• Une partie de pêche bien préparée !

    Une partie de pêche bien préparée !

     

    Bien entendu, dès que des conditions climatiques plus favorables nous laisseront un peu de répit, nous organiserons une bonne sortie en mer.
    Une bonne sortie en mer où on ne se prend pas le choux! Une sortie où on va prendre du plaisir entre gens passionnés de la mer, entre pêcheurs toujours prêts à s’adapter aux différentes situations , que la mer, souvent imprévisible, voudra bien nous proposer ….Apprenons à la connaître, apprenons à la respecter et ensuite apprenons à pêcher.
    D’abord, avant de sortir, c’est vous qui choisirez votre capitaine et souvent si vous voulez bien « communiquer » avec vos collègues, vous pouvez lui proposer une équipe de matelots. De matelots, car avant d’être pêcheur il faut apprendre le BA à BA du marin pêcheur, afin de se rendre utile d’une part, mais surtout enregistrer et exécuter les consignes de sécurité que le capitaine ne manquera pas de vous souffler en mettant le pied à bord….

     

    Une partie de pêche  (1)

     

    Bien entendu, votre partie de pêche ne se fera qu’en fonction des conditions de sécurité réunies, validées par le propriétaire et capitaine du bateau. La veille d’embarquer, après le bulletin météo du soir, et faisant suite à votre appel, votre capitaine du lendemain, vous confirmera l’heure de votre rendez vous, l’heure à laquelle tous les rêves de votre nuit agitée se résumeront à ces interrogations : Est-ce que c’est le bon jour ? La météo ? L’orientation des vents ? La bonne lune ? Les coefs de la marée ? Mes esches ? Mon matériel ? Mes regrets de ne pas avoir pu emmener ce matériel dernier cri que j’avais pourtant réclamé à Noël et qui peut être va me faire cruellement défaut aujourd’hui
    Pour rester simple, emmenez d’abord votre bonne humeur, le désir de passer une belle journée entre amis ayant envie de partager un bon moment en toute simplicité. A bord, on partage tout, le savoir, les conseils, les dépannages de matériels etc. A propos de matériels, hormis naturellement le matériel lié à la sécurité des personnes (gilet de sécurité, vêtements adaptés aux différentes conditions météo en mer, crème solaire, etc….) ne pas oublier d’emmener un sac poubelle afin de recueillir les emballages de ligne, le fils de montage divers, les résidus de repas …
    Ensuite, je vous encourage à emmener avec vous un appareil photos, car ce contact avec cette nature différente de la terre, vous promettra des images sublimes… Je ne parle pas de « vous » brandissant ce poisson trophée, avec pour arrière pensée, de figurer dans une de ces aguichantes revues halieutiques. Non je vous parle de ce départ aux aurores, ce départ qui vous permettra d’admirer un sublime lever de soleil rougeoyant, ou saisir le meilleur moment d’un ballet donné par un banc de dauphins essayant de se faire pardonner d’avoir mis à mal votre partie de pêche.
    (Astuce : pour protéger votre APN appareil photos numérique ou votre téléphone portable du milieu salin, une boite totalement hermétique fera l’affaire) testé pour vous ; coût : 3.20€ à l’hyper du coin.

     

    Tout cela est bien gentil, mais revenons à nos ….. poissons!

    Les différents capitaines, suivant leurs migrations d’été, pour certains, peuvent vous emmener sur Chausey ou les anglo-normandes.
    Une fois embarqués, nous adaptons nos recherches et donc nos pêches en fonction des saisons liées à la présence des différentes espèces de poissons. Nous nous attachons à pratiquer une pêche de contact, c’est-à-dire une pêche à soutenir (dandine, etc…).
    Généralement en début de séance chaque pêcheur essaye de tester un montage différent. Soit un montage enseigné par un connaisseur, soit un montage résultant d’une réflexion personnelle, ou encore un montage du commerce et très vite l’ensemble se rallie au montage et à la technique la plus efficace afin que chacun à bord partage ce magnifique instant ou le poisson prend contact avec votre index.
    Cet index qui doucement emmagasine des sensations via votre fil ou tresse de moulinet. Si vous êtes débutant, n’ayez pas peur d’imaginer que votre doigt est muet car il faut lui laisser un peu de temps pour apprendre à communiquer avec le pêcheur impatient qui naît en vous …Calme ! Rassurez-vous, car dans notre Asso nous cultivons le partage du savoir afin de vous aider à progresser….
    Et à propos de savoir, il faut tout de suite vous expliquer que nous ne sommes pas des guides de pêche, notre but est d’essayer de vous faire atteindre le niveau qui vous donnera envie de vous spécialiser et le moment venu, de s’adresser à un des meilleurs guides de pêche testés par ‘les chevronnés de l’association’.

    Le Matériel Avant de partir

    Un sac de vêtements tous temps (pluie, soleil, froid etc.) des bottines antidérapantes.
    Quelques accessoires indispensables : couvre chef adapté à la saison, lunettes de soleil, crème de protection, lampe frontale ou de poche, une vieille serviette éponge faisant office de torchon et parfois de protection pour arrêter et écourter ce fameux fil de pêche qui se tire de votre moulinet lors d’une croche de fond marin.

