• Contrôle technique pour bateaux?

    Contrôle technique pour bateaux?

     

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    Frédéric Cuvillier (au centre), encore secrétaire d’État à la mer ce 18 août 2014, lors de sa visite au centre opérationnel de surveillance et de sauvetage en Méditerranée. Là où convergent les appels des plaisanciers en détresse. Patrick Blanchard

     

    Lancée par le secrétaire d’État Frédéric Cuvillier dans le Var, l’idée fait des vagues au sein du monde de la plaisance. Pas unanime, mais des réflexions concrètes émergent.

    Ouverture des débats. En lançant samedi dans le Var l’idée d’instaurer un suivi technique pour les bateaux, le secrétaire d’État chargé de la mer a levé une petite houle sur la grande bleue.
    Le monde de la mer – en cela, il ressemble à celui de la montagne – hisse en haut du gréement le principe de liberté. « Sur la route, le contrôle technique des voitures a été admis. Mais c’est vrai que la mer est culturellement un espace de grande liberté, » confie un connaisseur des secours en mer.
    Le ministre Frédéric Cuvillier s’en est d’ailleurs justifié : « Ce n’est justement un espace de liberté que si les règles de sécurité sont respectées. » Rappelant que la liberté en mer « ne permet pas de s’affranchir des règles. »
    Sur le fond, qu’a dit le ministre ? Que cette idée d’un « contrôle technique des bateaux » vaut la peine d’être examinée, en y «[associant]les professionnels et les acteurs du monde maritime. » Existe-t-il d’autres expériences européennes de ce type ? La question sera soumise à Bruxelles cet automne.

     

    Les voiliers comme les moteurs

    Que disent les statistiques sur les causes d’incidents en mer ? Hormis les secours pour cause médicale, le CrossMed s’est concentré sur une majorité d’échouements (129, dont 79 de voiliers), sur les difficultés de navigation (78 incidents), les voies d’eau (43) et pannes d’essence (25). Ce sont les chiffres de juin à septembre 2013.
    « L’échouement, c’est typique,détaille le CrossMed. On ne respecte pas le balisage et on se prend un banc de sable. » Étonnamment, les voiliers sont les premiers concernés.
    « Que croyez-vous ? On loue un voilier, on part au moteur. Mais en fait, on ne sait pas manier les voiles, ni lire une carte, » commente un bénévole de la SNSM(1). Le coup classique.
    Les voies d’eau relèvent peut-être d’avantage d’avaries techniques (l’été dernier, 34 sont apparues sur des bateaux à moteur). De possibles problèmes sur les joints d’étanchéité (arbre d’hélice par exemple). Des éléments qui se changent ordinairement tous les trois à cinq ans.

     

    Comportement

    « Un plaisancier qui se respecte vérifie le bon fonctionnement du moteur, » assure Michel Blayac, plaisancier de Saint-Mandrier, longtemps à la tête d’une association locale. De même que le plaisancier contrôle ses voiles, son mât, son gréement. Les délais moyens de remplacement de ce type de matériels sont alors bien plus longs. Tous les dix, quinze ou vingt ans.
    « Même quand une pièce casse, on doit en chercher la cause, » poursuit Michel Blayac. « Et c’est souvent lié à une mauvaise décision dans la navigation. Ou simplement, qu’il ne fallait pas sortir, car il y avait trop de vent. »
    Plus que de l’avarie technique, le plaisancier devrait donc se prémunir contre ses propres défaillances. En somme, « une question de comportement, plus que de matériel. »
    Sonia bonnin de Var-Matin

     

    Qu’en sera t-il avec le nouveau Secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche : Alain VIDALIES

     

    Contrôle technique des bateaux : une mesure stupide et injustifiée…

     

    Il semble qu’on étudie dans les sphères ministérielles la possibilité de mettre en place un contrôle technique sur les bateaux.

    Encore une mesure venue de nulle part dont il est difficile de comprendre le sens !

    Si l’on se réfère aux bilans des accidents survenus en mer ces dernières années, cette mesure ressemble fort à une véritable farce !

    Peut-on nous indiquer, en ce qui concerne les activités de plaisance, le nombre d’accidents dus à l’état du bateau ? Il est ridiculement faible !

    La plupart des accidents relèvent avant tout du comportement des plaisanciers à la mer.

    Ce n’est pas un contrôle technique qu’il faut mettre en place mais une sensibilisation accrue aux bonnes pratiques !

    Dès lors il apparaît clairement que cette manœuvre est avant tout une nouvelle ponction à l’encontre des plaisanciers déjà très lourdement et injustement sanctionnés !

    Nous tenons à mettre en garde ceux qui pensent que cette mesure pourrait relancer l’activité nautique. Le bateau n’est pas un investissement de première nécessité comme la voiture. A trop tirer sur la corde, il se pourrait même que l’on obtienne l’effet inverse.

    Bon nombre d’entre nous, devant les augmentations et contraintes en tous genres qui leur sont infligées, envisagent de tourner la page.

    Ils en ont assez d’être pris pour des vaches à lait. Trop c’est trop ! Arrêtons le massacre avant qu’il ne soit trop tard !

     

    Communiqué FNPPSF

     

     

     

     

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