• Diélette : La mine de fer sous la mer

    La mine de fer sous la mer

     

    Vous pouvez voir l’article « Une mine sous la mer« 

     

     

     

    Musée de la mine (1)

    Musée de la mine (2)

    Musée de la mine (3)

     

    Le 29 novembre 1987, vingt cinq ans après la fermeture de la mine de Diélette, quelques bénévoles souhaitant perpétuer la tradition de la Sainte-Barbe, Sainte Patronne des mineurs, organisèrent une manifestation qui regroupa plus de quatre cent cinquante personnes, anciens mineurs de Diélette, May-sur-Orne et Saint-André sur-Orne, familles et amis. Une exposition retraçait l’histoire de la mine et des mineurs.

     

    Musée de la mine (4)

    Musée de la mine (5)

     

    Devant l’intérêt manifesté, l’Association Histoire et Patrimoine des Mines et Carrières de Flamanville-Diélette, soutenue par la commune de Flamanville, fut créée en mars 1988.
    Elle réunit aujourd’hui une centaine d’adhérents, et la mine a son musée.

     

    Musée de la mine (6)

    Musée de la mine (7)

     

     

    Historique de la mine :

     

     

    Les mines de fer de Dielette ont été uniques en France : entièrement sous-marine, elles produisaient un minerai en fer exceptionnellement riche, extrait à 150 mètres sous la mer, dans un réseau de galerie de quelques 15 kilomètres de long, nécessitant un pompage permanent pour que l’eau ne s’y engouffre pas.

     

    Musée de la mine (8)

    Musée de la mine (9)

    Musée de la mine (10)

     

    Le premier puits fut ouvert en pleine mer en 1855. Mais les infiltrations d’eau s’élevant à 14 m3 dans l’intervalle de deux marées, il était impossible de faire travailler les ouvriers pendant la haute mer et l’épuisement de l’eau à la basse mer laissait trop peu de temps. Le travail fut suspendu en octobre 1862 après avoir fourni 150 à 160 tonnes de minerai. L’extraction du fer fut repris par intermittence par différentes sociétés, notamment par l’industriel allemand Thyssen (créateur de la Société Métallurgique de Normandie), qui en 1907, y construisit de très importantes installations (transbordeur aérien de 642 mètre de longueur monté sur pylônes) pour une extraction de 200 000 à 300 000 tonnes par an. En août 1951, la nouvelle société des mines de Diélette, sous la gérance de la Société des Mines et Produits chimiques de May-sur-Orne, entreprend un difficile dénoyage des puits et des galeries et exploite la mine qui employait 150 ouvriers jusqu’à sa fermeture définitive en juillet 1962.

     

    Musée de la mine (11)

    Musée de la mine (12)

    Musée de la mine (13)

    Musée de la mine (14)

     

    Le minerai était transporté soit par camions jusqu’au port de Cherbourg avant son chargement sur des navires à destination de la Grande-Bretagne pour la quasi-totalité, soit par téléphérique. Les cargos devaient accoster près de la plate-forme et le minerai, entreposé à terre dans de vastes silos, était acheminé jusqu’aux cales du navire par une noria de godets mus par des câbles à environ 700 mètres du rivage. Toutefois, les bateaux ne pouvaient accoster qu’à marée haute, par temps calme et fort coefficient, à cause de leur tirant d’eau. Les tempêtes hivernales retardaient les chargements et il fallait parfois plusieurs jours pour remplir les cales, lorsque le bateau ne repartait pas à vide faute d’une météo appropriée. Malgré la qualité et la haute teneur en fer, l’exploitation du minerai transformé par des hauts-fourneaux suédois et anglais cessa en 1963 pour cause de coûts d’exploitation trop élevés.

     

    Musée de la mine (15)

    Musée de la mine (16)

    Musée de la mine (17)

     

    Excepté quelques vestiges de la plateforme à plusieurs centaines de mètres de la côte, il ne reste aucune trace visible de l’ancienne exploitation minière. Le gisement de fer sous-marin est malgré tout loin d’être épuisé. Les bateaux naviguant aux abords de la mine ne doivent pas se fier au cap magnétique de leur compas à cause de la perturbation magnétique provoquée par le gisement. Seul un compas gyroscopique ou un GPS permettront d’y garder le bon cap .

     

    Musée de la mine (18)

    Musée de la mine (19)

    Musée de la mine (20)

    Musée de la mine (21)

    Musée de la mine (22)

     

    Objectifs

    L’Association Histoire et Patrimoine des Mines et Carrières de Flamanville-Diélette s’est donnée pour objet de permettre aux anciens mineurs et à leurs familles de se retrouver et d’organiser des manifestations amicales, de valoriser l’histoire des mines et carrières et de sauvegarder le patrimoine et la mémoire de l’activité industrielle.

