• La Moule

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    La moule est un bivalve mollusque
    Carte d’identité des moules
    Embranchement : Mollusques
    Classe : bivalves
    Famille : Mytilidés
    Nom : Mytilus edulis et Mytilus galloprovincialis
    Description
    La moule est tellement connue qu’il peut sembler inutile de la décrire.
    Il existe de très nombreuses espèces de moules dont deux simplement sont fréquentes sur nos côtes.
    On rencontre Mytilus edulis sur la côte atlantique et Mytilus galloprovincialis en Méditerranée, dans le bassin d’Arcachon et en Bretagne Nord.
    Mytilus galloprovincialis se reconnaît à sa coquille plus large, elle atteint également une plus grande taille (jusqu’à 12 centimètres) alors que Mytilus edulis ne dépasse pas 8 centimètres. Les deux espèces présentent une coloration similaire, noirâtre avec des reflets bleutés.

    Taille maximale
    12 centimètres pour Mytilus galloprovincialis
    8 centimètres pour Mytilus edulis.
    Les moules et leurs cousins
    La moule est un mollusque bivalve.
    Les bivalves tiennent leur nom de leur caractéristique la plus évidente, une coquille formée de deux valves articulées par un ligament élastique.
    La coquille des bivalves est secrétée par le manteau, des tissus formant deux lobes qui entourent le reste des parties molles.
    Ce sont des animaux à la forme variable, depuis l’élégante coquille Saint-Jacques jusqu’au couteau en passant par des espèces garnie d’épines.
    Ils vivent la plus souvent enfouis dans le substrat ou accrochés à des supports divers, comme les rochers.
    Les bivalves n’ont pas de tête différenciée mais ils ont, en revanche, un long pied qu’ils peuvent sortir par l’entrebâillement de la coquille et utiliser pour se mouvoir.
    Ce sont des animaux filtreurs qui se nourrissent d’organismes microscopiques en suspension dans l’eau, essentiellement du phytoplancton. L’eau entre par un orifice inhalant et sort par un orifice exhalant, ces orifices pouvant être prolongés par de longs siphons chez les bivalves fouisseurs. C’est d’ailleurs grâce à ces siphons que l’on peut facilement repérer une coque, un couteau ou une palourde.
    Lorsque l’animal est enfoui, les siphons montent jusqu’à la surface du substrat, créant ainsi deux orifices bien visibles dans le sol. Il suffit de plonger le doigt dans le sable ou la vase pour déterrer le coquillage ainsi repéré. Chez la moule, qui vit fixée sur un support, de tels siphons n’existent pas. Une fois inhalée, l’eau est filtrée par les branchies qui assument deux rôles : la respiration et la rétention des particules alimentaires. Ces dernières sont amenées à une bouche munie de quatre lobes ciliés qui assurent le tri final. Ces deux valves peuvent se fermer fortement grâce à 1 ou 2 muscles adducteurs.

    Au sein des bivalves, les deux espèces de moules de nos côtes appartiennent à la famille des Mytilidés. On rencontre des Mytilidés partout dans le monde, avec une prédominance dans les zones intertidales des régions tempérées.
    Prédateurs
    Comme tous les bivalves de nos côtes, la moule peut être attaquée par des gastéropodes comme le pourpre ou le bigorneau perceur. Ces animaux possèdent une trompe qui secrète des enzymes pouvant percer un trou dans la coquille des bivalves. La trompe peut alors s’introduire dans le pauvre coquillage et le manger en provoquant une digestion externe. Lorsque vous trouvez sur le sable un coquillage vide avec un petit trou, cela signifie qu’il a été attaqué par l’un de ces gastéropodes.
    Des poissons sont également spécialisés dans la consommation des bivalves, Il s’agit notamment des sparidés, avec une mention spéciale pour la daurade royale qui peut écraser sans mal la coquille des moules grâce à ses impressionnants paves dentaires.
    Ethologie des moules
    Alimentation
    Ce sont des animaux filtreurs très actifs durant la phase d’immersion. Ils doivent en effet profiter de la présence de l’eau pendant le cycle de la marée pour retenir les microorganismes du phytoplancton dont ils se nourrissent. Une moule peut filtrer 10 litres d’eau par heure, moins qu’une huître mais cependant beaucoup pour un animal de cette taille. Les branchies assurent la respiration mais permettent également de retenir le phytoplancton, les éléments non consommables étant rejetés sous forme de pseudo-fécès.
    Les moules sont refermées et totalement inactives pendant le temps de la marée où l’eau ne les recouvrent pas. Les moules sauvages vivent fixées sur un rocher en colonies plus ou moins nombreuses
    Activité
    Au contraire des bivalves fouisseurs, la moule n’a pas de longs siphons sortant de la coquille. Ces appendices seraient inutiles pour cet animal qui vit fixé sur des supports, ancré par ses filaments du byssus. On appelle byssus l’ensemble du système d’ancrage, formés par tous les filaments, ces derniers étant produits par la glande byssogène.
    Les moules peuvent néanmoins se déplacer à l’aide de leur pied et reformer des filaments pour s’ancrer un peu plus loin.
    A l’état sauvage, les moules vivent en colonies, parfois extrêmement denses.

    Reproduction
    Contrairement aux huîtres, les moules ne sont pas hermaphrodites. Il existe des individus mâles et des individus femelles. On dit que c’est une espèce gonochorique.
    La reproduction se déroule de mars à juin, le manteau de la femelle devenant rouge-orangé et celui du mâle jaune-clair.
    Description :

    La moule de pêche provient de Saint-Vaast-La-Hougue mais aussi en particulier de Barfleur.
    Fixée à un support solide par des filaments particuliers de protéine, véritable colle naturelle, le byssus, la moule filtre des quantités invraisemblables d’eau de mer afin d’en retirer sa nourriture, c’est à dire toutes les particules nutritives en suspension dans la mer.
    La moule est capable de quelques faibles mouvements en se « hissant » avec de nouveaux filaments de byssus tout en coupant ceux qui gênent sa progression. La moule vit de la limite supérieure des hautes mers jusqu’à une dizaine de mètres de profondeur.
    Dès l’âge de 6-8 mois en conditions favorables, les moules sont soit mâles, soit femelles, et la période de reproduction s’étend en général de Mars à Mai.

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