. Les débats ont montré que les matelots ne portaient pas leurs gilets, sauf par gros temps. « Je leur disais de le faire », proteste le patron pêcheur. « Mais, s’ils ne se pliaient pas à vos prescriptions, vous pouviez refuser de les embarquer », souligne la cour d’appel.
    « Il est attaché à la sécurité, il a beaucoup investi dans ce domaine », tempère Me Clifford Auckbur pour la défense, qui souligne que si Daniel Colas est un autodidacte ayant pris le large dès ses 16 ans, ses deux matelots avaient des diplômes de survie en mer. « Dans cet accident, on ne veut pas admettre qu’il s’agisse de fatalité ».
    Pour Me William Soret, avocat des proches de la victime, ce procès est aussi celui des mauvaises habitudes prises en mer où, « par souci de productivité, de rapidité », le port des gilets de sauvetage est plutôt l’exception que la règle.

     


    -12- Rouen : le procès d’un patron pêcheur du Havre relance le débat de la sécurité des travailleurs de la mer

    Ce jeudi (14 février) un patron pêcheur sera jugé en appel pour homicide involontaire après le naufrage de son bateau et la mort d’un jeune marin
    par Richard Plumet et Sylvie Callier
    Publié le 13/02/2013 | 19:12, mis à jour le 13/02/2013 | 19:27

    Le port des gilets en question
    Il y a un an le tribunal correctionnel du Havre avait condamné à 12 mois de prison avec sursis un patron pêcheur havrais. Jugé ce jeudi devant le tribunal des appels correctionnels à Rouen, ce havrais est poursuivi pour homicide involontaire après le naufrage de son bateau, le Jéricho, en août 2010 au large du Havre. Lors du naufrage un jeune matelot était mort en mer.
    Les débats de ce deuxième procès porteront sur la notion des équipements de sécurité à bord des bateaux, et plus précisément sur les gilets de sauvetage spéciaux : le VFI, le Vêtement à Flottabilité Intégrée. Les marins portaient-ils ce vêtement au moment du naufrage ? Ce type de gilet est-il adapté à toutes les situations de travail à bord ? Les marins ont-ils été obligés de se changer à cause de la pluie, au moment précis de l’accident ?
    Ce sont toutes ces questions (et d’autres comme celle de la réforme de l’inspection maritime du travail « fondue » depuis 2009 dans les services généraux de l’inspection du travail) qui seront posées ce jeudi au palais de justice de Rouen. Un procès auquel assisteront de nombreux pêcheurs de Normandie.

     

     

    Faut-il une loi pour obliger les plaisanciers à porter le gilet de sauvetage, qu’en est-il ?

     

     

     

     

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