     

    Musée de la mine (23)

    Musée de la mine (24)

    Musée de la mine (25)

    Musée de la mine (26)

    Musée de la mine (27)

     

    Chaque année, elle organise, 1er week-end du mois de décembre, la Fête de la Sainte Barbe qui rassemble, en alternance d’une année sur l’autre, soit à May-sur-Orne soit à Diélette, les anciens mineurs de la Société des Mines et Produits chimiques de May-sur-Orne et de Diélette, faisant partie anciennement de la même société.

     

    Musée de la mine (28)

    Musée de la mine (29)

     

    L’exposition, temporaire au départ, est devenue permanente. Elle se visite en juillet et en août. La visite est en grande partie assurée par des anciens mineurs.

     

    Musée de la mine (32)

    Musée de la mine (31)

    Musée de la mine (30)

     

    Ressources documentaires
    Les ressources documentaires de l’association se rapportent toutes au patrimoine minier et principalement à la mine de Diélette. Une grande partie des collections de l’association est présentée dans l’exposition :
    des objets de la mine (casques, lampes à carbure, une filière, une hache, fil de ligne, mèche, burin, perforatrice et poussoir)
    plus de 300 reproductions de photos ou de cartes postales
    archives papier (registre de contrôle de lampisterie (1938), règlement intérieur (1947)

    En outre, certains membres de l’association possèdent des collections privées notamment photographiques concernant la mine de Diélette.

     

    Et un petit trésor de la cinémathèque Manche.fr

    La mine sous-marine de Diélette en 1955

     

     

    La construction de la Station de chargement en mer des minerais de fer dans les cargos, à Diélette, fera l’objet de deux articles en janvier 2015.

     

     

     

     

    5 commentaires ont été rédigés, ajoutez le votre.

    1. LEHEBEL
      Publié dans 13/03/2015 le 19:04

      Mon Père Gabriel est parti de Nantes ( ») avec un copain et on prit chacun leur « sac » afin de participer au creusement de la mine (1930 31 32) A cette époque, comme maintenant, il y avait beaucoup de chômage et c’est pourquoi ils sont partis là-bas. Mon Père, modeleur bois, n’a pas hésité à participé à cette épopée afin d’étayer la mine au fur et à mesure de son avancée. Je suis fière de son travail et c’est là qu’il a connue ma Mère. Je viens donc de Diélette qu’hélas je ne reconnais plus. C’était si beau du temps de la « Jeanette » , qui appartenait à mon oncle, les régates le 15 Aout jour où les bouchers des environs faisaient cuire le mouton sur la braise, les frites …. l’ambiance quoi ! Pas de plaisanciers …. que du vrai, de l’hautentique. Hélas !

      • Ferey Ludovic
        Publié dans 18/08/2016 le 20:17

        Bonjour,
        Personnellement j’ai toujours refusé la transformation du port de Dielette.
        J’y ai passé toutes mes vacances chez mes grands parents et j’y allais tout les week-ends avec mes parents.
        J’ai également connu le mouton grillé avec les frites et aussi il ne faut pas oublier le marchand de gaufres qui était tout l’été à proximité de l’abri du canot de sauvetage.
        Et combien de tours de manèges à la fête foraine.
        Et j’ai aussi en mémoire mes promenades sur l’ancien site de la mine avant les travaux pour la centrale nucléaire.
        Puis j’oublie pas quand mon grand-père m’emmenait avec lui à la pêche sur le « Ludovic Nathalie ».

        Maintenant quand je regarde les photos du nouveau port, j’ai l’impression qu’on me vole mes souvenirs d’enfance.

        Ludovic

    2. Maurice
      Publié dans 06/10/2014 le 10:16

      Bonjour!

      Cela fait plusieurs années que je n’ai pu faire que de brefs séjours à Diélette. Aussi n’ai-je pas visité le musée de la Mine et j’ignore ce qui est dans les documents relatifs à la rénovation du caisson.

      Si c’est utile, je pourrais faire un topo de celle-ci, du moins celle du gros-oeuvre que j’ai conduite. Point de vue de l’exécutant!

      Cordialement,
      Maurice

      • lebosco
        Publié dans 06/10/2014 le 10:39

        Bonjour Maurice,je me renseigne, sur le contenu dans les documents relatifs à la rénovation du caisson, auprès du responsable du musée. Par contre, même s’il y a quelque chose sur le caisson, il serait intéressant d’avoir ta version, comme tu dit de l’exécutant, car rien ne remplace le vécu.
        Cordialement
        Lebosco

        • Maurice
          Publié dans 06/10/2014 le 15:06

          D’accord, je m’y mets dès que j’ai un moment. Si c’est un peu long, les « écrivains » sont souvent bavards, je mettrai un message sur le site diélette.fr.

          A bientôt

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