• Le droit de varech et dates de coupe.(La Saga du varech 2)

    Le droit de varech et dates de coupe.(La Saga du varech 2)

     

     

     

    Le Droit de Varech.(La Saga du varech 1)

    Le droit de varech et dates de coupe.(La Saga du varech 2)

    Les herbes de mer du Cotentin.( La Saga du varech 3)

    Les fourneaux à varech en Cotentin.(La Saga du varech 4)

    Production de soude.(La Saga du varech 5)

    Le varech en cartes postales.(La Saga du varech 6)

    Le varech en cartes postales.(La Saga du varech 7)

    Le varech en cartes postales.(La Saga du varech 8)

    Le varech en cartes postales.(La Saga du varech 9 et fin)

     

     

     

     

    Il y a bien ce que l’on a appelé durant tout le moyen-âge et jusqu’à la Révolution le droit de bris et varech, mais il n’est pas une pièce des archives qui en indique l’exercice durant ces longs siècles de la part des possesseurs des îles (anglo-normandes).

    Le propriétaire féodal de toute terre limitée par le rivage maritime avait le droit de s’en emparer (l’état l’exerce actuellement  pour les épaves) de ce qui (par cas fortuit et naturellement),casu fortuito et conductu, c’est-à-dire, sans manœuvre tendant à produire ce fait, était amené par la marée et jeté à la côte). Le droit de varech ou vrec (de wrecco), ou encore gravage était ainsi défini : tout ce que l’eau aura jeté ou bouté à terre.

    Ces noms normands étaient remplacés en France par le nom de bris et naufrage.

    Sur la côte de l’île d’Aurigny, certains objets appartenaient au roi seul, du temps des ducs de Normandie, l’or, la soie en pièce, le drap écarlate non déchiré et les manteaux de même étoffe et de même couleur non tachés.     Dans ces parages redoutés des navigateurs et où les naufrages étaient et sont encore si fréquents, le grand Coutumier y ajoutait: «les destriers et les francs chiens, les francs oyseaux, l’yvoire et le rochel et les pierres précieuses, le vin, le griset, les peaux sebelines et les ostoirs (autours) et les faucons ».

    Il existait toutefois une restriction à cette coutume, legs des temps de barbarie et qui pourtant s’est maintenue jusqu’aux temps modernes. «Lorsque le légitime propriétaire des épaves les réclamait, le seigneur n’en avait plus qu’un tiers en nature ou en valeur; les deux autres se partageaient entre ce propriétaire –mercator- et celui qui avait fait le sauvetage –inventor-. De bonne heure, des protestations s’élevèrent contre ces usages iniques de dépouiller ainsi les marins naufragés abolis par le code norvégien dès 940, ils subsistèrent en Normandie jusqu’à Richard-Cœur-de-Lion. Celui-ci sauvegarda la propriété des victimes des sinistres de mer par une loi humanitaire rendue à Messine le 16 octobre 1190. Il faut ajouter que Philippe-Auguste et la Comtesse de Boulogne s’empressèrent d’en faire autant.

    Il ne resta donc plus, aux seigneurs propriétaires de côtes que le droit de varech ou d’épave, relatif aux objets sans maître venant s’échouer sur la côte. Les religieux n’auraient pu faire plus. Or, dans toutes les pièces relatives au Mont-Saint-Michel propriétaire d’une si grande étendue de rivages le long de la baie, il n’en est fait mention que dans un seul cas, à l’occasion d’une contestation qui s’éleva entre les officiers du roy et l’abbaye au sujet de la délivrance d’un navire et d’un poulain gayfs trouvé dans la seigneurie de Genets en 1334. Et, à cette même époque, le droit de varech ne produisait dans toutes les îles de Jersey, Guernesey, etc… que la somme de 10 livres par an, en  1332, aliquando plus, aliquandominus, aux termes d’une enquête sur les droits seigneuriaux.

    On ne voit donc pas que les îles de Chausey, beaucoup plus éloignées de la route marchande des navires, aient procuré aux moines «la principale branche de leurs revenus même au moyen «des fanaux allumés sur les points les plus dangereux. »

     

                                 .Dates de coupe des herbes de mer.

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    .Du rififi sur le rocher de Pouque-Morue

    Siouville/Flamanville

     

    On utilisait sur les côtes normandes et bretonnes pour l’amendement des champs le varech ou le goémon, qui à l’instar d’autres ressources végétales faisaient l’objet d’une coupe qui était réglementée et encadrée par les instances étatiques au fil des siècles.  Le varech coupé servait également à l’élaboration de la soude, qui servait à fabriquer du savon ou du verre, et également pour en extraire l’iode. Nous verrons dans les articles suivants les différentes herbes de mer et leurs destinations, et de larges articles sur les fours à varech.

     

    .Pages tirées du Journal du Palais

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                            Un peu dur à lire, mais très interessant !

     

    A bientôt pour la prochaine Saga du varech 3.

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