• La moussette, c’est quoi ?

                      La moussette, c’est quoi ?

     

    Il faut tordre le coup une fois pour toutes à toutes ces idées recues, colportages et racontars !!!

     

    .La moussette est une jeune araignée.

    La moussette (1)

     

                                  L’araignée de mer, comment vit-elle ?

    Sa durée de vie est de 7 à 8 ans.
    L’araignée de mer est présente en Atlantique-nord (de l’Irlande à la Guinée) et dans une partie de la Méditerranée. Si on la trouve de 0 à 120 mètres, elle devient cependant rare au delà de 70 mètres. Les juvéniles se développent près des côtes, dans des baies ou des estuaires à fond sablo-vaseux par des profondeurs de 0 à 20 mètres, rarement en zone intertidale (zone de balancement des marées). Ces nourriceries sont bien individualisées : en Manche-Ouest, là où l’espèce connaît son maximum d’abondance, la baie de Saint-Brieuc et la côte ouest du Cotentin en constituent les plus importantes.

    La moussette (2)

    La croissance de l’araignée se réalise par mues successives, avec une augmentation de taille de l’ordre de 25 à 40% en longueur et une multiplication du poids par un facteur allant de 1,8 à 2,7. Elle ne concerne cependant que la  » moussette « , phase juvénile de l’araignée et non espèce différente ! A l’issue de la phase terminale – qui se produit sur les nourriceries entre juillet et octobre – l’animal devient adulte et atteint sa taille définitive. En dépit de quelques points qui restent encore à confirmer, on peu avancer le schéma moyen suivant : un animal né en septembre fera en moyenne 80 mm (soit 150 g) un an plus tard après 13 mues et 140 mm (soit 800 g) à deux ans après 2 mues supplémentaires. Mais la variabilité de ce schéma moyen reste très forte puisque des adultes de même âge peuvent mesurer de 85 à 200 mm et peser de 250 à 3 000 g selon les individus. La longévité de l’araignée de mer est de l’ordre de 7 à 8 ans : juvénile (moussette) pendant 2 ans et adulte pendant 5 à 6 ans. La maturité sexuelle intervient sur une large gamme de taille qui, pour les femelles, va de 85 à 165 mm (200 à 1 500 g). La première reproduction n’intervient que l’année qui suit la mue terminale et les femelles portent, selon leur taille, de 50 000 à 500 000 œufs jusqu’à l’éclosion qui a lieu de fin juin à octobre.

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    Les adultes font une migration de  » descente  » qui les amène au large, sur des zones d’hivernage d’une profondeur supérieure à 50 m. En Manche, à ce déplacement côte-large s’ajoute un mouvement vers l’ouest. C’est à partir d’avril qu’a lieu la migration de « remontée » : durant le printemps et l’été, elle amène les araignées à se rapprocher des côtes.

    http://chassepechesaveurs.e-monsite.com/

     

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    La moussette : la petite sœur de l’Araignée !!!

    On la croit trop petite et pas arrivée à maturité. Voilà généralement ce que l’on pense de la moussette. Et c’est vrai, car la moussette est bien la forme juvénile de l’araignée. Comme quoi des fois, les idées reçues sont bel et bien justifiées…

    Mais cela n’enlève rien à son bon goût. La moussette est connue pour avoir une chair tendre et sucrée qui ravivera vos palets. Quelques conseils en fin d’article pour la cuisiner et la déguster ?

    Sur nos côtes normandes, parler de moussette est monnaie courante. On pourrait aussi dire que ce nom est un nom « bien d’ché nous » en bon patois qui se respecte. Et oui, il n’y a pas que les Ch’tis qui ont leur jargon, nous aussi !!!!

     

    La moussette (6)

    La p’tiote est connue pour se développer près des côtes, entre 0 et 20 mètres de profondeur et ce entre avril et juin.

    Du coup, notre moussette régionale fut longtemps considérée comme une espèce à part entière, alors qu’en fait ce n’est ni plus ni moins qu’une araignée juvénile, donc les « p’tiots » de nos araignées de mer !

    Donc si on laisse la moussette grandir et arriver à maturité, elle deviendra à coup sûr une araignée si elle atteint l’âge adulte…Mais pour ça, encore faudrait-il la laisser grandir !!!

    En même temps, il y a un intérêt à déguster la moussette plutôt que d’attendre qu’elle devienne une grande et belle araignée. Car la moussette est connue pour avoir une chair plus sucrée que celle de l’araignée, des pattes plus facilement cassables qui du coup vient toute seule, sans avoir besoin de s’énerver comme cela nous ait à tous arrivé en jouant avec un casse-patte pour récupérer le fameux sésame…

     

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    La moussette – l’araignée : choisir ?

