• Blobfish en voie d’extinction

    Le blobfish en voie  d’extinction
    Le blobfish, un poisson des grands fonds célèbre pour son apparence est déjà menacé, en effet il est entré dans la liste des espèces animales en danger d’extinction.

     

    Blobfish (1)

     

    On trouve le blobfish à des profondeurs où la pression est près de cent fois supérieure à celle de la surface. Pour y résister, la chair du blobfish est principalement constituée d’une masse gélatineuse dont la densité est plus faible que celle de l’eau, ce qui lui permet de flotter un peu au-dessus du plancher océanique sans avoir à dépenser sa précieuse énergie en nageant. Cette chair de faible densité est une alternative à la vessie natatoire présente chez la plupart des poissons de surface, la trop grande variation de flottabilité selon la pression des abysses associée à sa faible constitution mettrait le poisson en danger. Le blobfish a donc peu de muscles, pourtant, ça ne l’incommode pas dans la mesure où il se nourrit exclusivement de neige marine provenant des couches supérieures de la tranche d’eau. Il mesure tout au plus 30 cm de long.

    Avec son apparence de visage humain déformé, le blobfish est une créature juste sortie de nos pires cauchemars. Selon les experts cités par le Los Angeles Times, le blobfish ou selon son nom savant le Psychrolutes marcidus est au choix le poisson le plus laid, le plus répugnant ou le plus terrifiant de la planète. Son corps hideusement déformé est presque sans arêtes, uniquement gélatineux et couvert de mucus. Le plus dérangeant avec ce poisson, c’est qu’il a comme un visage humain.

     

    Blobfish (2)

     

    En général, on évoque les yeux des poissons ou leur bouche, pas leur visage. Ils n’en ont pas. Le blobfish en a un avec des lèvres, des yeux et un nez… énorme.
    Selon la légende, le bougre cartilagineux serait doté d’une certaine forme d’intelligence primitive et aurait servi autrefois de lampe à huile sacrificielle lors des rites offerts à Dagon par les habitants mi-hommes mi-batraciens d’Innsmouth.
    Plus sérieusement, il a été découvert en 1978. Les biologistes marins se veulent rassurants pour les baigneurs. Il y a peu de risques de rencontrer cette monstruosité visqueuse au bord de l’eau. Il vit très profondément au large des côtes de la Tasmanie et de l’Australie et quelques-uns ont été observés non loin des côtes californiennes.

     

    Blobfish (3)

     

    Comme le souligne le site itsnature.org le blobfish n’est pas une invention. Il existe bien, mais peut-être plus pour longtemps. Car ce hideux petit poisson, un adulte peut mesurer jusqu’à 35 centimètres, que l’homme peut rarement l’observer vu son habitat naturel inaccessible, est menacé. Comme de nombreux poissons des profondeurs, il est souvent pêché par le chalutage de fond. Et comme il n’est pas comestible et que sa masse gélatineuse se dessèche en quelques minutes, les pêcheurs s’en débarrassent immédiatement. Problème supplémentaire, son rythme de reproduction est très lent. Le rythme de reproduction lent du blobfish, son corps très fragile en font une espèce vulnérable. De plus, comme de nombreux poissons des profondeurs, il est souvent capturé accidentellement par la pêche au chalut de fond recherchant, à même profondeur, des homards et certaines espèces de crabes, qui sont eux particulièrement appréciés pour leurs chairs. Les hauts-fonds au large des côtes australiennes et de Nouvelle-Zélande, habitat privilégié du blobfish, sont les zones les plus actives au monde en matière de chalutage de fond. Bien qu’il y ait des zones protégées autour de monts sous-marins dans l’océan austral, elles sont destinées à protéger les récifs coralliens d’eau froide et non pas le blobfish.

     

    Blobfish (4)

     

    Certains nids ont été découverts, ils comportent de 9.000 à 108.000 œufs roses, mais peu arrivent à échapper aux prédateurs.

     

     

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.