    De la nourriture pour « plusieurs en cas » plutôt qu’un énorme casse croûte, des fruits, du pain et de « l’eau », et bien entendu tout ceci conservé dans un sac isotherme contenant 2 à 3 bouteilles d’eau surgelée qui seront bien utiles pour ensuite conserver et stocker les différents poissons péchés afin de préserver au mieux leurs qualités organoleptiques.
    Les besoins et spécificités de matériels de pêche méritants d’être embarqués à bord, font partie des cours dispensés par les anciens.
    Les poissons recherchés, toutes les espèces présentes sur nos côtes nous intéressent et nous passionnent, le bar qui souvent fait la manchette des revues spécialisées, n’est pas notre priorité. A l’assoce nous aimons la diversité et apprécions tout autant une tape de lançons, de grondins, de vieilles, de maquereaux, de lieus, etc… qu’une grosse touche de bar…
    Chaque poisson réagit différemment, chacun nous procure une sensation différente et mérite autant de respect qu’un autre.

    Une partie de pêche  (2)

    Sur le chemin du retour :

    Il est impératif de conserver sa godaille au frais, dans une glacière réfrigérée. On ne badine pas avec la chaîne du froid d’une part, et d’autre part c’est d’ailleurs la règle qui est adoptée sur les armements de pêches industrielles, bien que les méthodes soient différentes. Plus on aura pris soin de bien traiter son poisson et meilleures seront ses qualités gustatives et nutritionnelles…Avouez qu’il serait dommage d’avoir la chance de pêcher un poisson soi même et ensuite de le consommer tel un poisson que l’on trouve parfois en fin de marché sur un étal de poissonnier peu regardant !

    Pendant que le capitaine fait route, on commence à vider et nettoyer soigneusement chaque poisson, pour cela il est nécessaire d’avoir avec soi un couteau digne de ce nom, un couteau que l’on a bien en main ; il faut aussi se protéger la main soit avec un chiffon épais ou un gant approprié afin ne pas se blesser, (beaucoup de poisson ont des épines cachées proches de la tête, les ouies, ou dans la nageoire dorsale). Rappelez-vous, c’est le poisson qu’il faut ouvrir et non le bonhomme qui l’a pêché !! Ensuite on rince soigneusement son poisson dans plusieurs eaux de mer afin de le débarrasser de son sang et on le remet bien vite au frais.

    Quand à la tripaille, aux têtes de poissons, on peut soit les conserver pour boëtter un casier, soit les incorporer dans une strouille pour une pêche de fond, sinon vous en débarrasser par-dessus bord, il y aura bien un goéland ou quelques oiseaux marins pour s’en régaler, et si un jour vous attrapez une roussette jetez leur la tête, vous serez très surpris de leur réaction !!!

    Il faut aussi savoir que dans certains ports il est interdit de vider son poisson car les oiseaux qui le mangent, défèquent sur les bateaux et, rien n’est plus désagréable que de commencer par nettoyer son embarcation au petit jour avant de partir vivre sa passion.
    Chacun va commencer à ranger tout ce joli capharnaüm qu’est devenue sa boite à pêche.

    Conseil : il est préférable de ranger en vrac dans une boite tout le matériel ayant été en contact avec l’eau de mer, ainsi le matériel n’ayant pas servi ne sera pas exposé à la corrosion. En arrivant à la maison, il est impératif de dessaler l’ensemble du matériel en mettant à tremper dans un seau tous vos montages, leurres, pinces, ciseaux etc… Et ensuite de les pendre pour les sécher. La remise en état se fera le lendemain, à cette occasion les lignes pourront être démontées, réparées ou refaites et rangées pour une future sortie. La canne et le moulinet auront été soigneusement rincés la veille, après séchage , graisser et remonter la bobine et ensuite vaporiser à l’aide d’un aérosol de lubrifiant riche en téflon (produit utilisé pour l’entretien des cycles), ensuite passer un coup de chiffon doux et remiser pour une future partie de pêche. La canne sans oublier les anneaux doivent aussi être rincés nettoyés et lubrifiés.

    Une partie de pêche  (3)

    La partie de pêche prend fin

    Arrivés au Port, il faut nettoyer et ranger les différents ustensiles dont on s’est servi. Faire les niveaux en huile et carburant. Nettoyer à grande eau l’embarcation afin d’ôter les traces d’appâts, de sang … N’utilisez que de l’huile de coude pour le nettoyage et aucun autre solvant qui aurait pour seconde action la pollution de la mer.

    Il ne reste plus qu’à partager les frais de cette sortie entre amis. Souvent cela se termine autour du verre de l’amitié (attention à la route !) en se racontant notre journée (comme si l’on y avait pas participé !) et les fabuleuses sensations éprouvées ou en se demandant les raisons pour lesquelles le résultat n’est pas à la hauteur de nos espérances.

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