    Entre mâles et femelles, quelques différences, qui font la différence…

    • Côté mâles, la moussette a de petites pinces et un abdomen étroit, quand l’araignée a quant à lui des pinces très développées et aussi un abdomen étroit.
    • Côté femelles, la moussette a de petites pinces et un abdomen large et plat, quand l’araignée a quant à elle également de petites pinces et un abdomen large et bombé

    Le dicton du jour :

    Moussette ou araignée, le plus important c’est quoiqu’il arrive de les déguster…

     

    Conseils de cuisson :

    • Brosser la carapace de la moussette
    • La mettre dans un grand volume d’eau froide, très salée et bien poivrée
    • Attendre l’ébullition et laisser 10 minutes
    • Égoutter et laisser refroidir

    Petite astuce pour garder votre moussette cuite, si vous ne la mangez pas le jour-même !

    • Une fois cuite, égouttez votre moussette. Trempez un torchon dans votre eau de cuisson.
    • Étalez votre torchon, posez votre moussette dessus et enveloppez la dedans.
    • Mettre le tout dans un sac plastique que vous fermez bien.
    • Laissez refroidir et mettre au frigo tel que.
    • Vous pouvez garder votre moussette 2 à 3 jours sans qu’elle ne bouge !

    La moussette (7)

    La Poissonnade 10 rue Grande Rue 50100 Cherbourg

    Crédit photos et textes : www.Internet-Normandie.eu

    Pascal Pignot  www.ch1.fr

     

    A voir : La musette pleine de belles moussettes

     

     

    4 commentaires ont été rédigés, ajoutez le votre.

    1. Yves RV
      Publié dans 13/04/2018 le 16:30

      D’accord sur tout sauf sur la cuisson:
      c’est scandaleux de continuer à cuire et de recommander de le faire en mettant ces malheureuses bêtes dans l’eau froide puis de porter à ébullition! Vous vous rendez compte de ce que vous faites? de ce que vous infligez à des êtres vivants? C’est insupportable! On a le droit le prendre la vie, mais cela doit se faire le plus correctement possible.
      D’autant que cela n’apporte absolument rien en termes gustatifs. Il suffit de faire le test à l’aveugle avec de tels partisans.
      Au contraire, préparez votre eau chaude bien salée, ou, idéalement, de l’eau de mer, portez la à ébullition, et plongez y vos moussettes qui vont mourir instantanément? Puis laissez les 10 mn à frémir et sortez les pour les laisser refroidir. Et préparer la mayonnaise pendant ce temps.
      Celles qui ne sont pas consommées le jour même, je les mets dans un saladier, bien enfermé dans un sac plastique, ou recouvertes d’un torchon humide; elles ne bougent pas pendant 2 – 3 jours.
      SVP , changez votre mode de cuisson! Merci pour elles.

      • Jim
        Publié dans 27/04/2018 le 18:29

        Tranquille les moussettes sont des invertebrés ils ne possedent pas un systeme nerveux leur permettant de ressentir la douleur.

        En matière de cruauté animale il a pire que les crustacés au court bouillon.
        Sinon que dire des moules a la cocotte ou des huitres dévorées vivantes?

        • Nico
          Publié dans 22/06/2018 le 09:09

          Bonjour,

          Bel article en effet!

          Cependant si vous me permettez Jim, il est dommage de lire en commentaire que l’animal puisqu’il est invertébré, est dénué de système nerveux permettant de ressentir la douleur! Qu’en savez vous? Vous avez peut être raison et peut être non? Il y a quelques années on apprenait en fac de médecine que les bébés n’éprouvaient aucune douleur, idem pour les chiens, les chats,etc. Argument bien pratique d’estimer que telle ou telle espèce n’éprouve aucune douleur… L’idée n’est pas de se passer de manger des huitres, des araignées, des moules mais d’essayer de les tuer le plus rapidement quand on en a la possibilité. Que dire également des poissons pêchés sur des chalutiers qui s’asphyxient pendant un temps interminable… oui c’est vrai, ils ne ressentent pas la douleur! Heureusement dans le doute, certains chalutiers leurs versent de la glace dessus pour les tuer dans un temps très court

    2. Pat
      Publié dans 28/11/2015 le 17:19

      Dans mon secteur: Concarneau / Doëlan, on les appelle des stoup(s)
      A vos mayonnaises…

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